Et le paradis à la fin de vos jours…

Puerto Vallarta

Claudine Metcalfe
Commentaires

J’ai deux amis qui mettent leur B&B de Montréal en vente afin d’aller s’installer à Puerto Vallarta, ce joyau de la "Côte d’Azur" du Mexique, la "Riviera" de l’État de Jalisco. Je les comprends de vouloir troquer notre froid contre toutes les bontés qu’offre Puerto Vallarta!

La ville est située dans l’une des plus grandes baies d’Amérique, la baie de Banderas. Cent-dix kilométres de plage, dont vingt kilomètres sans interruption. En 1963, l’année où La nuit de l’iguane a été tourné à Puerto Vallarta, il n’y avait que 5 000 habitants. Aujourd’hui, ils sont plus de 350 000 habitants, vivant presque tous du tourisme, à demeurer dans cette ville culturelle et dynamique.

La ville de Puerto Vallarta est une ville typique du Mexique, mariant les charmes d’antan aux services modernes, ce qui en fait une destination exceptionnelle. Les autres destinations, certes, offrent elles aussi la combinaison plage-soleil, mais ici, on y trouve en plus une touche espagnole et les commodités contemporaines. Tout n’y est que charme, avec ces pittoresques rues étroites, les traditions très souvent teintées de religion, le folklore, les villas blanches aux toits rouges, les balcons de fer forgé… Ce n’est pas un ghetto de touristes ni un ville terne, non plus les imitations de la Floride que sont par exemple devenus Cancun, Ixtapa ou autres.

Ici, rien ne presse, c’est le rythme mexicain, le manana. Cela ne veut pas dire nécessairement demain, mais un moment dans l’avenir, rapproché ou non. Nous avons le temps, nous sommes en vacances et il faut en profiter pour délaisser notre rythme de fou.

Pour commencer, une petite visite de la ville s’impose. Un tour de train gratuit est mis à la disposition des touristes, le Trolley Tour Bus. Vous verrez le principal, histoire de vous situer. La ville a été abîmée par un terrible ouragan le 25 octobre dernier. Les deux principales artères commerciales, Juarez et Malécon, ont été endommagées, mais toutes les boutiques et restaurants sont maintenant ouverts. Les monuments sur la plage et la place publique sont en reconstruction. (C’est plus au nord de la baie que des restaurants et complexes hôteliers ont été détruits). Tous les marchands d’art, les galeries, les restaurants, les café-bistros et les boutiques de vêtements sont ouverts et offrent un merveilleux choix. Artisanat, argent, onyx, étain, cuir, poterie, téquila, vanille et épices sont de bons achats. Imaginez, il y a plus de 350 restaurants pour répondre à vos goûts! Il faut se rappeler que les Mexicains aiment bien barguiner!

Les fans d’Elizabeth Taylor ne manqueront pas de visiter sa maison ainsi que celle de Richard Burton, reliées par une petite passerelle au-dessus d’une de ses étroites et romantiques rues de la ville. Il ne faut pas manquer de visiter l’église de la sainte patronne du Mexique, Notre-Dame de la Guadeloupe. Lors de ma visite, j’ai assisté aux processions des habitants qui défilent dans les rues, souvent en habit folklorique, avant de s’engouffrer, groupes après groupes, dans l’église. Plus de 200 000 personnes soulignent les fêtes religieuses, c’est très émouvant.

La ville est divisée en deux par la petite rivière Rio Cuale. C’est sur une petite île, la Isla Cuale, que la ville a été fondée il y a 100 ans. En allant vers le sud, on arrive dans la vieille ville où sont situés les établissements gais, dans la zone romantique.

La ville est très sécuritaire, ouverte et agréable puisque plusieurs artistes, des vedettes d’Hollywood et plusieurs étrangers y résident à l’année. Les destinations de villégiature comme celle-ci deviennent ainsi, souvent, le paradis des gens de l’avant-garde. Il n’est pas rare de voir des couples gais ou lesbiens se tenir par la main dans la plus grande indifférence des autres passants. Mais ce n’est quand même pas un éden gai!Néanmoins, j’ai visité pas moins de cinq bars gais, sans compter les restaurants et boutiques qui affichent le drapeau arc-en-ciel et partout, les gens sont très gentils et l’ambiance est à la fête. La clientèle est majoritairement composée d’hommes gais, mais des lesbiennes s’y réunissent aussi dans une parfaite harmonie. On se retrouve sur les rues Libertad, I.L. Vallarta et Olas Altas. L’Antropology et Los Balcones sont des bars-bistros très sympathiques. Les gens se donnent rendez-vous pour le coucher du soleil dans un petit bar sympathique (pas facile à trouver!), le Descanso del Sol. Le Paco Paco et le The Palm sont les boîtes de nuit les plus prisées. Toutes ces adresses sont près de la plage gaie et des fameuses chaises bleues. Sur la plage, tout ce beau monde est réuni pour profiter du soleil et des activités aquatiques.

Comme je désirais plus de tranquillité, je demeurais de l’autre côté de Nuevo Vallarta, à 40 minutes au nord du centre-ville, à l’hôtel Royal Decameron dans le village de Bucerias. J’y ai d’ailleurs rencontré Jean-François Grenier, représentant de Nolitour… qui m’a refilé les bonnes adresses gaies de la ville! De ce côté, les plages semblent sans fin, avec du beau sable propre à perte de vue, des gardiens qui veillent sur notre sécurité et pas de vendeurs sur la plage. Certes, il n’y avait pas beaucoup de couples de gais et de lesbiennes, mais l’ambiance est assez ouverte pour y rencontrer des couples d’amis, des gais et des lesbiennes en vacances, venant de Vancouver, de Toronto et bien sûr du Québec.

Puerto Vallarta est sans contredit l’une des plus belles destinations soleil, et pour nous, l’une des plus sécuritaires en tout point. Nous vous suggérons de contacter une agence de voyages gaie ou un grossiste pour faire vos réservations et vous faire suggérer les hôtels les plus gay friendly.