Ça commence comme ça…

Bruxelles

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Éric Bergeron entreprenait, au mois de mai, un voyage en Europe qui se poursuivra jusqu’en octobre. Durant cette période, il aura l’occasion d’assister à plusieurs évènements gais reconnus internationalement. Ce mois-ci, il nous donne une vision générale des émotions, couleurs et sensations qu’il a vécu lors de la Démence de Bruxelles et lors de son passage en Corse. La démence de Bruxelles? Mais de quelle démence parlons-nous exactement?
De celle qui nous guette tous de manière sournoise et qui s’apprête à transformer nos vies si on ne prend pas garde? N’est-ce pas un signe annonciateur de tout abandonner – travail, famille, amis, sécurité – pour aller vivre une expérience unique et profiter d’une opportunité qui n’arrive qu’une fois dans une vie? Peut-être! Et si c’est le cas, j’aimerais bien vous en faire profiter et partager avec vous ces moments forts qui, je l’espère, vous feront vibrer avec moi tout au long de ce périple d’une durée indéterminée pendant que je contrôle encore ma destinée…

Me voici donc à Bruxelles, à 7 heures du «mat», un peu poqué, où mon copain m’attend impatiemment. Car ce périple qui me mènera dans toute l’Europe, je ne le vivrai pas seul mais en bonne compagnie! Au fil des jours et des expériences, j’essaierai de vous transmettre les odeurs, les expériences, les goûts de la vie gaie européenne adaptée à mon itinéraire.

L’autre démence, «La DÉMENCE» sera vraiment le départ de ce trip européen. La DEMENCE, ça se passe en Belgique, à Bruxelles, dans un club appelé le Fuse.

Pour certains, le party commence dans l’autobus ou dans le train qui les mènent au Fuse avec le DJ à bord. Ils rejoignent les autres, de 22 heures à midi, pour la grande fête. Et toute une fête! Un vrai party à l’européenne. Des gars de partout, de France, de Hollande, d’Allemagne, de Belgique et de bien d’autres pays. Je suis arrivé à 23h30 et déjà, c’est rempli à craquer. Pas de file d’attente, ça sent la testostérone, il fait chaud, il y a des bouteilles de verre partout par terre, les gogo boys ne savent plus comment se déhancher pour attirer l’attention et moi, je n’attends que le moment où ils laisseront leur podium pour prendre leur place, le temps de vivre mon heure de gloire!

Pour 10 ou 15 euros, la Démence, ça vaut le déplacement. Mes amis européens m’en avaient déjà parlé et je n’ai pas été déçu.

Pour la musique, facile d’avoir le pas. Par contre, les DJ du nord de l’Europe ne ressemblent en rien aux sons américains auxquels nous sommes habitués dans nos partys. Très peu de vocals mais beaucoup de rythme. La Démence a d’ailleurs des DJ résidents français, allemands, espagnols et belges. De quoi lâcher son fou et transpirer toute l’énergie accumulée pour cet évènement. Mais la grande question : comment sont les mecs?
Il y en a pour tous les goûts. Certes, les musclés bronzés qui sentent les stéroïdes à l’entrée sont plus rares qu’à Los Angeles mais tout de même, on peut en apercevoir quelques-uns! Ce qui compense amplement par contre, c’est la chaleur et les beaux bronzés naturels du Sud, avec leur accent à faire fondre même les plus frigides… Érico, Érico!! Et puis, il y a tous les autres, les drags, les fashion victims et les messieurs cuir! Hmmm!
Ma rencontre la plus surprenante a sans aucun doute été celle avec un personnage très sympathique et, je pense, exclusif à l’Europe : Madame Pipi. En effet, cette dame passe la nuit à essuyer les sièges de toilette après chaque usage, à activer les chasses d’eau et à échanger quelques mots avec sa clientèle multicolore. J’en avais déjà vu dans les toilettes publiques mais jamais, à ce jour, dans ce type de soirée!
Comme quoi changement de pays et changement de mœurs vont bien ensemble!