États-Unis

L'exclusion des homosexuels coûte cher à l'armée

Nicolas Lavallée
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L'armée américaine a dépensé 200 millions de dollars en dix ans pour remplacer les 9.488 soldats homosexuels exclus du service dans le cadre de sa politique "ne rien dire, ne rien demander" adoptée en 1993, révèle une étude parlementaire publiée jeudi dernier. Cette politique, prévoyant que les soldats homosexuels peuvent rester dans l'armée s'ils ne font pas état de leur orientation sexuelle, avait été adoptée comme compromis, après la polémique soulevée par le président Bill Clinton qui souhaitait lever le bannissement des homosexuels dans l'armée.

L'étude du Government Accountability Office, équivalent du Conseil du trésor, relève que 8% des homosexuels exclus entre fin 1993 et 2004 occupaient des postes importants. Par ailleurs, 3% d'entre eux parlaient des langues étrangères recherchées.

En l'absence d'autres données, l'étude porte uniquement sur les coûts du recrutement et des entraînements.

Sur les 9.488 militaires exclus pour homosexualité, 73% sont des hommes contre 27% de lesbiennes. La très grande majorité d'entre eux a été exclue pour s'être déclarés homosexuels ou bisexuels, tandis que 16% d'entre eux l'ont été après avoir entretenu, tenté d'entretenir ou sollicité des relations homosexuelles.