Murale de Bryan Keith Lanier

Marier street art et classicisme

André-Constantin Passiour
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Peut-être, en vous promenant sur Amherst, avez-vous remarqué quelque chose de nouveau : une grande murale sur la façade sud de l’édifice des Éditions Nitram (Fugues, DécorHomme, Guide Arc-en-ciel). Inspirée de la Grèce antique, il s’agit d’une œuvre de l’artiste peintre Bryan Keith Lanier. Il y a quelques semaines, le créateur peignait cette fresque représentant une statue gréco-romaine se désagrégeant, se décomposant en touchant une fleur dont les pétales s’éparpillent aux quatre vents… Il s’agit d’une pièce qu’il a intitulée Restauration ! « Il s’agit d’une métaphore et c’est à double sens. C’est une sorte de restauration de l’art classique transformée en street art, mais c’est aussi la restauration de soi, d’être en vie, de se renouveler soi-même. La fleur, quant à elle, symbolise l’amour », explique Bryan Keith Lanier.

Avec des teintes de blanc, de gris, de rose sur un fond jaune-ocre, cette murale d’une hauteur de deux étages a été complétée le 29 septembre dernier. Certains qualifient le travail de Lanier de classicisme surréaliste puisant dans l’art visuel pop réinterprétant ainsi le classique gréco-romain… « Bernini, Leonardo Da Vinci et, bien sûr, Michel-Ange m’inspirent beaucoup. J’avais dessiné cette œuvre dans le but d’en faire une murale et je cherchais un endroit pour le faire et j’ai trouvé ce mur. C’est comme si qu’elle était destinée à être peinte!», raconte l’artiste qui est originaire de la Floride.

Lanier aime bien s’abreuver aux thèmes classiques. « J’adore l’histoire de l’art, l’art gréco-romain que je trouve très romanesque et poétique. J’aime l’archéologie aussi. D’ailleurs, la murale est basée non pas sur une statue d’un David, mais sur au moins une dizaine de statues brisées différentes et moins célèbres, mais la position du corps est nouvelle et de ma création», commente-t-il. «L’art est toute ma vie, poursuit M. Lanier. Je dessine depuis que je suis
enfant. J’ai travaillé beaucoup en publicité et en visuel, mais c’est seulement depuis 2006 que je me consacre à l’art et j’aime le street art, les murales, parce que c’est une manière d’interagir avec le pu-blic. »

Celui qui a exposé à la défunte Galerie Rye, il y a quelques années, sera la vedette d’une exposition à la Galerie Dentaire, du 8 janvier au 11 février 2014, située sur Amherst, non loin des bureaux de Fugues et de la murale, justement…

Infos : http://bryankeithlanier.blogspot.ca/p/bryan-keith-lanier-is-american.html
ou Facebook.com/BryanKeithLanier