Sherlock Holmes

La détentrice des droits sur Sherlock Holmes dénonce l'homoérotisme du film de Guy Ritchie

Nicolas Lavallée
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La détentrice des droits américains de la série Sherlock Holmes menace de bloquer toute suite du film si les producteurs persistent à développer «un scénario homoérotique». Le film actuellement sur les écrans, lui, séduit le public américain et québécois. Le "Sherlock Holmes" de Guy Ritchie est sur les écrans américains et québécois depuis quelques jours. Robert Downey Jr interprète le célèbre détective et Jude Law son acolyte, le Dr Watson.

On a souvent spéculé sur l’identité sexuelle du plus fameux des détectives créé par Conan Doyle, notamment sur l’absence de femmes dans son univers proche et sur son compagnonnage avec le docteur Watson.



Dans des entretiens avec la presse, Downey Jr a évoqué la tension homo-érotique existant entre les deux personnages, que l'ont voit dans le film successivement se livrer à une lutte au corps à corps et partager le même lit. Dans le show télévisé américain de David Letterman, il a récemment confié se demander si Holmes était "un homosexuel très butch".

Toutes ces déclarations déplaisent à la titulaire des droits d'auteur de la série Sherlock Holmes aux États-Unis, Andrea, Plunkett. Cette dernière a menacé de retirer les droits d'exploitation du personnage si la dimension homosexuelle de la relation entre Holmes et Watson devait persister. «J'espère qu'il ne s'agit que d'humour noir de la part de M. Downey», a-t-elle affirmé à Total Film, ajoutant, «je ne suis pas hostile aux homosexuels, mais je le suis à quiconque n'est pas fidèle à l'esprit des livres».



Par ailleurs, les esprits critiques qui s'inquiétaient de la dimension homosexuelle donnée au personnages au niveau commercial sont démentis par le public. En effet, le film se porte très bien au box office, tant aux États-Unis qu’au Québecoù il est en deuxième position derrière à "Avatar".