Étude

L'hépatite C a tué plus d'Américains que le sida en 2007

Gilles Marchildon
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Le virus de l'Hépatite C, qui se traduit par une maladie incurable du foie, a causé plus de morts aux États-Unis en 2007 que le sida, selon les autorités sanitaires américaines. Plus de 15 000 personnes sont décédées cette année-là d'une hépatite C contre 12 734 qui ont succombé des suites d'une infection au VIH, responsable du Sida, révèle une étude des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis (CDC) parue cette semaine dans les Annales de médecine interne.

Avant 2007, le virus du VIH était plus mortel que celui de l'Hépatite C, qui bien souvent n'entraîne aucun symptôme et peut être transmis par voie sanguine via notamment des seringues de drogue usagées ou par des relations sexuelles non protégées avec un partenaire infecté.

Environ 1,5% de la population américaine est actuellement porteuse du virus de l'hépatite C, qui est devenu l'une des premières causes de maladie chronique du foie aux Etats-Unis, selon la Bibliothèque nationale de médecine. Cette maladie peut provoquer des cancers ou des cirrhoses du foie.

Les traitements existants contre l'Hépatite C prévoient des injections et l'absorption très régulière de médicaments mais aucun vaccin ne permet de prévenir ce virus.

Les chercheurs estiment que si désormais plus d'Américains décèdent du virus de l'hépatite C que du sida, cela est dû aux réussites de ces dernières décennies dans le traitement du VIH, grâce notamment au développement de thérapies efficaces et de campagnes de sensibilisation. «La même approche pour la prévention de l'hépatite virale pourrait conduire à des résultats similaires avec le temps», souligne l'étude des CDC.