La vie en rose

Francis Lagacé
Commentaires
«Quand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas...» (Piaf) Voir la vie en rose, c’est nager dans le bonheur, se rafraîchir avec du rosé ou du rhum, faire ce qu’il nous plaît en ces chaudes périodes. Les rosés
Le Domaine du Grand Saint-André 2004 Costière de Nîmes est d’une belle couleur rose bonbon. Le nez évoquera pour vous le bonbon à la fraise surette. Bien qu’un peu court en bouche, il est très agréable par sa minéralité, son acidité de fraise pas encore mûre et son aspect rafraîchissant, s’il est pris très frais. (No 10263752; No 03449832122646; 13,40 $) C+
Souhaitons qu’arrive bientôt au Québec le rosé Pansy 2004, dégusté lors d’une présentation de la maison Kim Crawford de Nouvelle-Zélande. D’un rose marqué, il a une odeur minérale jointe à celle du bonbon à la fraise sucrée. Très fruité et minéral en bouche, il manifeste un peu de sucre résiduel. C’est un apéro qui plaira. Si la SAQ décide de le commander, il devrait se vendre 16,95 $. Il est fermé par un bouchon vissable, ce qui le protège du méchant goût de liège. B
Le Rubis d’automne est un mélange alcoolisé de cidre et de canneberges venant de la cidrerie Léo Boutin à Mont-Saint-Grégoire. Costume couleur chair-de-truite, nez de pomme et de canneberge (on s’en serait douté), il apporte en bouche des surprises avec son goût de fruits des sous-bois comme la salsepareille et autres éricacées (la famille des bleuets). Remplace facilement le kir en apéritif et n’hypothèque pas votre langue, car il n’est pas trop fort en alcool (9 %). (No 10233668; No 00055054826069; 16,90 $) B
Le Marqués de Cáceres nous revient avec son rosé 2004. Ce charmant rioja est d’une jolie robe rose et fait un peu de perles sur les parois du verre quand il est bien rafraîchi. Son nez minéral se complète par le bonbon anglais. La bouche gourmande fait une salade de fruits où dominent la banane et la fraise poivrée. Le tout ne manque pas de minéralité. (No 10263242; No 8410406611052; 13,70 $) B

Dans l’appellation Chinon, on retrouve le rosé René Couly 2003 de la maison Couly-Dutheil. Œil couleur chair-de-truite, nez minéral où apparaissent les bonbons anglais, il offre peu d’acidité en bouche et une certaine souplesse. Il est assez original par ses nuances de papaye et sa finale qui rappelle le cigare cubain. (No 10263701; No 3700001018079; 19,70 $) B-

Beaucoup plus au sud, on trouvera dans le beau terroir de Saint-Chinian le Clos Bagatelle rosé 2003 produit par les Vignerons des 4 Vents. Il se vêt d’atours œufs-de-saumon et se pomponne de matière minérale et de bonbons anglais. Les papilles gustatives décèleront des nuances de raisins macérés, de bonbon acidulé, de minéralité et de poivre. (No 10263576; No 659264115489; 16,40 $) B-

Du rhum, des hommes...
Doit-on boire le rhum en apéritif ou en digestif? Pur à petites lampées ou en cocktail? La réponse, c’est «comme on veut». Lors d’un séminaire sur le rhum, tenu à Montréal le 10 mai dernier, la maison Bacardi nous faisait connaître la nouvelle allure de sa bouteille de 750 ml de rhum blanc, cette boisson très franche et bien parfumée aux saveurs de baies et de fruits. La texture en est légèrement moelleuse, il est cordial et parfaitement incolore. À 20,95 $ la bouteille. B-

Parmi les nombreux produits de Bacardi, le Bacardi 8 est un rhum brun composé d’un assemblage de jeunes rhums, lesquels sont vieillis pendant plus de huit ans en fûts de chêne américain. D’un beau teint ambre moyen, il sent bon le butterscotch et l’abricot. À la dégustation, il se montre rond, souple, moelleux sur la langue avec un petite touche de poivre et un bel alcool pas agressif. À 30 $ la bouteille. B+

Saveurs diverses
La maison canadienne Jackson-Triggs produit dans la vallée de l’Okanagan un chardonnay appelé Jackson-Triggs Proprietors’ Reserve Chardonnay dont j’ai goûté le millésime 2003. Portant une jolie robe paille, il se parfume de fruits et d’épices (muscade). Quand on le savoure, il est bien rond, un peu toasté et rappelle l’amande grillée. Il est élevé en barriques de chêne français et américain. (No 10302555; 13,95 $) B-
Le Gewürztraminer 2000 de la maison Léon Beyer s’habille de paille pâle. Il émet des effluves puissants de fruits exotiques et des notes épicées bien présentes. Sur l’organe lingual, il révèle une belle minéralité couplée à un fruit charmant. Rond et souple, il rappelle le litchi. (No 978577; 23,75 $) B+

Apprivoiserez-vous ce petit manchot qui vous fait de l’œil? The Little Penguin Merlot 2004 est un vin d’Australie du Sud-Est. Son œil rubis profond laisse deviner ses arômes de fruits mûrs. Dans la cavité buccale, il se fait tout rond, plein, poivré, vanillé et tout de même soyeux. Très bon rapport qualité prix. Je vous parlerai une autre fois de son petit frère blanc. (No 012354010062; 13,95 $) B- Le mois prochain, je vous reviendrai de Bordeaux. Ce qu’il faut en faire des sacrifices!

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