VILLAGE GAI

Plus de peur que de mal

Yves Lafontaine
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Plus de peur que de mal pour les gais qui déploraient la fermeture de deux commerces d’importance en moins d’une semaine dans le Village gai: si le Drugstore est malheureusement fermé, le magasin de vêtements et d’accessoires érotiques Priape a finalement rouvert ses portes.

Avec le rachat de la faillite du Groupe Priape par deux hommes — Denis Leblanc et Stephen Pevner (lire l’entrevue en pages 24 et 25) —, la fermeture effective du Priape de Montréal aura été temporaire. Il y a eu changement de propriétaires et le commerce a réouvert une douzaine de jours plus tard. Tant le syndic responsable du dossier de Priape que les nouveaux propriétaires ont confirmé que seul le magasin de Montréal reprendra ses activités. Les autres succursales canadiennes restreront fermées. Au cours de la semaine qui a suivi l’annonce de la fermeture de Priape et du Drugstore, la communauté gaie et lesbienne déplorait, sur les réseaux sociaux, la fermeture de deux commerces populaires de la rue Sainte-Catherine Est et certains allaient même jusqu’à annoncer (sans fondement) le déclin du Village. «Ce qui est certain, c’est que les gens qui fréquentent le Village ont un fort sentiment d’appartenance, on voit qu’ils y tiennent. Par contre, les rumeurs peuvent aller vite. L’automne est une période de transition chaque année, mais le Village est loin de vivre un déclin», assure Bernard Plante, directeur de la SDC-Village. Rappelons que le 14 octobre dernier, le Drugstore, situé là où on retrouvait auparavant la Taverne du Village (de l’est), fermait ses portes après un échec des négociations quant au prix du loyer entre le propriétaire du bar et celui de l’immeuble. L’établissement fonctionnait encore avec un permis d’alcool très ancien datant de la fin du 19e siècle.