La ville de l’art et de la culture

Pas qu’une ville de passage

Claude Bergeron
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Trois-Rivières (ville d'art et de culture, telle est sa devise) a le souci constant de la conservation de son patrimoine architectural. Alors que Québec célébrera son 400e anniversaire l'an prochain, ce sera, en 2009, le 375e anniversaire de fondation de Trois-Rivières. Sieur Laviolette, le fondateur, avait décidé de prendre possession de ce poste de traite au nom du roi de France en 1634, lors de son deuxième voyage au Canada. Évidemment, les Relations des bons jésuites n'ont jamais indiqué la présence de quel­ques messieurs aux belles tendances.
Depuis quelques années, le tourisme gai y connaît tout de même un essor considérable. La cité de Laviolette n'est pas qu'une halte entre Montréal et Québec. Des gens de partout y séjournent. Depuis quelques années, le Bureau de tourisme de la ville publicise les services qu'elle offre à la clientèle gaie. Rien d'énorme, mais on suggère les restos, les bars ou les gîtes du passant où cette clientèle y est bien accueillie ; une démarche appréciée, il va sans dire. Presque tous les tenanciers du centre ville ne font aucune discrimination. Quelques-uns ont même arboré le drapeau gai en quelques occasions. Cela peut paraître anodin, mais en découvrant sa valeur touristique, les marchands commencent à prendre conscience de l'importance commerciale de la clientèle GLB.
Prisme Trois-Rivières organise ses rencontres mensuelles dans divers restaurants où l'accueil est intéressant. À caractère sélectif, Prisme tient également des rencontres chez quelques-uns de ses membres. Cette année les prismistes trifluviens ont remonté la St-Maurice de la Gabelle (barrage important de Hydro-Québec) jusqu'à Shawinigan où ils ont vu l'ombre de la Tour de l'Énergie qui surplombe majestueusement un paysage à couper le souffle. Quelques rencontres ont aussi été partagées avec Prisme Montréal.
Le groupe trifluvien n'est pas insensible aussi aux milliers de visiteurs et participants au Festival international de la poésie. Cet événement attire des milliers de visiteurs. Cette année plus de 100 poètes venus d'autant de pays viendront célébrer ce bel art de l'écriture.
Au niveau communautaire, l'activité est un peu plus timide. Le CLSC travaille au niveau des parents qui ont des enfants homosexuels, et des lesbiennes se rencontrent dans quelques organismes pour femmes. Quant au Cégep de Trois-Rivières, il maintient une aide à ses étudiants gais, mais l'anonymat est presque toujours présent à ce nouveau. Une association gaie chez les jeunes a récemment vu le jour. Toutefois, après une annonce officielle dans les médias locaux, rien ne transpire présentement de leurs acti­vités. Quant aux rencontres gaies à Trois-Ri­vières, elles se font au hasard d'une marche au parc portuaire, dans les resto-bars ou sur les nombreuses terrasses du centre-ville qui a conservé son style architectural d'antan.