En réaction à un billet paru dans La Presse du 17 août

A-t-on (encore) besoin d’un Village gai, d’un défilé de la fierté, d’un Chinatown ou de la « Petite Italie »?

Denis Brossard
Commentaires
De bien belles questions à se poser de façon récurrente et si possible, pour les deux premières, lorsqu’un événement important pour la communauté LGBT se produit. Un débat oiseux et totalement dénué d’intérêt auquel je ne participe jamais, car il ne résiste pas à l’épreuve de la réalité et s’autosatisfait dans une complaisance intellectuelle navrante. Une certaine « élite homosexuelle branchée » trouvera toujours de bon ton de nous expliquer qu’on est rendu ailleurs et que le Village c’est « Out ». Rien de nouveau sous le soleil… La seule raison pour laquelle je tiens à répondre à cette chronique est pour rectifier le tir sur certaines affirmations gratuites qui permettent à votre chroniqueur de justifier ce vomissement de fiel sur le Village et sa Société de développement commercial (SDC), dont je suis Président du C.A. depuis sa fondation en 2006.

À la création de la SDC, le premier Conseil d’administration a ciblé deux enjeux majeurs qui devaient être développés ou améliorés; la vie de jour et l’espace réservé à la culture. La piétonnisation de la rue Sainte-Catherine (portion Village) et la création d’Aires Libres en 2008 ont été le début de notre réponse à ces deux objectifs. J’inviterais votre chroniqueur à ouvrir ses œillères et à découvrir d’autres créateurs. Nous aimons tous Robert Lepage, le duo Lemieux-Pilon..., mais il existe aussi d’autres artistes en art visuel, graphisme, architecture du paysage, etc. Dans les cinq dernières années, la SDC a travaillé avec plusieurs artistes dont : Claude Cormier, Louis Gagnon (Paprika), Mouna Andraos & Melissa Mongiat (DTLJ), Dominique Pétrin, Roadsworth, Zilon. En plus de se mériter plusieurs reconnaissances, dont : Step Inside Design (USA) à 2 reprises, Grafika à 4 reprises, Facteur D de Mission Design (architecture de paysage), Honneur national de l’Association des architectes paysagistes du Canada (Boules Roses), Lions de Cannes (short list 2012 pour l’Aire Banque Nationale), GDC Graphex 2010 National Design Awards, ... En plus d’être mentionné dans plusieurs médias d’architecture/design et généraliste, dont : Coupe (Toronto), Communication Arts Design (USA), New York Times, Trama (Équateur), Yapi (Turquie), Hinge (Hong-Kong), Têtu (France), Globe and Mail, Artv, Stylons (Allemagne)...

Tout ce travail de la SDC est effectué avec plus de 85 % d’argent provenant du privé et 15 % de l’Arrondissement Ville-Marie, notre partenaire de la première heure. Le tout dirigé par les 2 salariés de la SDC, aidés d’une équipe de bénévoles. Aires Libres est le résultat concret, malgré nos faibles moyens, de la volonté exprimée lors de « Rendez-vous MTL, Métropole culturelle 2007 et 2012 » : « Créer des liens entre le milieu des affaires et les artistes. »

Votre chroniqueur considère que nous n’arrivons pas à effacer les problèmes d’itinérances et de pauvreté du quartier. Pour son information, le Village s’est installé dans un lieu appelé le quartier Centre-sud où le niveau de pauvreté et de misère à toujours été un des plus élevés au Canada. Il serait plus facile en effet de produire Aires Libres dans le Mile End ou sur le Plateau là où on n’a pas à supporter la misère des autres… Ce serait prêché aux convertis et ce n’est pas notre vision. Les quartiers vivants avec des problématiques de pauvreté ont aussi droit à la beauté et aux arts. Que nous propose votre chroniqueur? Rien. Abandonner le quartier? Partir et aller siroter un cocktail dans une des « Buvettes » à la mode, là où il fait bon être gai pourvu qu’on ne le démontre pas trop…

Il nous parle du seul lieu de spectacle du quartier, le Théâtre National. Il oublie l’Olympia et le Cabaret Mado, où par contre René-Richard Cyr n’a pas (encore) fait de mise en scène, donc sûrement pas un lieu de culture digne de ce nom. L’offre de restauration inadéquate depuis le départ du NüVü (qui a commis l’erreur d’annoncer des plats à 1 $), la présence de chaînes de restauration rapide, les jeunes gais qui sortent hors Village, comme si c’était nouveau. Il y a toujours eu une offre gaie hors Village (le Business, le Lézard, le Royal, le Garage, le California,...) tous des clubs gais hors Village maintenant disparus. Les DJ nous quittent tout simplement parce qu’ils sont assujettis à toutes sortes de modes. Jusqu’à tout récemment Plastik Patrick était au Cabaret Mado, Zilon a orné d’un diptyque géant pendant 3 ans la devanture de l’ancien cinéma Ouimetoscope dans le Village et Frigid recommencera une soirée dans le Village sous peu. Ainsi va la vie dans le merveilleux monde de la nuit…

Un événement, où il n’y a qu’une installation de 200 000 boules roses qui a fait le tour de la planète, une installation à l’Aire Banque Nationale déjà encensée par le « Step Inside Design 100 » (parution en novembre), une expo photo derrière le métro Beaudry gracieuseté de l’arrondissement Ville-Marie, mais en oubliant le travail de Dominique Pétrin sur l’édicule du métro Beaudry et sur les 2 façades de la Banque Nationale de Place Dupuis, l’expo photo (23 photos format géant) de St-Hubert à Papineau sous l’égide de la commissaire en art public Marie-Ève Beaupré. Finalement, tout y passe pour nous dire qu’il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour atteindre nos objectifs et sortir le Village de «l’enfer de la drogue, de la délinquance et du sexe sans lendemain». Par moment, on a l’impression de lire un «Born Again Christian» qui a vu la lumière et qui maintenant qu’il est repentant sermonne tout un chacun pour une vie dépravée. La vie de nuit dans le Village existe et est là pour rester, car elle fait partie de sa couleur. Notre objectif n’est pas de la camoufler pour faire plaisir à ceux qui trouvent que c’est trop, mais plutôt d’offrir autre chose grâce aux différentes installations que nous mettons en place.

Pour notre part, nous sommes satisfaits du chemin parcouru, mais demeurons réalistes face à celui qu’il nous reste à parcourir. Plein d’éléments nous indiquent que nous travaillons dans la bonne direction, dont le taux de locaux à louer qui est passé de 22 % à 6 %. L’arrivée de resto dans les dernières années comme Comptoir 21, le Mezcla, Be-Bap, Rebel..., le fait que tous les artistes que nous approchons connaissent Aires Libres et sont très enthousiastes à travailler à l’élaboration de notre projet. D’ailleurs, un premier artiste étranger participera à l’édition 2014. Le travail de collaboration entrepris par la SDC avec le milieu communautaire, la Police de quartier et les Intervenants de rue qui travaillent ensemble à trouver de solutions humaines à des problématiques complexes.

La SDC du Village, via Aires libres, a réussi à regrouper tout un quartier autour d’un événement qui est en pleine croissance et qui ne mérite pas d’être traité de cette façon par un chroniqueur qui fait preuve d’un manque flagrant de rigueur journalistique.

Nous avons choisi l’action face à un quartier en difficulté et le temps a déjà commencé à nous donner raison.

Comme le dit si bien le proverbe: «Les chiens aboient, la caravane passe.»

Denis Brossard
Président du C.A.
SDC du Village

 
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Anciens commentaires

  • M. Brossard, Je n'ai qu'un mot à dire,Félicitations! Publié le 19/08/2013
  • Bravo! Publié le 19/08/2013
  • Excellente réplique monsieur le president de la SDC! Vous avez fait la preuve de toutes les énergies et de la contribution exceptionnelle des commerçants pour nous donner un vrai quartier ! J'AIME MON VILLAGE Publié le 19/08/2013
  • Excellente réponse ! Les efforts accomplies par la SDC sont remarquables et significatifs. On pourrait, aussi, ajouter que le dit chroniqueur oublie ces débuts au Voir et dans le village... Il est tout simplement un Gay Bobo ! Publié le 19/08/2013
  • Bonjour, En tant que co-propriétaire du restaurant Les Temps Nouveaux, situé à l'entrée du Village, je confirme que des efforts sont faits pour renouveler le Village, et que l'idée de faire vivre aussi la fête et la créativité dans un quartier dont plusieurs de ses habitants souffrent est une idée osée, progressiste et intelligente. De plus, l'homophobie existe malheureusement toujours et donc, il est encore nécessaire d'avoir un espace LGBT original dans une ville importante comme Montréal, et d'en faire un lieu qui dépasse largement le stricte confinement à la vie sexuelle des gays, lesbiennes et transgenres. Merci pour votre article. Valérie Beaumont Publié le 19/08/2013
  • Superbe réplique , mon cher Denis .J'habite le cœur de Village et j'ai vu l'évolution d'un quartier qui affichait des commerces barricadé et ' décoré' de papier brun dans ses vitrines.J'y ai vécu des nuits d'Halloween absolument délirantes et des moments qu'y sont maintenant gravés dans la mémoire collective.J'ai vu et vécu le renouveau de cette partie de Montréal bien spéciale et vivante. Je crois tout simplement que l'on a pas à se sentir coupable de vivre et travailler dans un lieu où l'on se sent bien. Que les BOBOS se remettront la queu de chemise dans leurs pantalons et aillent siroter leur camomille ou vodka-martini dans Miles-End. Alain Ménard Publié le 19/08/2013
  • J'avais déjà `posté ¨ un message sur mon Facebook de l'article mais là vous m'enlevez les mots de la bouche. Bravo !!! Publié le 19/08/2013
  • Bravo Denis!! Belle réplique.... Publié le 19/08/2013
  • Qui de mieux que Denis Brossard pour fermer le clapet des insignifiants. Denis merci beaucoup d'avoir fait et de continuer à faire de notre village, de notre communauté un exemple mondial de tolérance, d'épanouissement et de création. Montreal IS Montreal because of our village... There is no other village like our own around the globe. Bravo! Publié le 20/08/2013
  • Bravo! Voici ce que j'avais posté hier sur mon Facebook: Oh boy... Mes amis du Village, prenez une grande respiration avant de lire ce texte, ma foi, intrigant... 'La terrasse d'un bar au centre du Village ressemble à un enclos pour entasser des bovins' Moi, si j'étais lui, j'approcherais plus du Village dans un rayon de mille pieds, parce que les bovins de L'aigle noir, risque de prendre toute la 'souffrance, itinérance et marginalité d'un segment vulnérable de la communauté gaie' pis d'y garrocher en pleine face :) Monsieur Boulanger, restez dans Villeray, Griffintown et autres Mile End, et nous on va continuer de prendre un mojitos sur la terrasse du Saloon, d'envoyer la main aux Door Diva des bars, de manger un bon sandwich au jambon de Régis,de donner deux piasses à la future mariée saoule qui s'amuse avec sa gang de chicks, de sourire quand on passe devant le sauna pis que ca sent le savon, de saluer le ptit monsieur à moustache qui vend l'Itinéraire, et oui on le sait que le Village est pas parfait. Mais on s'en fout. Vraiment. Publié le 20/08/2013
  • LE VILLAGE POUR MOI EST UNE NÉCISITÉ ET NOUS ON NEST PAS DES CHIEN C... Publié le 20/08/2013
  • Je crois que Luc Boulanger (et plusieurs autres qui endossent sa position) n’auraient pas pu choisir le plus mauvais moment pour se questionner sur la nécessité que de remettre en question de conserver ou pas le village gai, ou encore de se permettre de le critiquer aussi facilement et de façon aussi gratuite et superficielle que ça. Nous devrions tous et autant que nous sommes (la communauté gaie, entre autres) nous réjouir que Montréal puisse nous réserver un endroit aussi ouvert d’esprit, aussi accueillant et festif, ou nous possédons une grande liberté d’agir et d’être ce que nous sommes et ce depuis quelques décennies maintenant. L’homophobie d’ici est assez marginale merci en rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Récemment, prenons l’exemple de la fameuse loi anti gay de Poutine en Russie. Et les centaines de milliers de gay qui voient leurs droits bafoués par un régime archaïque et répressif. Ou les histoires d’horreurs de plusieurs autres pays que l’on entend parler ici et là, ou être gay est un crime honteux qui peut mener à la peine de mort! Sinon que de se faire massacrer brutalement par d’autres! Et ou devoir se résoudre à vivre une vie caché et secrète toute sa vie durant… À ce chapitre, les petites doléances insignifiantes de Luc Boulanger et ses acolytes font piètre figures et sont très malvenue et totalement inconsciente de leurs part à mon avis (i.e. : jeune garçon de 23 ans) en rapport à un village qui ne leur plait pas, ils n’ont qu’à ne pas le fréquenter et aller ailleurs là où ils se sentiront heureux et bien. Personne n’oblige personne à fréquenter le village, à s’y désoler de ses laideurs et de sa pauvreté, de ses voyous, ou l’on se sent impuissant face à la quantité parfois, ou encore du style de vie que ‘’certains’’ auront choisis (en autant de ne pas tomber dans la généralité…) et de croire que parce qu’on le fréquente, que l’on sombre nécessairement dedans. Sans le village, le sexe débridé sans frontière existera, la drogue, l’alcool demeurera accessible, là ou ceux qui veulent ça, le trouveront ailleurs sans trop de problèmes. Surtout à l’ère d’internet ou les plus jeunes y sont rivés constamment. Le village et la liberté qu’il représente à mes yeux, et aux yeux du monde entier, n’a pas à se taper la faute des imperfections de ce monde dans lequel nous vivons ici, tellement bien exprimé dans les réponses de Denis-Daniel Boullé et de Denis Brossard. Merci messieurs pour vos réponses éclairantes et intéressante à cet article méprisant du 17 Août. Jean Lachapelle, Montréal Publié le 21/08/2013
  • Félicité sous un twit de Luc Boulanger, voici un autre argument savant qui va dans le sens de l'article de presse de ce dernier. Maudit qu'ils sont brillants ces philosophes! http://vitamimpenderevero.wordpress.com/2013/05/12/capitalisme-et-minorites-sexuelles-la-vie-en-rose/ Publié le 22/08/2013
  • WOW! Bravo Denis Publié le 22/08/2013
  • Boulanger correspond parfaitement à ces gens qui étalent en long et en large le peu de ressources qui anime leur auguste personne. Dieu merci qu'on vous a M. Brossard ! Publié le 24/08/2013
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  • M. Brossard, Je n'ai qu'un mot à dire,Félicitations! Publié le 19/08/2013
  • Bravo! Publié le 19/08/2013
  • Excellente réplique monsieur le president de la SDC! Vous avez fait la preuve de toutes les énergies et de la contribution exceptionnelle des commerçants pour nous donner un vrai quartier ! J'AIME MON VILLAGE Publié le 19/08/2013
  • Excellente réponse ! Les efforts accomplies par la SDC sont remarquables et significatifs. On pourrait, aussi, ajouter que le dit chroniqueur oublie ces débuts au Voir et dans le village... Il est tout simplement un Gay Bobo ! Publié le 19/08/2013
  • Bonjour, En tant que co-propriétaire du restaurant Les Temps Nouveaux, situé à l'entrée du Village, je confirme que des efforts sont faits pour renouveler le Village, et que l'idée de faire vivre aussi la fête et la créativité dans un quartier dont plusieurs de ses habitants souffrent est une idée osée, progressiste et intelligente. De plus, l'homophobie existe malheureusement toujours et donc, il est encore nécessaire d'avoir un espace LGBT original dans une ville importante comme Montréal, et d'en faire un lieu qui dépasse largement le stricte confinement à la vie sexuelle des gays, lesbiennes et transgenres. Merci pour votre article. Valérie Beaumont Publié le 19/08/2013
  • Superbe réplique , mon cher Denis .J'habite le cœur de Village et j'ai vu l'évolution d'un quartier qui affichait des commerces barricadé et ' décoré' de papier brun dans ses vitrines.J'y ai vécu des nuits d'Halloween absolument délirantes et des moments qu'y sont maintenant gravés dans la mémoire collective.J'ai vu et vécu le renouveau de cette partie de Montréal bien spéciale et vivante. Je crois tout simplement que l'on a pas à se sentir coupable de vivre et travailler dans un lieu où l'on se sent bien. Que les BOBOS se remettront la queu de chemise dans leurs pantalons et aillent siroter leur camomille ou vodka-martini dans Miles-End. Alain Ménard Publié le 19/08/2013
  • J'avais déjà `posté ¨ un message sur mon Facebook de l'article mais là vous m'enlevez les mots de la bouche. Bravo !!! Publié le 19/08/2013
  • Bravo Denis!! Belle réplique.... Publié le 19/08/2013
  • Qui de mieux que Denis Brossard pour fermer le clapet des insignifiants. Denis merci beaucoup d'avoir fait et de continuer à faire de notre village, de notre communauté un exemple mondial de tolérance, d'épanouissement et de création. Montreal IS Montreal because of our village... There is no other village like our own around the globe. Bravo! Publié le 20/08/2013
  • Bravo! Voici ce que j'avais posté hier sur mon Facebook: Oh boy... Mes amis du Village, prenez une grande respiration avant de lire ce texte, ma foi, intrigant... 'La terrasse d'un bar au centre du Village ressemble à un enclos pour entasser des bovins' Moi, si j'étais lui, j'approcherais plus du Village dans un rayon de mille pieds, parce que les bovins de L'aigle noir, risque de prendre toute la 'souffrance, itinérance et marginalité d'un segment vulnérable de la communauté gaie' pis d'y garrocher en pleine face :) Monsieur Boulanger, restez dans Villeray, Griffintown et autres Mile End, et nous on va continuer de prendre un mojitos sur la terrasse du Saloon, d'envoyer la main aux Door Diva des bars, de manger un bon sandwich au jambon de Régis,de donner deux piasses à la future mariée saoule qui s'amuse avec sa gang de chicks, de sourire quand on passe devant le sauna pis que ca sent le savon, de saluer le ptit monsieur à moustache qui vend l'Itinéraire, et oui on le sait que le Village est pas parfait. Mais on s'en fout. Vraiment. Publié le 20/08/2013
  • LE VILLAGE POUR MOI EST UNE NÉCISITÉ ET NOUS ON NEST PAS DES CHIEN C... Publié le 20/08/2013
  • Je crois que Luc Boulanger (et plusieurs autres qui endossent sa position) n’auraient pas pu choisir le plus mauvais moment pour se questionner sur la nécessité que de remettre en question de conserver ou pas le village gai, ou encore de se permettre de le critiquer aussi facilement et de façon aussi gratuite et superficielle que ça. Nous devrions tous et autant que nous sommes (la communauté gaie, entre autres) nous réjouir que Montréal puisse nous réserver un endroit aussi ouvert d’esprit, aussi accueillant et festif, ou nous possédons une grande liberté d’agir et d’être ce que nous sommes et ce depuis quelques décennies maintenant. L’homophobie d’ici est assez marginale merci en rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde. Récemment, prenons l’exemple de la fameuse loi anti gay de Poutine en Russie. Et les centaines de milliers de gay qui voient leurs droits bafoués par un régime archaïque et répressif. Ou les histoires d’horreurs de plusieurs autres pays que l’on entend parler ici et là, ou être gay est un crime honteux qui peut mener à la peine de mort! Sinon que de se faire massacrer brutalement par d’autres! Et ou devoir se résoudre à vivre une vie caché et secrète toute sa vie durant… À ce chapitre, les petites doléances insignifiantes de Luc Boulanger et ses acolytes font piètre figures et sont très malvenue et totalement inconsciente de leurs part à mon avis (i.e. : jeune garçon de 23 ans) en rapport à un village qui ne leur plait pas, ils n’ont qu’à ne pas le fréquenter et aller ailleurs là où ils se sentiront heureux et bien. Personne n’oblige personne à fréquenter le village, à s’y désoler de ses laideurs et de sa pauvreté, de ses voyous, ou l’on se sent impuissant face à la quantité parfois, ou encore du style de vie que ‘’certains’’ auront choisis (en autant de ne pas tomber dans la généralité…) et de croire que parce qu’on le fréquente, que l’on sombre nécessairement dedans. Sans le village, le sexe débridé sans frontière existera, la drogue, l’alcool demeurera accessible, là ou ceux qui veulent ça, le trouveront ailleurs sans trop de problèmes. Surtout à l’ère d’internet ou les plus jeunes y sont rivés constamment. Le village et la liberté qu’il représente à mes yeux, et aux yeux du monde entier, n’a pas à se taper la faute des imperfections de ce monde dans lequel nous vivons ici, tellement bien exprimé dans les réponses de Denis-Daniel Boullé et de Denis Brossard. Merci messieurs pour vos réponses éclairantes et intéressante à cet article méprisant du 17 Août. Jean Lachapelle, Montréal Publié le 21/08/2013
  • Félicité sous un twit de Luc Boulanger, voici un autre argument savant qui va dans le sens de l'article de presse de ce dernier. Maudit qu'ils sont brillants ces philosophes! http://vitamimpenderevero.wordpress.com/2013/05/12/capitalisme-et-minorites-sexuelles-la-vie-en-rose/ Publié le 22/08/2013
  • WOW! Bravo Denis Publié le 22/08/2013
  • Boulanger correspond parfaitement à ces gens qui étalent en long et en large le peu de ressources qui anime leur auguste personne. Dieu merci qu'on vous a M. Brossard ! Publié le 24/08/2013