Samedi, 13 juillet 2024
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    Le FIFEM pour un avenir harmonieux dans la diversité

    Le FIFEM est un festival de fims qui ne se limite pas à l’aspect divertissement, mais qui a l’ambition de proposer des films d’auteur accessibles à tous, qui racontent des histoires encourageantes pour les nouvelles générations et qui peuvent démarrer une conversation. Cette année, le Festival International de films pour enfants de Montréal (mieux connu comme le FIFEM), présentera 3 longs-métrages et un programme de courts métrages qui abordent des réalités LGBTQ.

    Festival de cinéma intergénérationnel, le FIFEM est une version familiale des grands événements internationaux! Plus de 70 films, courts et longs y seront présentés. D’une certaine manière «la mission du festival est de former les cinéphiles de demain, en leur offrant un éventail du meilleur cinéma jeunesse mondial», explique Jo-Anne Blouin directrice générale et artistique du festival. À travers ses choix de programmation, le festival prend clairement position pour un avenir harmonieux dans la diversité.

    «Nous proposons des films d’art et d’essai familiaux qui combinent une forme divertissante, une valeur de production élevée et une qualité artistique avec une forte valeur éducative», explique Jo-Anne Blouin.

    «L’année dernière, en compagnie de mon fils, j’ai été captivé par l’esprit d’accueil et de communauté que le FIFEM a su instaurer au Cinéma Beaubien», explique Mathieu Chantelois du Fonds des médias du Canada. «Cette expérience m’a donné envie de contacter le festival et nos amis d’image+nation pour créer une section d’oeuvres mettant en lumière les réalités queers et les familles homoparentales. Le but était de créer un lieu d’échange et de rencontre pour les jeunes et leurs familles ou tuteurs. Le FIFEM et image+nation sont des partenaires clés que nous appuyons dans leur mission de promouvoir un avenir harmonieux dans la diversité. »
     
    Le FIFEM  a accepté la proposition et présente cette année une cuvée de films qui « responsabilisent et communiquent un message important d’ouverture à la différence ». La diversité sexuelle et de genre est ainsi à l’honneur avec le volet Les couleurs multiples du FIFEM qui proposera des films[JP1]  qui ne véhiculent pas de stéréotypes, qui ne portent pas de préjudices ou qui n’encouragent pas l’exclusion, la discrimination, ni le déni de la dignité humaine. La programmation du FIFEM, dans le cadre de ce volet, « offre un terrain de discussion et de réflexion dans lequel tout le monde peut développer sa propre couleur ».

    Jippie ça suffit! (Pays-Bas)
    Présenté en compétition officielle, Jippie ça suffit ! raconte le passage à l’âge adulte d’un adolescent de 16 ans. Chaque membre d’une famille s’éloigne de l’ancienne structure qu’ils ont ensemble dans ce film de la réalisatrice hollandaise Margien Rogaar (qui sera au festival pour présenter son film). Au centre de l’histoire, il y a Jaap Peter, qu’on surnomme «Jippie» (joué par Wesley van Klink), un garçon plein d’entrain qui se prépare avec impatience pour le mariage de sa sœur aînée dans la maison de campagne de leur grand-père bien-aimé. Alors que toute la famille se réunit pour créer la fête parfaite, Jaap tombe amoureux pour la première fois. Mais lorsque la fille de ses rêves tombe amoureuse de sa sœur cadette Joe, Jaap est découragé et se désintéresse du mariage, jusqu’à ce qu’il se rende compte que sa présence et le lien indestructible de sa famille sont essentiels au succès de la fête. Dans ce film réussi, toute la famille est comme un seul personnage — l’histoire de chacun ajoute une nouvelle perspective, une couche supplémentaire d’humanité — ce qui, d’une certaine manière, en fait un film «pour tous les âges».

    Juste Nina (Allemagne)
    Tour à tour extrêmement émouvant et drôle, ce deuxième long métrage de Karin Heberlein aborde un sujet encore peu convoqué au cinéma : la transition de genre chez les jeunes. Aujourd’hui, c’est le grand jour pour Nina. Le jour où elle ne se cache plus et dit à tout le monde qu’elle ne s’identifie plus à Niklas. Mais la petite fille de 8 ans ne sait pas encore que cette décision va ébranler sa famille, le voisinage et les jardins bien taillés de leur banlieue parfaite. Les interprètes, d’une justesse folle, permettent un accès doux et bienveillant autour des réalités de l’identité et de la transition de genre.

    Mini-Zlatan et l’oncle Darling (Suède)
    Ella, qu’on surnomme Lill-Zlatan, est une passionnée de football. Lorsque ses parents partent en vacances, elle aime rester chez Tommy, son oncle préféré. Mais tout change rapidement lorsque Steve, le nouvel ami de son oncle, emménage. Est-il possible pour Ella de partager son oncle avec ce nouvel homme ?

    Ce film de Christian Lo aborde le sujet de la jalousie avec humour et originalité. Ce portrait de Lill-Zlatan et de ses proches est fort et il captive du début à la fin. Vous passerez à travers les mêmes émotions : vous allez souffrir (un peu) avec elle et vous réjouir ! Vous rirez aux éclats quand elle tente de compétitionner avec Steve pour l’attention de son oncle Steve et vous auriez aimé l’avoir inventé vous-même !

    Des courts…
    Outre ses trois films de fictions, un programme de 7 courts-métrages abordant des réalités LGBTQ+ d’une durée de 50 minutes, sera également proposé aux jeunes (et moins jeunes) cinéphiles. Dans J’aime les filles de la bédéiste et cinéaste d’animation québécoise Diane Obomsawin, Charlotte, Mathilde, Marie et Diane racontent avec franchise et candeur leurs premières histoires d’amour et la découverte du désir pour une personne de son propre sexe. Dans le court métrage brésilien La fille derrière le miroir. Mandy retourne pour la première fois depuis des années dans la maison de sa tante. Elle a passé de merveilleux étés dans cette maison et ne parvient pas à se rappeler pourquoi un jour, brutalement, elle a cessé d’y venir. Peu à peu, des flashbacks la mettent sur la voie de souvenirs que tous veulent lui faire oublier. Dans Yulia (France) une femme se retrouve téléportée de sa cuisine à une pièce vide dans laquelle se trouvent plusieurs manettes. En les actionnant, elle fait apparaître de drôles d’objets qui vont l’aider à trouver l’âme sœur.

    Dans le film français Garçon et l’Éléphant, l’arrivée dans une classe d’un nouveau à tête d’éléphant déclenche moqueries et sarcasmes, mais un des élèves semble captivé et troublé par cet étrange enfant. Un vaillant guerrier insulaire, blessé lors d’une bataille contre des envahisseurs étrangers, tombe dans un monde sous-marin mystérieux dans le film d’animation américain Aikane. Lorsque la pieuvre qui l’a sauvé se transforme en un beau jeune homme, ils deviennent des aikāne, des amis intimes liés par l’amour et la confiance, et une aventure épique commence. Un garçon excentrique a du mal à s’intégrer à l’école en raison de son obsession pour les corbeaux, dans le film canadien Corvine.

    Le FIFEM vise à complémenter le parcours scolaire, grâce à des activités éducatives qui fournissent aux jeunes les moyens d’acquérir une compréhension visuelle des cultures, des traditions et des expériences qui peuvent leur être étrangères. «L’idée est d’ouvrir les horizons, sans brusquer les enfants». Grâce à sa riche programmation de films passionnants le FIFEM utilise le cinéma comme outil pour stimuler la curiosité des jeunes, promouvoir la pensée critique et le dialogue éclairé.

    INFOS | Festival International du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM), du 2 au 10 mars 2024 pendant la semaine de relâche. Au Cinéma Beaubien (2396 Rue Beaubien E, Montréal)
    Horaire et billetterie disponibles sur fifem.com

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