Parc de l’Espoir

Éclairé pour les Fêtes

André-Constantin Passiour
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Vous l’avez sans doute remarqué en vous promenant dans le Village gai de Montréal, le parc de l’Espoir n’est plus sombre et lugubre, surtout depuis que la période d’ensoleillement diminue de jour en jour. En effet, depuis le 1er décembre, Journée mon-diale du Sida, cet espace est éclairé par des milliers d’ampoules LED. D’abord, la SDC du Village a fait installer et décorer un sapin d’au moins 18 pieds de hauteur qui occupe la partie avant du parc et brille de près de 2 500 ampoules blanches, alors qu’une guirlande d’ampoules rouges forme le fameux ruban qui célèbre la mémoire des personnes disparues et la lutte au VIH/Sida. De plus, l’arrière du parc n’est pas en reste, puisque l’immense rhododendron est lui aussi enjolivé de lumières. Ce grand arbre brille et scintille maintenant grâce à 5 600 ampoules blanches LED, soit un système reconnu pour ne consommer que très peu d’électricité et qui émet une chaleur marginale n’endommageant pas la végétation, permettant ainsi à ce rhododendron d’être illuminé toute l’année.

«Ce parc est maintenant plus accueillant et plus sécuritaire. Cette autre intervention «lumineuse» de la part de la SDC du Village vise avant tout à ramener la lumière et l’espoir dans ce parc dédié à la mémoire des gens décédés des suites du VIH/sida et à signifier que la lutte est loin d’être terminée», de dire Ber-nard Plante, le directeur général de la SDC du Village. Pour ce projet, la SDC tient d’ailleurs à remercier chaleureusement l’arrondissement Ville-Marie de son soutien indéfectible. Ainsi, durant toute la période des Fêtes ce parc «reprendra vie de plus en plus avec ces milliers de lumières, qui s’ajoutent aux 80 couronnes illuminées que nous avons installé dans les lampadaires du Village», de poursuivre M. Plante. Si l’objectif est de rendre les rues Sainte-Catherine et Amherst plus joyeuses pour Noël, il était aussi de remettre, littéralement, les projecteurs sur ce parc, faire qu’on le remarque un peu plus, alors que l’hiver s’empare des lieux. «Les jeunes, surtout, connaissent très peu la mission de ce parc, ils sont moins sensibilisés au VIH : la majorité n’ont pas connu de gens qui en sont décédés. Nous espérons donc que ces ins-tallations amènent non seulement de l’éclairage sur ce parc, mais surtout sur sa mission de mémoire et de lutte au VIH/Sida, mais surtout d’espoir», de dire M. Plante.