Doux printemps

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Un petit air connu vous est venu en tête dès que vous avez lu mon titre. Mais je pensais surtout à Michel Simon qui chantait : «Le printemps sans amour, c’est pas le printemps. Le mois de mai sans aimer, c’est pas le mois de mai.» Et ce joli mois de mai se prête bien aux vins blancs en terrasse, puis aux vins rouges plus réconfortants en soirée. Afin que ces rencontres amoureuses autour de bouteilles charmantes ne vous soient pas trop coûteuses, j’ai fait l’effort, ce mois-ci, de proposer des boissons dont le prix n’excède pas 20 $. La mise en bouche
Essayez comme apéritif cette invention originale de la cidrerie Larivière à Saint-Théodore d’Acton en Montérégie. La Cidraise est un cidre auquel on mélange de la fraise. Belle robe ambre foncé qui tournoie pour nous embaumer évidemment de pomme, de fraise et, plus curieusement, de banane. Son attaque est surprenante et bien alcoolisée. On y retrouve des notes de fruits des bois et un peu de poivre en finale. Ce liquide cordial doit être pris bien glacé. Disponible à la SAQ en format de 550 ml. (No 733816; 16,90 $) B. Si vous aimez les apéritifs plus délicats, vous apprécierez Les Pouches 2003, un vin de Saumur blanc (non, il n’est pas trempé dans le sel; Saumur, c’est une région) aux habits très clairs presque incolores. Le nez évoque la lime et le raisin blanc. La bouche est ronde, minérale et offre un alliage d’agrumes et de noix. Doté d’une belle acidité et fort charmeur, ce vin croustillant se boit avec grand plaisir. (No 3700147315193; 13,90 $) B+.

Antipodes américains
D’Argentine, en gradation, deux vins qui méritent notre intérêt soutenu.
Je me rappelle au bon souvenir d’oncle Charles en lui proposant ici le classique Chardonnay de Rio de Plata 2003 de la maison Etchart. Vin solide (13 % d’alcool) à la jolie robe jaune clair, il a un nez de vanille et d’amandes grillées. En bouche, sa minéralité s’accompagne de sensations de fruits exotiques. (No 779009300072; 10,95 $) B-.

Les frères Lurton, bien connus dans l’Aquitaine, font des innovations dans la vallée de Mendoza, la grande vallée vinicole argentine. Leur Pinot gris 2004 est d’un beau jaune clair. Le nez plaît avec ses arômes minéraux combinés aux agrumes et au poivre. La bouche marie avec bonheur la minéralité avec le pamplemousse et le litchi. Pour les apéros, les entrées de poisson, etc. (No 635335320211; 15,15 $) B.

Antipodes océaniques
L’Australie fournit des vins très musclés. Voici deux costauds à aborder si on ne craint pas les taux élevés d’alcool et la forte teneur en tannin. Le Bin 888 Cabernet Merlot 2001 de la maison Wyndham s’habille de rubis profond. Son nez légèrement fumé rappelle la viande, les cerises et les fruits noirs pour finir en note de café. Dans l’orifice buccal, la rondeur est bien évidente et la vanille s’harmonise à merveille avec la cerise. Tannins bien présents mais tout de même souples. Accompagne à merveille les viandes rouges. (No 08043213307; no 324574; 17,95 $) B+.

Le Shiraz 2002 de la maison Yalumba dans la région de Barossa est d’une grande richesse, ce qui se voit tout de suite à son costume pourpre. Les effluves de cerise, de fumée et de sang frais annoncent un liquide qui satisfera votre palais. Très rond, bien tannique, alliant salsepareille (un fruit noir des bois) et poivre, il est d’une richesse qui le fait apprécier autant avec les viandes que les pâtes bien tomatées. (No 524926; 20,75 $ oups! juste au-dessus des 20 $) B+

Tout pour se livrer aux folies printanières.

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