Le Party Black & Blue, le dimanche 13 octobre

Un party très sexy pour le 23e B&B

André-Constantin Passiour
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C’est avec le thème spécial «La Roue réinventée» qu’aura lieu la 23e édition du Festival Black & Blue, du 9 au 15 octobre. Et, pour annoncer l’événement principal du dimanche 13 octobre, une affiche aguichante et très homoérotique d’inspiration de l’art classique de la Renaissance, avec ses mâles presque nus, sait attirer un regard de convoitise. Mais il n’y a pas que l’affiche qui nous indique un revirement de l’organisation – la Fondation BBCM – , il y a aussi le choix du lieu, L’Arsenal, et les collaborations avec d’autres groupes gais pour faire de ce party un moment inoubliable. En entrevue, Robert J. Vézina, le président fondateur de la Fondation BBCM, nous explique cette orientation du Black & Blue 2013.
Il semblerait que, pour cette 23e édition, le Black & Blue fait tout un virage, qu’est-ce qui fait qu’on a voulu renouveler la formule maintenant ? Qu’on s’est installé à L’Arsenal ?


Honnêtement, c’est un concours de circonstances qui nous a menés vers L’Arsenal. Premièrement, j’ai assisté à plusieurs événements à L’Arsenal. Alors, on s’est dit que ce serait intéressant de faire un Black & Blue dans cet édifice. Après le Stade olympique, nous avons été pendant plusieurs années au Palais des congrès et, je crois, que les gens étaient tannés d’y aller. Il y a aussi le fait que la Semaine Bal en Blanc louait, également, le Palais des congrès pour son événement. On était à la recherche d’un autre endroit. Puis, nous avons entendu qu’ils effectuaient des travaux de rénovations et d’agrandissement à L’Arsenal. La capacité devenait adéquate et pouvait loger environ 4 000 personnes dans les deux salles. Ce sera, pour le Black & Blue, un retour aux sources, un endroit underground, dans un quartier en pleine mutation comme Griffintown donc, je crois que les gais vont apprécier ce style d’espace industriel urbain et branché. Nous avons donc discuté et négocié avec l’administration de L’Arsenal, cela n’a pas été facile de les convaincre de la tenue d’un rave, mais nous y sommes arrivés.

Est-ce une manière de renouveler la clientèle aussi, d’attirer plus de jeunes par un tel endroit dans Griffintown qui devient de plus en plus un secteur «in» ?


Absolument ! Je crois qu’il y a bien des gens, jeunes et moins jeunes, qui ne connaissent pas encore ce secteur de la ville en bordure du Canal-de-Lachine. La prévente de billets va très bien, je crois qu’il y a un engouement, les gens veulent voir cet espace. En fait, la vedette de l’année c’est L’Arsenal lui-même qui suscite la curiosité du public. Probablement que ceux qui s’étaient lassés du Palais des congrès vont vouloir retourner au Black & Blue pour voir l’édifice, les décors, les prestations, etc.

Justement, sur quoi a-t-on misé de manière particulière pour l’édition 2013 ?


Ce qu’il faut retenir c’est que, en plus de L’Arsenal, c’est un Black & Blue qui sera plus créatif. Premièrement, nous nous sommes associés à deux groupes très intéressants : Priape à Montréal et The Saint At Large de New York. Deux organisations gaies reconnues. The Saint At Large de New York participera aux décors, à l’habillage des salles, au look de l’endroit et, avec Priape, aux costumes des danseurs. Il y aura d’ailleurs un spectacle avec des danseurs sous la direction de Priape. On exploitera ainsi plusieurs thèmes au cours de la soirée. Nous avons aussi obtenu une commandite majeure du Diplomate – Audiovisuel, nous aurons pas moins de sept gros projecteurs, donc il y aura des effets visuels captivants et très réussis pour cette nuit-là. Nous voulons que les gens comprennent que, pour cette édition à L’Arsenal, on se réinvente, qu’on convie le public à une expérience exceptionnelle avec un budget à la hauteur de grands événements.

Il faut dire aussi que, comparé au Stade ou au Palais des congrès, on va pouvoir gérer, ici, nos propres bars. Donc, les profits réalisés aux bars vont être investis dans la production de l’événement. C’est ce qui dégage du budget pour les spectacles, entre autres, de Madame Simone et d’autres drags du Cabaret Mado, de membres du Cirque Éloize, d’acrobates du groupe Dominic Lacasse, etc. Il y aura six spectacles cette année alors que l’an passé il n’y en avait pas. On pourra vraiment dire «Wow» !

Musicalement parlant, est-on arrivé à renouveler aussi l’offre de DJ et insuffler du sang neuf à l’événement ?


Lorsqu’on regarde l’alignement des DJ cette année, on va constater que beaucoup d’entre eux ne sont jamais venus au Black & Blue. Il y a aussi le fait que, depuis quelques années, nous avons constaté qu’une certaine clientèle gaie préférait le genre trance au house, d’où l’ajout d’une salle à cet effet. Cela nous permet aussi d’aller à la recherche de DJ oeuvrant sur la scène trance.

Des DJ comme Richard Durant (Amsterdam), Dennis Ferrer (New York) ou encore Pagano (Londres), entre autres, n’ont jamais mis les pieds à un Black & Blue. Et L’Arsenal nous permet aussi de faire un «Warm-Up» officiel (avant le party) et ça c’est une nouveauté. On en a profité pour prendre des talents d’ici comme Benoît Vinet, Debbie Tebbs et Stéphan Grondin. Donc oui, je crois bien que ce Black & Blue 2013 sera différent à bien des égards…

Infos : www.bbcm.org