Homophobie

Suite à l'agression d'un étudiant bi, les élèves se mobilisent contre l’intimidation

André-Constantin Passiour
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Vendredi le 4 novembre, des douzaines d’étudiants ont organisé un «sit in» dans les locaux de la Essex High School (dans la région de Burlington, au Vermont) suite à l’attaque survenue dimanche dernier contre un adolescent de 15 ans, Cole Peterson.

Ce jeune étudiant a été accosté par deux autres étudiants qui l’ont insulté et puis roué de coups au visage et à d’autres parties du corps. Lui criant «tapette» et d’autres injures, les deux étudiants de son école secondaire lui ont asséné plusieurs coups de poing et pied. Cet incident a attiré l’attention des autres étudiants qui, grâce à Facebook, ont planifié une telle manifestation contre l’intimidation (bullying).

En entrevue à la télévision, la veille, Cole Peterson s’est dit être «déprimé» et «avoir peur de retourner à l’école» et faire face à ceux qui l’ont agressé. Peterson, qui s’avoue être bisexuel et différent de ces étudiants qui l’ont frappé, a dit qu’il ne devrait pas y avoir de place à l’école pour des attaques et des injures homophobes.

Avant l’heure du midi vendredi, près de 300 étudiants de l’école secondaire Essex, mais aussi d’autres écoles secondaires de la région, sont venus prêter main forte à Cole Peterson et dénoncer l’intimidation, l’homophobie et la violence qui sévissent dans les écoles secondaires américaines. Certains avaient des pancartes disant «Tous les styles d’amour sont les mêmes» (All Love is the Same) ou encore «Je suis straight, mais pas étroit [d’esprit]». Certains jeunes ont manifesté aussi à l’extérieur de l’établissement scolaire.Les étudiants ont reçu l’appui, également, de Outright Vermont, une organisation de jeunes LGBT.

La police n’a pas voulu commenter sur l’incident de dimanche dernier ni dire si elle procèdera à des interrogatoires ou des arrestations. Pour sa part, le directeur de l’école Essex, Robert Reardon, a dit simplement que «l’intimidation est une problématique sociale». M. Reardon, à l’instar de la police, n’a pas voulu se commettre quant à d’éventuelles sanctions contre les étudiants de l’école si de tels actes surviendraient à nouveau, mais à l’intérieur de l’institution cette fois-ci.

Source : Burlingtonfreepress.com