Mercredi, 21 février 2024
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    Pas de cadeau à Noël

    « Est-ce que tes cadeaux de Noël sont achetés ? » C’est une question qu’on vous a sans doute maintes fois posée. Maintenant que je suis à la retraite, je ne l’entends heureusement plus. Je répondais souvent « Oui », cela réglait la question et permettait de passer à autre chose. Rares sont les personnes à qui j’expliquais en détail que j’avais pris une position assez simple sur le sujet.

    Ça fera quarante ans cette année que j’ai décidé que les cadeaux entre adultes étaient un prétexte à gaspillage énorme d’énergie, de matière et de temps. À l’automne mil-neuf-cent-quatre-vingt-trois, j’ai fait savoir à mes proches que je ne voulais recevoir aucun cadeau et que je n’en ferais aucun, sauf bien sûr aux enfants.

    Mon conseil aux adultes était de garder leurs sous pour se faire à eux-mêmes un cadeau qui leur plairait vraiment et qu’iels ne songeraient pas à retourner au magasin dès le lendemain de Noël.

    On me regardait en souriant d’un air condescendant et on m’achetait quand même un cadeau. On était ensuite fort insulté que, fidèle à moi-même, j’avais fait ce que j’avais dit.

    Certes, dans les milieux de travail, quand il y avait un tirage pour savoir qui donnerait un cadeau à qui, je m’y pliais de bonne grâce. Par ailleurs, je ne me suis jamais privé de faire des cadeaux en des moments imprévus quand le goût m’en prenait, mais voilà ça n’a jamais été systématique ni obligatoire. Toutefois, j’ai respecté l’usage de donner des cadeaux aux marié·e·s dont j’avais accepté l’invitation.

    Pendant longtemps, lorsque j’étais célibataire, je me faisais mon cadeau de Noël, sans négliger les enfants naturellement. Depuis que j’ai un amoureux, nous nous faisons l’un à l’autre des cadeaux un peu n’importe quand sans raison spéciale et donc sans aucune obligation liée à des dates. Nous avons d’ailleurs une préférence pour les cadeaux qui ne peuvent pas se perdre, se briser ou être volés : un bref séjour dans une auberge, une bonne bouteille consommée le jour même, un plat spécial concocté avec des victuailles fraîches, un spectacle vu ensemble, etc.

    Comme il se doit, nous prenons prétexte de toutes les fêtes du calendrier chrétien, celui dans lequel nous sommes tombés quand nous étions petits, pour faire bonne chère. La veille de Noël n’y fait pas exception, mais nous sommes libérés de l’aspect obligatoire de la chose. Et si on oublie une fête du calendrier, on ne s’en porte pas plus mal.

    Les petites attentions offertes parfois entre ami·e·s quand on se rencontre sont les cadeaux les plus précieux : un linge à vaisselle avec un message sympa, un petit ustensile qui sert à égoutter les boîtes de conserve, une carte artistique, des bonbons et que dire de ces adorables amis qui nous ont fait parvenir des chips au poulet, dont nous raffolons !

    J’ai l’air de vous juger comme ça, mais sachez que je respecte votre choix de faire des cadeaux à tout le monde. J’ai juste pris une décision qui me paraissait cohérente avec ma façon de vivre : la simplicité guillerette.

    Passez une très belle période des Fêtes et célébrez joyeusement le Solstice !

    Au dieu Soleil, trinquons gaiement !

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