Témoignage

Un portrait de ce signifie être gai au Québec

Logan Cartier
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Je suis un lecteur régulier de Fugues depuis le printemps 1996, au cours duquel j’ai célébré mon 18e anniversaire et ma sortie du placard. C’est un de mes professeurs au cégep, que je savais être gai et à qui je m’étais confié, qui m’a offert un exemplaire de votre édition de mai, voyant que j’étais désemparé. Moi qui venais de traverser une période difficile reliée à la difficulté à m’accepter comme gai, j’ai trouvé en Fugues un outil incroyable d’informations. Même si je n’en étais pas complètement conscient sur le moment, vous m’avez aidé à mieux m’accepter, à briser mon isolement. Au cours des années, j’ai apprécié votre souci d’offrir un portrait relativement complet de ce que c’est que d’être gai au Québec. À mes yeux, vous avez réussi à être à la fois militant et objectif, critique et léger. Votre soutien constant des groupes communautaires — par vos listings, agenda et reportages — est exemplaire et traduit à mon sens un véritable souci de faciliter la vie aux gais qui vous lisent. Il y a deux ans, je suis allé étudier un an en Californie et, très sérieusement, je n’ai rien vu de comparable (votre site internet m’a permis de garder contact avec l’actualité gaie québécoise. Une fois par mois au moins, j’allais vous lire...). Il y a bien des journaux militants et d’autres s’intéressant au nightlife, mais aucun, comme Fugues, ne s’intéresse à toutes les facettes de ce que c’est qu’être gai en 2004. Merci beaucoup d’être ce que vous êtes.