Mexique

L’Église catholique s’oppose à une candidate transsexuelle

Caroline Lavigne
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Une transsexuelle de 25 ans, Amaranta Gomez, candidate pour les élections parlementaires, a relancé le débat sur la séparation entre l’Église et l’État au Mexique. Elle est candidate pour le parti Mexico Posible qui propose un programme progressiste : décriminalisation de l’avortement, reconnaissance des droits des gais et des lesbiennes et légalisation de la marijuana. Cette candidature a suscité de vives réactions au sein de l’Église catholique qui s’est immiscée dans le débat politique. L’évêque Gasperin a ainsi déclaré que les catholiques ne pouvaient pas «voter pour un candidat qui ne respecte pas la dignité humaine, tels que ceux qui soutiennent la prostitution, les unions homosexuelles ou les lesbiennes». Le parti Mexico Posible s’est plaint auprès du gouvernement qui a convoqué les autorités religieuses. En outre, la semaine dernière, 64 intellectuels et artistes ont acheté une page publicitaire dans un journal pour exprimer leur soutien à la jeune femme. Gomez est consciente qu’elle a peu de chance de gagner, mais est satisfaite du débat suscité par sa candidature. «Nous ouvrons l’espace politique de notre jeune démocratie», a-t-elle déclaré.