En rapport avec l’itinérance et la vente de stupéfiants

Le Village se mobilise

Bernard Plante
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La situation de l’itinérance et de la vente de stupéfiants dans le Village a récemment refait les manchettes, suite à la piétonisation «Aires Libres» de cet été, qui a de nouveau «allumé les projecteurs» sur une situation qui s’envenime d’année en année dans le centre-ville de Montréal. Tout d’abord, il est important de préciser que le Village est loin de détenir le monopole de ce triste état de fait à Montréal. En effet, il serait illusoire de penser que toute cette problématique, qui dure depuis trop longtemps dans le centre-ville de Montréal, soit concentrée uniquement sur une distance d’un seul kilomètre sur la rue Sainte-Catherine, dans le Village.

Il faut se rappeler que c’est sur la rue St-Denis dans le Quartier Latin qu’il y a malheureusement eu 2 personnes de tuées, au début de l’été, par des policiers. La première victime, un itinérant en état de crise et armé d’un couteau…et la deuxième victime un piéton qui se rendait à son travail et qui a été mortellement touché par une balle perdue. De plus, tout récemment la SDC du Quartier Latin organisait son premier Festival OUMF d’une durée de 10 jours, dont les 3 derniers se tenaient sur la rue St-Denis, qui était piétonnisée entre Sherbrooke et Sainte-Catherine. Beau succès, malheureusement obscurcit par le fait que les musiciens de rue engagés par ce nouveau festival se sont fait chasser de la rue Saint-Denis par des revendeurs de drogue qui étaient furieux d’être «dérangés», dans leurs opérations habituelles, par ces musiciens qui supposément occupaient «leur» territoire. Et je pourrais citer bien d’autres cas aussi malheureux qui se sont déroulés sur d’autres artères commerciales et parcs de Montréal récemment.

La piétonisation Aires Libres est d’abord et avant tout un exercice de réappropriation d’un espace public, qui appartient à tous, dans le Village et ce depuis 4 étés. Le nouveau Festival OUMF du Quartier Latin va dans la même direction, ainsi que la réappropriation du Parc Émilie-Gamelin par le Partenariat du Quartier des Spectacles depuis l’hiver dernier, sans oublier la SAT (Société des arts technologiques) qui organise régulièrement diverses activités dans la Place de la Paix, voisine de leur édifice sur le boulevard St-Laurent. Sans tous ces acteurs, dont la SDC du Village via « Aires Libres », nos espaces publics, parcs et rues, ne seraient plus que d’immenses territoires laissés aux revendeurs de drogues et à, malheureusement, de plus en plus d’itinérants dangereusement intoxiqués.

Du côté du Village, cette lutte de chaque instant a débuté avec la création de la SDC du Village en 2005. Récemment un nouveau commerçant, Ghislain Rousseau de la boutique « Fétiche Armada » a initié une pétition pour dénoncer cette situation. Pétition des plus populaire, puisqu’elle a déjà été signée par plus de 2 000 personnes, que M. Rousseau a déposé auprès du Maire Tremblay, visiblement ébranlé, lors du Conseil d’arrondissement du 12 septembre dernier. Cette implication d’un de nos membres, qui va en droite ligne avec nos efforts depuis 2005 à la SDC, nous démontre bien que nos commerçants sont de plus en plus prêts à s’investir pour améliorer leur environnement et du même coup celui de leur clientèle.

Soyez assurés que tous ensemble, commerçants, résidants et visiteurs, nous réussirons à faire du centre-ville de Montréal, et par le fait même le Village, un endroit sécuritaire où tous et chacun pourront de nouveau se sentir en sécurité.

Nous tenons également à souhaiter prompt rétablissement à Luc Généreux, propriétaire du bar Le Cocktail et du sauna l’Oasis qui s’est malheureusement fait agresser récemment par un itinérant intoxiqué.

 
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  • Désolé mais mon quartier n'est pas un centre communautaire à ciel ouvert... Nous n'avons pas à assumer ce que les gens des autres quartiers ont réussit à repousser. Assez c'est assez et non à la cohabitation forcée... D. Desroches Publié le 31/05/2012
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  • Désolé mais mon quartier n'est pas un centre communautaire à ciel ouvert... Nous n'avons pas à assumer ce que les gens des autres quartiers ont réussit à repousser. Assez c'est assez et non à la cohabitation forcée... D. Desroches Publié le 31/05/2012