Mercredi, 24 avril 2024
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    Encadrex célèbre ses 40 bougies : L’art dans tous ses cadres

    Plusieurs d’entre vous connaissez déjà le travail d’Encadrex, son service attentionné et personnalisé, la minutie du travail, ses encadrement fabriqués pour durer longtemps, etc. Mais bien peu savent que cette petite entreprise – avec 18 personnes – marque en 2023 ses 40 années d’existence ! D’une modeste boutique d’encadrement dans le Village, Encadrex est devenue une référence dans le milieu des arts.

    Fondé en 1983, sur la rue Sainte-Catherine Est, dans le Village, par Louis Thibodeau, cette compagnie n’a cessé de croître et se diversifier. «À l’époque, Louis Thibodeau voyait le potentiel avec Radio-Canada, TVA, Télé-Québec, Hydro-Québec, etc., qui étaient installés dans le secteur. Il faisait des montages audacieux, c’était aussi la mode du laminage, il y en avait beaucoup à l’époque. C’est comme ça qu’Encadrex s’est fait connaître et s’est bâti une clientèle à ses débuts. […]», explique l’actuel copropriétaire de l’entreprise, Rémi Bédard.

    Puis, Germain Hovington rachète l’entreprise en 1991. «C’est Germain qui a développé le marché des galeries d’art, il s’est tourné vers ces galeries pour faire connaître Encadrex, et cela a marché !, de s’exclamer Rémi Bédard. On vendait beaucoup d’encadrements aux galeries d’art. Ensuite, tranquillement, il s’est rapproché du milieu des musées. Et on a pris un virage pour desservir les institutions muséales, c’était un autre développement. On était dans une coche plus élevée encore et on recherchait des matériaux aussi de ce calibre-là.»

    En 1997, Encadrex déménage sur le Plateau Mont-Royal pour une raison bien simple : «On avait besoin de plus d’espace, l’atelier était devenu trop petit pour toutes les commandes», indique Rémi Bédard. Et cela ne va pas s’arrêter là, bien au contraire. En plus des musées et des galeries d’art, Encadrex voit sa clientèle d’artistes se multiplier. «On faisait affaire avec beaucoup d’artistes en art contemporain mais aussi avec des artistes établis de l’après-guerre, les Jean-Paul Riopelle, Marcel Barbeau, etc. Il y en avait plusieurs qui venaient chez nous pour leurs œuvres», souligne-t-il.

    Encadrex ne se contente pas de fabriquer des cadres ou de faire de la restauration, avec le temps, les entrepreneurs se sont impliqués socialement. «Cela fait 22 ans que l’on soutient l’encan bénéfice de l’Écomusée du fier monde, continue Rémi Bédard. Je suis un des fondateurs de cet encan et je poursuis notre appui financier depuis toutes ces années-là. On a contribué aux Archives gaies du Québec (AGQ), à la Maison Plein Cœur ou encore aux Impatients (une fondation qui vient en aide aux personnes ayant des problèmes de santé mentale par le biais de l’expression artistique). Nous sommes socialement impliqués et on redonne beaucoup à des fondations.» Évidemment, c’est tout à leur honneur d’être aussi présent dans le milieu social. 

    Il paraît aussi, mais il ne faut pas le dire très haut, que la plupart des grands collectionneurs de Montréal se rendent chez Encadrex pour leurs acquisitions. «Il y a bien sûr des collectionneurs, mais ce qui fait la force de l’entreprise s’est le bouche à oreille. Les gens sont surtout référés par d’autres clients», dit-il.

    Mais il ne faut pas croire que l’on n’encadre que des grands maîtres – comme on disait jadis – parfois, «les gens arrivent avec un dessin d’enfant, c’est touchant, c’est sentimental, notre travail à ce moment-là, comme pour toutes les autres œuvres, est de faire de la mise en valeur de ce qui est représenté et pour du long terme», ajoute ce copropriétaire de l’entreprise.

    Avec le temps, Encadrex est devenu un lieu de rencontre pour les artistes. Il y a, d’un côté, des artistes amateurs et, d’un autre, on retrouve quelqu’un comme Armand Vaillancourt et il s’établi un dialogue entre eux. «Armand voit une telle artiste qui amène son œuvre et il l’encourage à continuer, à s’améliorer… Nous sommes très contents d’avoir crée un lieu de rencontre pour les artistes. Certains ne se sont pas vus depuis une dizaine d’années et se parlent comme si c’était hier. Nous sommes très fiers pour ça», de dire Rémi Bédard.

    Un accomplissement d’artisanat
    Sur le site internet d’Encadrex, dans la courte vidéo d’à peine trois min., on y voit l’atelier avec ses employés dévoués, qui œuvrent avec patience, parfois avec lenteur, à fabriquer ces cadres, à y appliquer différents produits, on est très méticuleux, par exemple, à appliquer les feuilles d’or si fragiles et si minces, qu’on ne veut pas les déchirer, il y a de la passion dans ce que ces gens font, ce n’est pas une chaîne de montage, ce n’est pas une industrie… «On ne veut pas déchirer les feuilles d’or, mais j’ai voyagé et j’y ai vu aussi d’autres techniques où on les déchire, donc ça dépend… On participe à des événements [spécialisés], des foires internationales de l’encadrement, on cherche des produits et c’est pour cela que nous avons ici des produits exclusifs venant, par exemple, d’Espagne ou d’Italie […]», explique Rémi Bédard.Que vous souhaitiez avoir des moulures à l’or fin, des finitions à la cire, des teintures originales, des patines diverses et plus encore, tout est fabriqué à la main par des artisans experts en la matière. «On utilise beaucoup d’essences naturelles telles que de l’érable, du frêne, du chêne, […] parce qu’on considère que le cadre est une œuvre en soi […]», poursuit Rémi Bédard.

    À entendre Rémi, on pourrait penser qu’il a ça dans la peau depuis très longtemps, qu’il a fait des études en arts. Mais non, c’est un passionné comme tous les autres qui oeuvrent chez Encadrex. «J’ai étudié en administration des affaires et en marketing et Daniel Collard [son associé] à étudié en théâtre en en gestion, mais nous avons construit notre art, nous sommes passionnés, nous sommes parvenus à créer quelque chose ici chez Encadrex qui est de l’art !» Daniel Collard est associé depuis 2002 et il a participé au développement de l’entreprise. Encadrex est une référence dans le milieu du théâtre et de la production télévisuelle et cinématographique. Plusieurs maisons de productions requièrent leurs services pour les décors.  

    S’ils sont socialement impliqués, l’entreprise aussi est tournée vers le bien-être de ses employés. «Nous offrons une assurance collective, une assurance salaire ou une assurance vie, c’est ce que fait Encadrex. On se rendait compte que plusieurs employés n’avaient rien de tout ça, ils tombaient malades, ils n’avaient pas d’assurance et cela devenait difficile. Certains travaillent ici jusqu’à 70 ans. Donc, on a pensé que c’était important que les employés puissent bénéficier de telles conditions […]», explique-t-il.

    «J’ai parlé récemment à Louis Thibodeau, et il m’a dit qu’il était très fier du développement et de l’expansion atteints par Encadrex, donc on va continuer…», de conclure Rémi Bédard. 

    Toute l’équipe de Décorhomme et de Fugues tient à offrir ses félicitations à Encadrex pour son 40e anniversaire !   

    INFOS : Encadrex, 1830, rue Marie-Anne Est, Montréal. Tél. : 514-524-9991 ou https://www.encadrex.com

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