Vendredi, 21 juin 2024
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    40 ans de visibilité LGBTQ+ au grand écran (1988)

    Dans le cadre du 40e de Fugues, le rédacteur en chef du magazine propose sur le site web quelques films LGBTQ+ qui ont marqué à leur façon le 7e art. Voici quelques films de 1988…

    À CORPS PERDU
    de Léa Pool (1988)

    Pendant une décennie, le photographe de guerre Pierre a réussi à maintenir une relation à trois avec Sarah et David. Dévasté que ces derniers l’aient quitté, il se lance dans une relation avec un homme plus jeune que lui. Mais de retour d’un reportage photographique au Nicaragua, il trouve son appartement déserté. Sarah et David qui partageaient sa vie, sont partis décidés de vivre une vie de couple à deux. Ce ménage à trois désormais anéanti, Kurnewal erre dans Montréal au gré de ses souvenirs pour en photographier les moindres recoins. Il rencontre Quentin, un jeune laveur de vitres sourd avec qui il tombe amoureux. Montréal est filmé comme une ville à la fois étrange et familière dont certains recoins sinistres, grâce à l’oeil expert de Pierre Mignot, deviennent beaux… Réalisé en 1988, après Strass Café, La Femme de l’hôtel et Anne Trister, À Corps perdu est le quatrième long métrage de Léa Pool. Quatre films intimistes explorant le thème de l’identité qui placèrent d’emblée la cinéaste parmi les grandes femmes du cinéma québécois et francophone. Inexistante sur les plateformes, jamais éditée en Blu-ray ni même en DVD, cette adaptation du roman Kurwenal, d’Yves Navarre, qui met en vedette Matthias Habich, Johanne-Marie Tremblay et Jean-François Pichette, est un objet rare…


    TORCH SONG TRILOGY
    de Paul Bogart (1988)

    En anglais, le terme «Torch Song» désigne les chansons sentimentales et très romantiques, où l’interprète se remémore un amour perdu ou impossible. Et c’est de ces amours qu’il est question dans cette touchante pièce semi-autobiographique que Harvey Fierstein a présenté à Broadway et à Londres de 1892 à 1986 et qui fut adapté à l’écran par Paul Bogart. Comme son titre l’indique bien, TORCH SONG TRILOGY est composé de trois parties, chacune consacrée aux trois hommes qui compteront dans la vie d’Arnold. Le premier est Ed (Brian Kerwin), un grand blond qu’il rencontre dans ce bar. Une histoire qui démarre sur les chapeaux de roue, les deux amants aux caractères bien opposés, roucoulent dans la chambre, mais Arnold met du temps à présenter Ed à ses amis du cabaret, comme s’il pensait que cette histoire n’était pas pour lui.  Le deuxième homme est Alan (Matthew Broderick), un étudiant qui vient en 1973 au cabaret avec deux amis qui se comportent mal. Il s’évanouit, Arnold le fait dormir chez lui et Alan file le lendemain matin. Mais c’est pour mieux revenir deux jours plus tard, le sourire aux lèvres pour conquérir Arnold qui se demande bien ce qu’il pourrait faire avec un jeune comme lui. La partie avec Alan est à la fois la plus romantique et la plus tragique. Le troisième homme est David (Eddie Castrodad) un adolescent qu’Arnold adopte en 1980. Entre temps, Ed s’est séparé de sa femme et vient loger chez son ancien amant en attendant. C’est sans doute la partie la plus théâtrale, celle où Arnold peut enfin dire tout ce qu’il pense d’elle à sa mère (interprétée par Anne Bancroft), qui ne l’a jamais compris. Harvey Fiersten met un tel enthousiasme et une telle sincérité dans son récit très personnel que tout passe.


    Macho Dancer. 1988. Directed by Lino Brocka | MoMA

    MACHO DANCER
    de Lino Brocka (1988)

    Après le départ de son amant américain, Paul, adolescent séduisant, quitte sa province natale pour rejoindre Manille afin de pourvoir aux besoins de sa famille. Noel, call-boy populaire, le prend bientôt sous son aile et lui fait pénétrer l’univers du strip-tease masculin, entre prostitution, drogue et corruption policière. En prenant de front la sexualité et son économie aux Philippines, Macho Dancer est une critique virulente de l’hypocrisie d’un système qui survécut tant au régime martial de Marcos qu’à la transition démocratique incarnée par Cory Aquino


    Monika Treut - Die Jungfrauenmaschine AKA Virgin Machine (1988) | Cinema of  the World

    VIRGIN MACHINE
    de Monika Treut (1988)

    A la recherche de sa mère et de la vérité sur l’amour, Dorothée quitte l’Allemagne pour San Francisco. Sa quête la mène tout droit au coeur de la scène lesbienne de cette ville. Commence alors une odyssée émaillée de rencontres qui lui feront comprendre la nature de son désir et vite perdre ses illusions sur l’amour romantique.

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