autos estivales

Style et plaisir!

Denis-Daniel Boullé
Commentaires
prix et à modèle comparable, c’est le style qui aura le dernier mot au moment de l'achat d'une voiture. Les constructeurs l’ont compris depuis longtemps. S’il fut un temps où les petites voitures économiques étaient insipides avec un look d’une banalité aussi triste qu’un hiver sans fin, la tendance s’inverse. Aujourd’hui, même le modèle d’entrée de gamme doit jouer la séduction, d’autant que ce sont souvent sur les modèles les plus populaires que les manufacturiers tirent leur plus grande marge bénéficiaire. La compétition étant grande, chaque compagnie doit rivaliser d’audace et risquer parfois l’échec, comme ce fut le cas de General Motors avec l’Aztek. Alors avec le printemps qui s’en vient et l’appel du grand large qui se fera bientôt sentir, une fois que vous aurez établi les paramètres de votre futur mode de locomotion, laissez votre cœur parler. Ils ont une force d’attraction irrésistible, surtout parce qu’a priori au Québec, ils représentent une incongruité : les cabriolets. Cachés l’hiver, ils réapparaissent avec les premières feuilles. Valeur sûre
Le Mazda MX-5, qui a connu son heure de gloire sous le nom de Miata, a régné sans partage sur le monde des petits roadsters abordables. La nouvelle génération a été améliorée sur tous les plans sans rien perdre de sa silhouette féline. General Motors a décidé lui aussi de s’attaquer à ce nouveau marché avec deux modèles à suivre. Premièrement, la Pontiac Solstice, dont la calandre agressive fera tourner bien des têtes. Un bémol cependant, une fois la capote repliée dans le coffre, il n’y a plus aucun espace pour les bagages. Comme les rangements sont à peu près inexistants, l’utilisateur devra voyager léger (une brosse à dents et une boîte de condoms). Ensuite, la Saturn Sky, avec la même architecture que sa cousine Pontiac, aura la lourde tâche d’élargir la perception de la marque trop sage aux goûts de certains et d’accrocher une clientèle plus jeune, plus sportive.

Hors concours
Deux cabriolets suscitent toujours autant de curiosité, surtout quand ils circulent après une chute de 15 centimètres de neige et sous un froid sibérien. La Mini, avec quatre vraies places, devient un véritable petit bonheur sur route dès les premiers beaux jours et nous ferait croire que la plage est au bout de Saint-Laurent et que des palmiers bordent la Sainte-Catherine. Enfin, la Smart cabriolet, loin de susciter la réprobation, donne le sentiment à son propriétaire de faire sa part dans la réduction des émissions de gaz carbonique.


Les classiques
La plupart ont conservé leur toit de toile. Le toit dur rétractable, qui fait fureur chez les constructeurs européens, est réservé ici aux modèles de luxe comme Mercedes ou Lexus. L’Audi A4, la BMW série 3, la Pontiac G6, la Ford Mustang ou encore la Toyota Solara ont un avantage indéniable, elles sont de vraies quatre places. De nouvelles venues viennent élargir encore le choix possible. Volvo a dévoilé sa proposition de cabriolet, la C70 sur la base de S40, qui aura la particularité d’offrir un toit rétractable en trois morceaux. Quant à Volkswagen, le manufacturier allemand offre toujours la version décapotable de sa New Beetle.

Le multisegment se démocratise
Apparu pour occuper des créneaux réservés à ceux et celles qui voulaient se distinguer (Nissan Murano, Infiniti FX, Chrysler Pacifica), le multisegment gagne de plus en plus sa place dans les gammes des constructeurs. Avec la Caliber, Dodge a décidé de frapper fort. Le modèle doit conquérir le cœur aussi bien des Asiatiques, des Européens que des Américains du Nord au Sud du continent. Attention, sa calandre et ses ailes proéminentes n’ont rien à voir avec une interprétation néo-rétro à la PT Cruiser ou à la Chevrolet HHR. Du moins, ce n’est pas ce que souhaitent les concepteurs du Caliber. Dans la même veine, Ford remplacera sous peu son Escape pour le Edge, appelé MK X dans sa version luxueuse chez Lincoln. Les designers ont tenté d’effacer toute ressemblance avec un utilitaire ou un VUS en arrondissant les angles, effilant les calandres. Même objectif chez GM qui mettra bientôt sur nos routes l’Enclave, appelé à ressembler au Buick Rendezvous et au Buick Rainier, avec des rondeurs et des courbes rappelant les propositions de Subaru, avec le B9-Trebica, et de Mazda, avec le CX-7. Plus civilisés, développant des motorisations hybrides pour se conformer à la tendance écologique actuelle, les multisegments petits ou pleine grandeur risquent de détrôner les familiales.

Vétéran revu et corrigé
Acharnement thérapeutique ou réel miracle de la chirurgie esthétique et de la greffe d’organes, le Jeep TJ ne raccroche pas. À première vue, seuls des yeux exercés percevront les différences tant elles sont discrètes. Les angles de la carrosserie sont encore plus vifs, pour mieux l’ancrer dans le look Jeep tel que dévoilé avec le Commander. Mais c’est en profondeur que les changements sont les plus radicaux : nouvel habitacle, nouveau châssis, nouveau moteur, nouveaux trains roulants. Jeep ne s’est pas contenté, comme par le passé, de changements mineurs.

Entrée de jeu
Deux nouvelles sous compactes feront bientôt leur entrée dans les salles de montre : la Honda Fit et la Nissan Versa. Elles rejoindront le groupe très fermé des Kia Rio, Toyota Yaris, Suzuki Swift, Hyundai Accent, Chevrolet Aveo et Pontiac Wave. La Fit et la Versa risquent de redéfinir les critères et donc les attentes de ceux et celles à la recherche d’un modèle abordable mais offrant le maximum de sécurité, de confort et… de style.