Deux premiers romans :

La dérive du passé et Le parfum des ombres

Benoit Migneault
Commentaires
Donald Bilodeau et Jean-Claude Dallaire en sont à leurs premières armes dans l’écriture romanesque et nous présentent ici le fruit de leur labeur. Dans La dérive du passé, Donald Bilodeau nous fait pénétrer dans l’univers structuré et bien organisé de Pierre-Yves et Luc qui vont bientôt célébrer 30 ans de vie commune. Mais voilà que Pierre-Yves apprend une nouvelle qui vient bouleverser son existence : il est le père d’un jeune garçon. La nouvelle a de quoi surprendre, surtout considérant qu’il n’a jamais couché avec une femme! Comment expliquer cette nouvelle « conception virginale »? Pierre-Yves est-il prêt à accueillir cet étranger? Comment présenter la chose à Luc et, surtout, quelle sera la réaction de ce dernier?

De son côté, Le parfum des ombres, de Jean-Claude Dallaire, nous présente Geoffroy Pichon, un homme dont l’existence bascule dans l’abîme lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer. Les pronostics sont tout sauf positifs et l’amènent à se poser une question fondamentale avant de décider s’il doit se battre ou non : son existence mérite-t-elle d’être prolongée? S’ensuit alors une réminiscence des moments clés de sa vie : son mariage, ses enfants, son divorce et la réalisation de son attirance pour les éphèbes, sa rencontre avec Jude, les trahisons et les amours et sa rencontre avec un jeune homme qui aura un impact dévastateur chez lui.

Dans les deux cas, on retrouve des thèmes intéressants et le développement est bien mené. On peut toutefois regretter que certains dialogues manquent de naturel et semblent donc un peu forcés. Mais, sans nul doute, ce sont des premières œuvres intéressantes chez des auteurs à surveiller.


La dérive du passé / Donald Bilodeau. Montréal : Éditions Dédicaces, 2013. 286 p.
Le parfum des ombres / Jean-Claude Dallaire. Québec : Éditions Youkali, 2013. 279 p.