ArTradex dans le Village

L’ancien Ouimetoscope métamorphosé en galerie d’art

Yves Lafontaine
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La vie au sein du Village était déjà très diversifiée et passionnante, tant au niveau des activités qu’au niveau des commerces. Elle l’est encore plus depuis l’ouverture de la galerie ArTradeX, dans l’édifice qui a longtemps abrité le cinéma Ouimetoscope. Cette incroyable reconversion tient compte du quartier où se trouve ce nouveau lieu de diffusion de l’art. En effet, cette galerie offre une section consacrée aux œuvres gaies et lesbiennes. ArTradeX, une importante galerie d’art en gros de Montréal qui avait sa salle de vente et d’exposition sur Beaver Hall, déménageait ses pénates, le 2 juin dernier, dans l’ancien Ouimetoscope, l’un des plus vieux cinémas d’Amérique du Nord. L’immense galerie (plus de 20 000 p2 d’exposition) offre un éventail très large de styles, de techniques et de formes artistiques : des tableaux à l’huile aux objets d’art raffinés; des impressionnistes aux cubistes; des paysages aux portraits; des pièces uniques aux reproductions de grands maîtres de l’histoire de la peinture, en passant par des nus masculins. Dans le respect de la politique de prix qui a fait le succès d’ArTradex, les milliers d’œuvres d’art qui s’y trouvent sont offertes à des prix révolutionnaires.

«Chez ArTradeX, nous n’avons qu’un seul but : mettre à la portée de tous les plus belles peintures à l’huile, et ce, aux meilleurs prix, explique Philippe Amar, le propriétaire de la galerie. Nous travaillons depuis longtemps dans le marché de l’art et nous avons décidé de monter ce concept unique de galerie accessible à tous. Nous avons nous-mêmes déniché des artistes pour offrir au public des œuvres abordables.» C’est ainsi qu’on retrouve chez ArTradeX des toiles, des assiettes d’un artiste montréalais, des vases grecs, des statuettes de bronze… Le tout à partir de 50 $ et ne dépassant pas 1000 $. Les encadrements sont aussi offerts au prix de gros, soit tout à moitié prix.

Philippe Amar est un négociant d’art qui vend la production d’artistes d’ici et d’ailleurs sur le marché américain. Il nous confiait, il y a quelques mois, que parce qu’il n’y a pas d’intermédiaire, il peut vendre 400$, une œuvre que les galeries californiennes vendraient 2000$. Français d’origine, amateur d’art et lui-même peintre, Philippe Amar conçoit que le grand public a autant le droit que les riches de posséder de belles œuvres.
ArTradeX, qui compte également une succursale au Centre Rockland, offre dans sa galerie du Village une section gaie et lesbienne importante. Dans un vaste espace, situé à l’arrière de la galerie, des centaines de toiles de nus, tant féminins que masculins, sont accrochées aux murs. Ce genre d’œuvres est relativement difficile à dénicher d’habitude, me confiait récemment un vieil ami gai. Et lorsque je lui ai parlé de l’ouverture de cette galerie, il s’est bien promis d’y faire un tour. Il ne sera pas seul...

ArTradeX, 1206, rue Sainte-Catherine Est (en diagonale avec la station de métro Beaudry), est ouverte tous les jours: du lundi au vendredi, de 11h à 21h; le samedi, de 11h à 22h, et le dimanche, de 12h à 20h.

Une grande partie de la vaste collection peut aussi être vue sur le site Internet à l’adresse www.ArTradeX.com.