LE CONCOURS Jeune Entrepreneur 2004

Un important coup de pouce

Lynda Brault
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Alors que la Chambre de commerce gaie du Québec (CCGQ) vient de lancer un appel à tous les jeunes pour participer à la troisième édition du concours Jeune entrepreneur gai, nous publions la seconde de deux entrevues expliquant l’importance d’un tel prix et les portes qu’il aide à ouvrir. Ce mois-ci, nous rencontrons David Touchette, de l’agence Prince & Rebel, lauréat du concours en 2003. Un an après, quel a été l’effet de ce prix dans ton développement d’affaires?
Le prix m’a obligé à structurer la planification et le développement de mon entreprise. Il a fallu présenter un plan d’affaires qui couvrait aussi les étapes du financement. Je pense que cette aventure m’a aidé à développer mon côté «homme d’affaires». Le soutien de la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse (FMMJ) est indéniable. Ils fournissent une méthode de travail et l’encadrement qui va avec. Ils étaient toujours là pour répondre à mes questions.

De savoir que la Fondation a choisi mon projet par-dessus tous ceux qui ont été présentés veut dire quelque chose ! Ça a vraiment été un coup de pouce incroyable ! Prince & Rebel a connu une expansion rapide au cours des derniers temps, et je réalise que je me suis un peu égaré de la mission première de l’agence. On est en train de faire un retour vers les modèles masculins uniquement. C’est un marché que je connais très bien. Il ne faut pas toujours essayer de plaire à tout le monde et à sa sœur !

D’après toi, quelle est l’importance de ce genre de prix pour un jeune entrepreneur?
C’est dur de se faire une place… surtout quand on est jeune ! L’argent nous permet d’assurer le démarrage et le prix comme tel procure un appui moral de premier ordre. La FMMJ nous oblige à nous structurer. Ils ont des critères très élevés et cela nous force à nous dépasser constamment. Juste mon plan d’action… j’ai dû le recommencer plusieurs fois pour être certain qu’il soit parfait !

L’appui de la CCGQ et celui de Fugues nous ont donné une crédibilité certaine. Grâce à eux, j’ai réussi à recruter de nouveaux mannequins de qualité, ce qui est la base même de mon entreprise. Il est très difficile de percer dans le milieu de la mode et le fait que je sois appuyé par un magazine réputé comme Fugues m’a donné la crédibilité dont Prince et Rebel avait besoin. Je n’aurais pas eu une meilleure notoriété avec un journal comme Les Affaires, par exemple! Fugues parle, entre autres, à ma clientèle cible : les gens de l’industrie de la mode!

Aurais-tu des conseils à donner aux jeunes qui désirent s’inscrire?
Le premier et le plus important est de focaliser constamment sur son objectif. Il faut savoir s’entourer et écouter. Il faut aussi s’amuser, et le secret d’un bon équilibre : avoir un chum patient !