Cuba

Le gouvernement cubain dénonce le blocage par Washington de fonds anti-sida destinés à l'île

Logan Cartier
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Le gouvernement cubain a accusé, le 11 mars dernier, les États-Unis de bloquer depuis janvier 4,2 millions de dollars destinés à Cuba par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dans le cadre de l'embargo imposé à l'île communiste depuis un demi-siècle. Le blocage de cette somme prévue par le Fonds «pour le premier trimestre» 2011 et destinée à la santé publique à Cuba «portera préjudice à la réalisation de projets sociaux centrés sur des groupes vulnérables», a déclaré le vice-ministre du Commerce extérieur et des investissements, Orlando Hernandez, cité samedi par la presse cubaine.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), chargé de canaliser cette aide financière, a informé les autorités cubaines que le «Bureau des actifs étrangers» du département américain du Trésor avait «gelé les fonds destinés au secteur de la santé de l'île», a expliqué M. Hernandez.
Il s'agit d'une «action illégale qui fait gravement obstacle à la coopération internationale» accordée à l'île par le «système des Nations unies», a-t-il souligné.

Cette mesure de blocage «s'ajoute à la longue liste d'applications extraterritoriales» de l'embargo économique et commercial «imposé par les États-Unis» à Cuba depuis 1962, a rappelé le vice-ministre.
Selon le ministère cubain de la Santé, l'île consacre plus de 200 millions de dollars par an à ses programmes de lutte contre le sida et de soins pour les personnes atteintes de la maladie, y compris le traitement gratuit aux médicaments anti-rétroviraux, dont certains sont produits à Cuba.

Avec 11994 cas de contamination au VIH et 2063 morts du sida depuis la découverte du premier cas de la maladie dans l'île en 1986, Cuba a le taux d'affection le plus bas de la région des Caraïbes, selon les chiffres officiels cubains.