Arena PLaya

House et plage à Playa del Carmen

Philippe Boivin
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Dans l'«Arena» de Ian Abinakle, la froideur de la patinoire laisse place à la chaleur enveloppante de la Mer des Caraïbes, la slush est remplacée par des margaritas et l'agaçant «Play/Stop» utilisé à outrance par certains animateurs de discos mobiles se voit dominé par les irréfutables prouesses musicales de DJ vedettes. Du 5 au 12 février prochains, la toute première édition d'Arena Playa attirera, à Playa del Carmen, des milliers des festivaliers LGBT qui acclameront leurs idoles de la scène house au lieu de huer des joueurs de hockey qui méritent rarement leur salaire.

Durant huit jours, la petite région de la Côte Est mexicaine vibrera au rythme des succès dance de l'heure. De jour (de 11 h à 20 h) comme de nuit (de 22 h jusqu'au lever du soleil), les D.J. Chus & Ceballos, Peter Rauhofer, Ana Paula, Isaac Escalante, Pagano, Danny Verde, Micky Friedman, Abel, Alyson Calagna, Paulo, Deko-ze, Miguel Alanis, Stephan Grondin, Alain Jackinsky et bien d'autres se relaieront aux platines, rendant inaccessible tout moment de répit. Caramba! «Arena Playa est surtout un festival de plage. La majorité des événements auront lieu en plein air, alors que les autres se dérouleront en boîtes», explique l’organisateur de l'événement d’envergure (avec Arena International), Ian Abinakle.

Avec les années, Playa del Carmen est devenue une destination voyage incontournable pour tous les party animals assoiffés de téquila, et ce, à l'échelle planétaire. «Notre clientèle provient évidemment du Mexique, mais également d'Europe, d'Amérique latine et d'Amérique du Nord. Mon équipe et moi visons les gais et les lesbiennes qui désirent prendre part à une fête aux accents mexicains propulsée à un niveau supérieur grâce à d’incomparables D.J., le tout sans piger dans ses REER», image M. Abinakle. ??

Voyager et se dévergonder sans se ruiner... vraiment? Être aux premières loges des seize événements grâce au laissez-passer VIP pour les huit jours de fête ininterrompue pour seulement 150 $, c'est effectivement économique. «De plus, nous sommes associés à des hôtels-boutiques, mais aussi à des hôtels plus abor-dables, de manière à offrir des options selon les budgets. Ceux qui sauront réserver les bons vols pourront vraiment se payer une magnifique semaine à peu de frais (certains vols directs aller-retour à partir de Montréal environnent encore 500 $)!», affirme M. Abinakle qui, pour Arena Playa, s'est associé avec de grandes pointures du monde de l'événementiel à grand déploiement, comme Circuit Festival, Matinée (Europe), The Week (Brésil), Masterbeat, Paradise Festival, Winter Party (États-Unis), Bal en Blanc (Canada), Karma Beat et BPM (Mexique). Cette collaboration canon explique peut-être pourquoi, sans même connaître la liste complète des D.J. qui mettront le feu au « carré de sable de danse» d'Arena Playa, au-delà de 2500 curieux se sont abonnés à la page Facebook du festival musical. D'ici février, Coach Abinakle conseille à ses recrues aux jambes ultras résistantes de travailler leur coup de bassin en vue de l'affrontement final Téquila-Tylenol.

ARENA?PLAYA, du 5 au 12 février à Playa del Carmen au Mexique, www.arena.mx