La 2e édition de RuPaul’s Drag Race

RuPaul en quatrième vitesse

Yves Lafontaine
Commentaires
Le travesti de 6 pieds 6 pouces parcoure la planète aussi souvent qu’avant, mais il rejoint plus de monde via les émissions de téléréalités qu’il anime. Misant sur son style outrancier, on le voit moins chanter, et danser, que brasser ses plumes et ses paillettes, y donner ses conseils et évaluer quels candidats se méritent les projecteurs. Malgré le côté un peu bitch des commentaires, on ne peut que constater combien RuPaul aime ce qu’il fait et les gens avec qui il travaille. À l’approche du début de la diffusion de la 4e saison de son jeu de télé-réalité RuPaul’s Drag Race, nous nous sommes récemment entretenus avec lui. À vos marques, prêts, entrevue en quatrième vitesse ! Si je n’avais pas regardé dans Wikipedia et que je m’étais limité à regarder les photos de promotion, je n’aurais cru que RuPaul a 51 ans. C’est une illusion ou c’est le résultat de longues heures de travail ?

Rires. Oui à tes deux questions. Je travaille fort pour garder mon corps en forme. En même temps c’est une grosse partie de mon travail que d’arriver à créer l’illusion parfaite et dans ce domaine — comme dans d’autres — je suis expert en la matière.


La plupart d’entre nous, nous t’avons vu pour la première fois dans le vidéoclip Supermodel of the World, qui a fait de toi une vedette instantanée. Comment en es-tu arrivé à faire du drag à te déguiser et à en vivre ?

C’est par pur hasard. Je jouais dans un groupe punk rock et un soir pour un spectacle j’ai décidé de faire la performance en drag, pour m’amuser. La réaction tant de l’audience présente que des autres membres du band m’a fait comprendre qu’il y avait là de quoi à développer, quelque chose qui était spécifiquement reliée à moi. La suite fait partie de l’Histoire… (rires)


Pourquoi penses-tu que bien des gens aiment se déguiser à ce point ?

L’enfant en chacun de nous a toujours aimé se déguiser, entrer dans la peau d’un autre. Mais surtout parce qu’on aime les couleurs brillantes, vibrantes et les choses colorées. À un niveau plus métaphysique, je dirais que nous sommes tous déguisés, portant des uniformes, un veston, une robe, des vêtements qui nous cachent, qui viennent dire qui nous voulons être plus que qui nous sommes. Nous sommes tous Dieu, prétendant n’être que de petits êtres humains.


le jeu de télé-réalité que tu animes, RuPaul’s Drag Race en est à sa quatrième saison. Est-ce que les reines en devenir qui y compétitionneront vont s’entredéchirer pour la meilleure place en haut du podium et sous les projecteurs ?

Oui tu peux en être assuré.


À quoi doit-on s’attendre de particuliers avec cette quatrième saison qui débute le 30 janvier sur les ondes de OutTv?

Cette année, les participantes n’ont pas froid aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire, et n’ont pas peur d’être outrageusement séduisantes.


Je sais que tu es venu à quelques reprises à Montréal… Quel est ton meilleur souvenir de la ville ?
J’aime marcher dans les rues de la ville, admirer l’architecture très belle qu’on y trouve et l’accessibilité et la diversité des gens qu’on rencontre dans la rue.