Cora du VIllage

Chez Cora du Village

André-Constantin Passiour
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C’est en mai 1987 que Cora Mussely Tsouflidou ouvre son tout premier restaurant de déjeuners, à Ville Saint-Laurent. Vingt-cinq ans plus tard, avec un système de franchise qui a fait ses preuves, on compte environ 125 restaurants Chez Cora au Québec et ailleurs au Canada. Des assiettes généreuses, colorées, débordant de fruits frais sont désormais la marque de commerce de ce restaurant qui réinvente ainsi ce repas et qui sort des sentiers battus. Dans le Village gai, c’est en 1999 que Lino Furtado ouvre une succursale de Chez Cora. Ce cuisinier d’expérience, qui œuvre dans la restauration depuis l’âge de 14 ans, ne regrette nullement cet investissement dans le Village : tout au contraire, il en savoure chaque moment tellement il adore la clientèle.

«Je n’irais pas ailleurs que dans le Village, on s’entend très bien avec la clientèle, avec la communauté [LGBT]. La clientèle est très diversifiée, c’est très animé. Il n’y a jamais de temps mort ici, c’est un milieu très intéressant», commente Lino Furtado, désormais copropriétaire du Cora.

Bien entendu, en 25 ans d’existence, le menu a évolué quelque peu, mais bien des plats sont inscrit sur le carton depuis le début. «Les déjeuners Magie, La Récolte, ou encore la crêpe jambon et fromage suisse, par exemple, sont là depuis l’ouverture des Cora. À part le classique deux œufs et bacon, tout le reste est accompagné d’une portion de fruits», indique M. Furtado. Restaurateur de longue date, il tient à la qualité et à la fraîcheur des aliments qu’il sert. Mais il ne faut pas croire que le menu est statique pour autant. On offre souvent un «plat du mois». «Il s’agit d’une manière de tester un produit et d’ainsi observer la réponse du public. Si les gens aiment l’assiette, on l’ajoutera possiblement au menu permanent. Le milieu de la restauration évolue tout le temps, et il faut offrir de nouveaux produits qui sauront satisfaire les clients», explique-t-il.

Lino Furtado a déjà été propriétaire d’un resto italien dans le Vieux-Montréal, avec des associés. Il a opéré deux autres Cora qu’il a vendus pour garder cette succursale dans le Village, un ancien resto KOJAX. «Je connaissais quelqu’un qui m’a conseillé d’ouvrir un Cora ici, le Village était alors en pleine expansion et ce local était libre», continue Lino Furtado. «On a saisi l’occasion, on s’est bâti une clientèle solide qui est à la fois locale et formée de touristes.» Avec Lino Furtado tenant vigoureusement les rênes, le Cora du Village a connu une augmentation constante de sa clientèle et s’est même agrandi. Si bien qu’aujourd’hui, l’été, avec la terrasse, le nombre d’employés grimpe à 22 au total – normalement on en compte 18. Le personnel est chaleureux et accueillant, toujours empressé et attentif.

Tranquillement, après tant d’années dans la restauration, Lino veut céder sa place à son fils Steven qui, tout comme son paternel, a commencé à travailler avec lui dans la restauration à l’âge de 14 ans. «De la plonge au service en passant par la cuisine et la comptabilité et l’administration, j’ai tout appris. J’aime la cuisine et la restauration, j’aime faire la bouffe et aussi m’occuper de la clientèle», souligne Steven Furtado, le copropriétaire.

Cette année, Chez Cora du Village sera l’hôte du Brunch officiel du Black & Blue, le lundi 8 octobre prochain. «Nous avons décidé de participer à cette édition-ci du Black & Blue. Nous allons donc recevoir les gens pour ce brunch avec une assiette spéciale pour ceux qui possédent la passe VIP. Mais cette même assiette sera offerte également aux autres clients et une portion des profits sera remise à la Fondation BBCM. Des organisateurs du BBCM seront sur place pour accueillir les participants en plus de notre personnel, bien sûr», précise Steven Furtado.

«D’ici deux ans, on entreprendra des rénovations pour se mettre au goût du jour et changer la décoration du resto, c’est ce qui s’en vient», dit le très sympathique Lino Furtado. «Du fond du cœur, nous tenons à remercier notre clientèle qui est fantastique et que nous aimons beaucoup», ajoute en terminant Steven Furtado