Le Village sera une immense terrasse

André-Constantin Passiour
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Le Village sera transformé au complet en terrasse à ciel ouvert de juin à septembre. On y comptera ainsi de nombreuses terrasses agrémentées de fleurs, de plantes et de parasols multicolores sur la rue Sainte-Catherine, qui sera ainsi interdite à la circulation automobile. Bien sûr, les nombreux bars, cafés et restaurants en profiteront, mais la Société de développement commercial (SDC) du Village en fait aussi une question d’environnement et de qualité de vie des citoyens de ce secteur de l’arrondissement Ville-Marie. En tout, on comptera 45 terrasses sur Sainte-Catherine, entre Berri et Papineau, et cinq sur la rue Amherst (qui demeure ouverte à la circulation). «Il s’agit d’une augmentation du tiers du nombre de terrasses par rapport à l’an dernier», de dire Bernard Plante, le directeur général de la SDC. Il faut se rappeler que la première fermeture avait eu lieu en 2006, pendant la durée des premiers Outgames mondiaux, puis l’an passé, la rue était devenue piétonnière durant plusieurs week-ends. En 2008, il s’agit d’une période ininterrompue de 75 jours. «Il y a donc là une progression pour les commerçants et les résidants, de poursuivre M. Plante. C’est intéressant parce que des études ont démontré que, lorsqu’une rue devient piétonnière, le chiffre d’affaires augmente.» Mais cette fermeture de rue comporte aussi un message environnemental de mieux vivre et de qualité de vie pour les résidants, les commerçants et les visiteurs. À certains moments, il est probable que l’arrondissement effectuera des tests concernant la pollution. «Cette fermeture de rue est un projet pilote et on fera une étude post-saison afin d’en déterminer les retombées. La SDC collabore avec deux organismes environnementaux, soit Équiterre et Environnement Jeunesse, pour une série de conférences en plein air sur différents problèmes environnementaux. La programmation de ces activités sera divulguée à la mi-juin, en même temps que le concept de décor de rue», d’expliquer Bernard Plante. La fermeture de rue se concrétisera dès les débuts de l’installation, soit le mardi 17 juin, mais les espaces ne seront complétés que le 20 juin. C’est le lendemain de la fête du Travail (2 septembre) que l’on démontera le tout. La rue sera ouverte cependant le matin, du lundi au vendredi, de 7h30 à 10h30, pour les livraisons, le nettoyage et la collecte des ordures. Bien entendu, toutes les rues transversales demeurent ouvertes. Si les palmiers ne reviennent pas cette année, les gros bacs de fleurs seront de retour, mais «avec un autre type de plantations et une installation qui fera qu’on les verra de jour comme de nuit», de préciser M. Plante. Le Village aura ainsi l’impression d’être perpétuellement en fête, un festival d’un peu plus de deux mois. Par contre, comme l’an dernier, il n’y aura ni musique ni animation sur les terrasses afin de ne pas déranger la quiétude des habitants du quartier. Il fera donc bon de se promener, de flâner et puis de se reposer sur une de ces terrasses… Des allures de Méditerranée en pleine ville, en Amérique du Nord…

FIMA 2008
Chaque été, le FIMA amène dans le Village un tourbillon de formes, de couleurs et de créativité. Plus de 150 artistes expo­seront sur l’unique Galerue d’art de la métropole, soit la rue Sainte-Catherine (de Saint-Hubert à Papineau), du 3 au 6 juillet 2008. Les visiteurs pourront renouveler leur plaisir à circuler parmi les multiples propositions artistiques, et ainsi faire connaissance avec les artistes tout en profitant des activités qui s’ajoutent à la programmation. Le porte-parole du FIMA 2008, Raôul Duguay, exposera ses toiles à l’Écomusée du fier monde de Montréal. L’exposition se déroulera du 19 juin au 31 août. L’artiste, la tête dans le ciel et les deux pieds sur terre, peint un monde où rêve et réa-lité s’enspiralent, où nature et culture s’enlovent, pour que Bouleaux et Buildings dansent ensemble. Un nouveau volet est lancé cette année : les «Expé- riences urbaines». C’est une invitation lancée au public à expérimenter l’art contemporain de façon directe et personnelle, par l’entremise de performances et d’installations interactives, conçues par des créateurs québécois.