Lundi, 22 avril 2024
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    «Toustes», un balado d’information inclusif de l’actualité LGBTQ+ 

    Il y a du nouveau en plein cœur du Village! Non, ce n’est pas un commerce. Et non, ce n’est pas un party non plus. C’est l’enregistrement d’un balado appelé « Toustes ». Vous voulez vous informer, rire, en savoir plus sur ce qui se fait sur les diverses scènes? Rendez-vous alors tous les mercredis, dès 19h, au bar Le Normandie sur la rue Atateken pour assister à l’enregistrement du balado animé par Kim Roy-Grenier. Amusement et convivialité garantis!


    «Toustes est né d’une volonté d’offrir une information crédible sur les enjeux 2ELGBTQIA+ à un moment où la désinformation se répand dans un univers médiatique plus éclaté que jamais», peut-on lire sur le site web du groupe.  L’automne dernier, 14 émissions ont été enregistrées. La saison hiver/printemps a commencé le 7 février dernier, avec une visite exceptionnelle à Québec, après le congé des Fêtes. Mais Toustes n’est pas qu’une émission, c’est aussi « L’info pour toustes» , un organisme à but non lucratif créé à l’été 2023.  

    Chaque semaine, Kim Roy-Grenier, entouré de sa joyeuse bande de chroniqueur·euse·s, nous renseignent sur une multitude de sujets d’actualité, mais aussi de musique, de littérature, de télévision et cinéma, des arts de la scène et de l’humour. Garance Chartier, Kama La Mackerel, Parfaite Moussouanga, Mélodie Noël Rousseau (connue aussi sous son nom de scène « Rock Bière »), Saad Fennich, Charlie Morin, Joëlle Prud’homme et Tranna Wintour font partie du balado. L’équipe est épaulée par Shant Abralian et Lou Perrenot à la technique, tandis que Marie Penelle et Catherine Langevin-Pepin interprètent les conversations en langue des signes québécoise pour les personnes sourdes et malentendantes. 

    « Nous voulons construire des ponts avec les diverses communautés, c’est un des défis qu’on s’est donné ici chez Toustes», souligne Kim Roy-Grenier, qui a œuvré au sein de la radio de Radio-Canada durant 10 ans en tant que journaliste, et qui est à la tête du balado.  On aurait pu enregistrer ce balado n’importe où à Montréal, alors pourquoi le faire dans le Village? «C’est une réflexion qu’on a eu en groupe. Le Village est une place incontournable pour la communauté LGBTQ+, poursuit Kim Roy-Grenier. On sait que le quartier a besoin d’être redynamisé. On espère que ce projet aura plusieurs retombées, qu’il puisse ramener des gens dans le Village, dans les commerces, que l’on participe à faire du réseautage. Que ce soit, également, un incitatif supplémentaire à sortir de chez soi, à retrouver l’habitude d’aller dans le Village après la pandémie. On essaie de contribuer à créer un ‘’safer space’’ pour les gens de nos communautés. Peut-être qu’on va attirer des gens à venir faire un 5 à 7, ou à aller dans un resto, avant de venir assister au balado. Ensuite les gens peuvent rester pour le karaoké. On aimerait que cela devienne un réflexe de sortir le mercredi soir en créant une nouvelle dynamique conviviale. »  

    À plusieurs reprises durant la conversation avec Kim Roy-Grenier, les événements de l’automne 2023, avec son lot de manifestations contre l’enseignement de la diversité sexuelle et de genre à l’école et celle contre L’heure du conte de Barbada, entre autres, reviennent et lui font dire qu’un tel balado fait justement œuvre utile. « Surtout après ce qui s’est passé l’automne dernier, on a besoin plus que jamais d’avoir de l’information sur ce qui se passe, de parler de l’actualité qui touche nos communautés, explique-t-il. Si on attend que les grands médias fassent une large couverture des communautés LGBTQ+, on pourrait attendre longtemps. J’ai travaillé durant 10 ans à Radio-Canada, je n’ai rien contre les grands médias, mais ils parlent souvent de nous quand ça va mal. De notre côté, on veut aussi parler des bonnes nouvelles pour nos communautés, des activités, etc. On aimerait aussi pouvoir contribuer à outiller les membres de nos communautés, qui sont souvent méfiants envers les médias. Les inviter à avoir le réflexe d’envoyer des communiqués pour annoncer des projets ou encore leur donner une première expérience d’entrevue en direct au micro.» 

    Ces temps-ci, on entend pas mal plus parler des mauvaises nouvelles, mais il n’y a pas que ça. On peut aussi faire de l’humour avec l’actualité. Les quotidiens nous font souvent rigoler ou grincer des dents (c’est selon) avec des caricatures. Toustes aimerait nous faire rire aussi pour détendre l’atmosphère. D’où cette collaboration avec de jeunes humoristes LGBTQ+. «Chaque semaine, un·e humoriste présentera un billet d’humour pour nous faire rire, pour évacuer un peu ce trop-plein de cette actualité, la caricaturer, continue-t-il. On veut aussi participer à encourager les humoristes LGBTQ+, parce que oui, il y en a et de plus en plus et ces artistes ont beaucoup de talents. On veut contribuer à renforcer l’humour LGBTQ+!» 

    Un autre objectif de L’info pour toustes, c’est de créer des emplois avec une rémunération compétitive dans l’industrie, « parce que ce n’est pas parce qu’on fait partie de communautés marginalisées qu’on doit avoir un salaire marginal », défend Kim Roy-Grenier. Des demandes de subventions seront faites en ce sens afin de développer le projet, en organisant des performances artistiques live par exemple. Toustes veut aussi s’inscrire au Conseil de presse du Québec, le tribunal d’honneur de la profession journalistique. « Notre démarche est axée sur la déontologie journalistique, pour en faire un média fiable, et crédible auprès des communautés et du public. Il y a beaucoup de balados d’opinions, et c’est bien, mais c’est aussi essentiel de présenter les faits, de renseigner. Et cela nous aide ensuite à former notre opinion. Les deux se complètent », croit-il.  
       
    Pour nos ami·e·s 2ELGBTQIA+ des autres régions du Québec, l’équipe de Toustes aimerait se balader cet été et aller vous visiter pendant les diverses activités de la Fierté, « on regarde comment on pourrait organiser une programmation spéciale estivale pour donner la parole aux gens de ces communautés-là et parler de leurs réalités », de conclure Kim Roy-Grenier. C’est donc un rendez-vous, tous les mercredis soir, dès 19h, au bar Le Normandie (1295, rue Atateken, au sud de Sainte-Catherine). Et c’est gratuit et disponible aussi sur diverses plateformes : YouTube, Spotify, Apple Podcasts, etc. Toutes les infossur : https://www.toustes.com 

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