Grande-Bretagne

Oxford, la ville la plus étudiante de Grande-Bretagne

Yannick LeClerc
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Notre collaborateur Yannick LeClerc a récemment passé dix jours dans la superbe ville d’Oxford, question de rendre visite à son boyfriend de l’heure qui étudie là-bas. Il nous fait découvrir les endroits qui méritent le détour d’une ville qu’on oublie souvent à tort de visiter.

Si vous arrivez à Oxford en voiture (à moins de 100 km de Londres), vous aurez vite compris, vu les immenses stationnements gratuits aux entrées de la ville : mieux vaut l’abandonner le temps de votre séjour et s’adapter au rythme de la deuxième plus ancienne cité étudiante du monde. Grimpez à l’étage d’un mythique bus rouge pour le dépaysement, louez un vélo pour suivre le peloton ou faites confiance à vos pieds, ils vous guideront parfaitement à travers cette «cité aux clochers» toute en paradoxes, à la fois so british et tellement cosmopolite, chargée d’histoire et bien ancrée dans son temps.

Le cœur d’Oxford, ville-campus, bat au rythme de ses 30 000 étudiants, la crème de la crème britannique ou des quatre coins du globe, qui se reconnaissent à chaque rentrée académique dans cette incroyable tour de Babel. Le temps y est à la fois suspendu et en perpétuel mouvement. Suspendu par la majesté architecturale des 38 facultés, des bibliothèques (dont l’incontournable Bodleian Library), cours intérieures, jardins, cloîtres, gargouilles, le tout habité par une jeunesse frénétique et studieuse. Il n’est pas rare de se laisser surprendre, au détour d’un bâtiment, par les chants d’une chorale d’étudiants. Pure magie.



Magie aussi sur les traces de Harry Potter, version cinéma. Le majestueux escalier d’accueil de Poudlard existe : c’est celui du légendaire Christ Church College qui mène à l’époustouflant réfectoire copié à l’iden-tique dans la saga. Depuis le 16e siècle, les tables y sont dressées midi et soir avec un rituel stupéfiant.

Mais Oxford est joyeuse, vivante, dynamique, moderne. Il suffit pour s’en rendre compte de rejoindre les cohortes d’étudiants dans les snacks et cafés à l’heure du déjeuner, et de tester l’ambiance nocturne. Et si la météo est clémente, rien de tel qu’une terrasse au bord de l’Isis, affluent de la Tamise qui serpente dans la ville. On rêve d’avoir encore 20 ans en regardant défiler les équipes d’aviron.

Dès 16h, tea time agrémenté du scone au Cafe Loco, par exemple. Avant de faire un saut, à deux pas, dans la petite boutique d’Alice. C’est là qu’une certaine Alice Liddel, fille du doyen du Christ Church College, venait acheter ses bonbons il y a plus de 150 ans. Celle qui inspira son chef d’œuvre à un professeur nommé Charles Dodgson, mieux connu sous son pseudonyme Lewis Carroll. On est bien au pays des merveilles.

Pas de quartier gai comme tel, à Oxford, mais un nombre intéressant d’établissements gais (pour une ville de 150000 habitants) et une Gay Pride et un festival culturels qui ont lieu début juin, avant le départ des étudiants pour les vacances estivales.

Les principaux bars gais sont le Brewery Gate (St Thomas' Street), le Castle (24 Paradise Street) et le Coven (Oxpens Rd, à cçoté de la patinoire municipale) également connu sous le vocable du Love Shack, pour les raisons que vous pouvez deviner.

Le Centre communautaire, le LGB Centre au Northgate Hall, ressemble à la fois à un salon étudiant et à une cafétéria, de jour, mais se transforme en bar le soir venu. Le lJolly Farmers (20 Paradise St) attire quant à lui une clientèle plus âgée ou désirant discuter, et un café-bar, le Old Fire Station / OFS (40 George Street), viennent compléter l’offre GLBT de cette ville à la communauté étudiante fort imposante, considérant la taille de la ville.

Il n’y a pas de sauna dans la ville, mais celui à Bandury, une ville voisine, n’est pas trop loin.