Samedi, 25 mai 2024
• • •
    Publicité

    «Gender Queer» en tête de la liste des livres de bibliothèque les plus critiqués

    L’autobiographie de Maia Kobabe, «Gender Queer» («Genre queer»), arrive en tête de liste des «livres contestés» de l’American Library Association (ALA) pour une troisième année consécutive.

    L’histoire de Kobabe sur le passage à l’âge adulte a été publiée en 2019 et a reçu le prix Alex de l’association des bibliothèques pour la meilleure littérature pour jeunes adultes. Mais le livre est depuis au cœur des débats sur le contenu des bibliothèques, des organisations conservatrices telles que Moms for Liberty affirmant que les parents devraient avoir plus de pouvoir pour déterminer quels livres sont disponibles.

    Des politiciens ont condamné «Gender Queer» et les systèmes scolaires de Floride, du Texas et d’ailleurs l’ont interdit. En décembre dernier, la police de Great Barrington, dans le Massachusetts, a répondu à une plainte d’un tuteur concernant le livre en se présentant et en le recherchant dans une classe de 8e année.

    L’ALA a publié sa liste lundi, ainsi que son rapport annuel sur l’état des bibliothèques américaines.

     «Quelques groupes de défense ont fait de « Gender Queer » un paratonnerre, a soutenu Deborah Caldwell-Stone, directrice du Bureau pour la liberté intellectuelle de l’association. Les gens essaient de mettre fin à la conversation sur l’identité de genre.»

    De nombreux livres figurant dans le top 10 de l’ALA avaient des thèmes LGBTQ, dont les quatre ouvrages qui suivent «Gender Queer»: «All Boys Aren’t Blue» de George M. Johnson, «This Book is Gay» de Juno Dawson, «The Perks of Being a Wallflower» («Pas raccord») de Stephen Chbosky et «Flamer» de Mike Curato.

    Les autres livres de la liste ont tous été cités pour leur caractère sexuellement explicite, dont «The Bluest Eye» («L’Œil le plus bleu») de Toni Morrison et «Tricks», d’Ellen Hopkins.

    «Ces livres sont hors de portée pour certaines personnes simplement parce qu’ils abordent le sexe», a expliqué Mme Caldwell-Stone.

    En mars, l’ALA a signalé que les interdictions et tentatives d’interdiction en 2023 avaient de nouveau atteint des niveaux records depuis que l’association a commencé à suivre les plaintes au début des années 2000. Plus de 4240 ouvrages dans les bibliothèques scolaires et publiques ont été ciblés, contre le record de 2571 livres enregistré en 2022.

    La plupart des livres contestés – 47 % – ont des thèmes LGBTQ et raciaux.

    L’ALA définit une contestation comme une «plainte écrite formelle déposée auprès d’une bibliothèque ou d’une école demandant que des documents soient retirés en raison de leur contenu ou de leur pertinence».

    L’association fonde ses conclusions sur les comptes rendus des médias et les rapports des bibliothécaires, mais elle croit que de nombreuses contestations ne sont pas prises en compte et que certains livres sont retirés par les bibliothécaires en prévision de manifestations.

    Abonnez-vous à notre INFOLETTRE!

    Du même auteur

    SUR LE MÊME SUJET

    LAISSER UN COMMENTAIRE

    S'il vous plaît entrez votre commentaire!
    S'il vous plaît entrez votre nom ici

    Publicité

    Actualités

    Les plus consultés cette semaine

    Publicité