Going Down in La La Land

Matthew Ludwinski en six questions

Étienne Dutil
Commentaires
Matthew Ludwinski, acteur et modèle, mais surtout vedette du film «Going Down in La La Land», qui sera présenté dans le cadre d'Image+nation 24, le festival international de cinéma LGBT de Montréal, a accepté de répondre à quelques unes de nos questions... Est-ce que tu t’identifies au personnage d’Adam sur certains aspects ?

Sur presque tout! Non, c’est vrai, quel acteur ne s’identifierait-il pas à ce qu’Adam vit? C’est le type d’acteur passe-partout, jeune qui a de grands rêves et pas beaucoup de ressources ni de contacts. J’ai certainement passé par là moi aussi.



Comment on se prépare pour un rôle comme celui de Going Down in La La Land ? As-tu passé à travers un entraînement sévère?

Chaque fois que j’ai un important contrat comme acteur ou comme modèle, j’accélère la cadence de l’entraînement._Et pendant le tournage, je ne regardais même pas en direction des glucides (pas même le pain au blé entier [rires]), ce qui n’est pas évident quand on tourne de nuit et qu’à 2 heures du matin, arrive le second repas pour l’équipe... J’ai arrêté de boire deux semaines avant le tournage et ai repris le soir du wrap party à la fin du tournage, ce qui a pu expliquer mes écarts de conduite...



Comme acteur, as-tu vécu certaines expériences, comme celles d’Adam quand tu as débuté dans le métier?

Absolument. Je sais très bien ce que c’est que d’être considéré comme un objet. Je sais ce que c’est que de se sentir abusé et ce que c’est qu’être désespéré de ne pas avoir de rôle, de boulot. Et tous les acteurs se sont demandé, un jour, si coucher avec les bonnes personnes allait les mener au sommet. L’aventure d’Adam, de son arrivée à Hollywood jusqu’à sa désillusion, c’est le parcours habituel de la plupart des acteurs et j’ai vécu ça.




Tu montres pas mal de peau dans le film. Étais-tu anxieux de tourner ce type de scène?

Pas vraiment. Je suis très à l’aise avec mon corps. Comme modèle j’ai posé avec très peu ou pas du tout de vêtements (N.D.L.R. : comme lors de photos avec le photographe Dylan Rosser, dont celles qui ornent la couverture et celle accompagnant cet article). J’ai même été de la distribution de Naked Boys Singing, ce qui vous donne une idée du genre de rôle pour lesquels on pense à moi... (rires)




Les scènes de lit ont-elles été amusantes à tourner?

J’ai réellement eu beaucoup de plaisir à tourner presque toutes les scènes du film, y compris les scènes plus sexys. Ça a cliqué avec tous les autres acteurs du film, ce qui simplifie beaucoup les choses, quand tu dois être très intime avec eux devant la caméra. Ça m’est arrivé de me demander si le bas avait glissé ou s’il était bien accroché me couvrant le paquet. Comme il n’a pas glissé, tout c’est bien passé.



Ce film aborde, entre autres, la question de la sexualité et de la production de films porno. As-tu un acteur porno préféré?

Qui te dit que je regarde ce genre de films? Je suis un acteur qui débute et j’ai donc un budget limité. Je dois, la plupart du temps, me contenter des clips de 30 secondes qu’on trouve sur Internet et où les acteurs sont rarement identifiés. Mais je devrais peut-être acheter quelques DVD, question de soutenir l’art évidemment et de connaître leurs noms...



GOING DOWN IN LA LA LAND sera présenté le samedi 5 novembre, à 21h30, au Théâtre Hall Concordia, situé au 1455, rue Maisonneuve Ouest, dans le cadre d’image+ nation, qui aura lieu du 26 octobre au 6 novembre.


Pour plus de détails sur GOING DOWN IN LA LA LAND visitez : facebook.com/goingdowninlalaland