Festival de films et vidéos image+nation gaie et lesbienne, du 19 au 29 septembre

Après quinze ans, toujours aussi essentiel

Yves Lafontaine
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Diffusions gaies et lesbiennes du Québec — et les bénévoles qui s’y sont impliqués — s’est donnés, il y a quinze ans, la mission de favoriser la présentation à Montréal de productions cinématographiques et vidéographiques à thématiques gaies, lesbiennes, bisexuelles et transsexuelles en organisant le festival de films et de vidéos image+nation gaie et lesbienne. Depuis ses débuts, ce festival n'a jamais cessé d'offrir un témoignage intense et riche, fait d'expériences vécues de l'intérieur, et de proposer un point de vue exposé rarement dans la culture dominante. D’un petit événement marginal, image+nation gaie et lesbienne est devenu, au fil des ans, un événement populaire qui a permis à plus de 3 000 œuvres cinématographiques d’être présentées à Montréal. Son importance, tant culturelle que sociale, est indéniable. Le jury des Prix Arc-en-ciel a d’ailleurs tenu à souligner son apport en lui remettant cette année le prestigieux prix "Organisme". Comme ce fut le cas l’an dernier, environ 30 000 personnes devraient assister à l’édition 2002 du festival, qui célèbre cette année son quinzième anniversaire. Nous avons rencontré les deux organisatrices — la directrice de l’événement, Charlie Boudreau, et la responsable de la programmation, Katharine Setzer — pour qu’elles nous donnent un avant-goût de cette édition anniversaire, qui est de plus en plus "queer", à l’image de la production cinématographique et vidéographique du moment. Si, par le passé, certains ont reproché le côté très américain de l’événement, de par la place quasi omniprésente du cinéma anglo-saxon dans la programmation, il est impossible de ne pas constater combien la sélection est maintenant réellement internationale. "Il se produit de plus en plus de films abordant les thématiques gaies, lesbiennes, bisexuelles, voire transsexuelles, partout dans le monde, pas seulement en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest", explique la directrice du festival, Charlie Boudreau, impliquée dans l’organisation d’image+nation depuis 1993. "Nous allons, Katherine et moi, au festival de films de Berlin, depuis quelques années déjà, et y dénichons toujours des films qui, très souvent, ne font pas les festivals de films gais nord-américains." C’est ainsi que des films en provenance de Chine, du Brésil, de l’Espagne, de l’Italie, d’Iran, du Sénégal, de Slovénie, de Suisse et de l’Australie font partie de cette quinzième édition d’image+nation .
Que nous réserve le cru de cette année? Plus d’une cinquantaine de longs métrages, le double de courts et moyens métrages, des primeurs et quelques films qui ont connu une courte sortie en salle, dont l’excellent L.I.E., l’hilarant Notorious C.H.O. et l’envoûtant Karmen Gei.

L’ouverture et la clôture
Le film d’ouverture, Claire, est un hommage au cinéma muet et un véritable tour de force. Utilisant des techniques et de l’équipement datant des années vingt, le cinéaste Milford Thomas signe une œuvre touchante qui s’inspire d’un conte japonais et réussit à nous émouvoir sans aucune parole. En cette ère où le cinéma devient de plus en plus numérique et où les effets spéciaux priment sur le jeu ou l’histoire, la démarche de Milfred Thomas n’en est que plus méritoire. Deux vieux fermiers gais découvrent, dans un de leurs silos, une mystérieuse princesse, originaire de la Lune, qu’ils se feront un plaisir d’aimer et de soigner comme si elle était leur propre enfant. Exceptionnellement, ce film sera présenté au Théâtre National, qui fut l’un des premiers cinémas de Montréal.
Retiré de la programmation l’an dernier pour des raisons de droits, Que faisaient les femmes pendant que l’homme marchait sur la lune? sera finalement présenté cette année en film de clôture. Cette coproduction entre la Belgique et le Canada, mettant en vedette Macha Grenon, est le premier long métrage de la scénariste de Ma vie en rose, Chris van Stappen. Situant l’histoire en 1969, van Stappen explore avec humour les turbulences d’une famille belge qui ne se doute pas que Sacha, qui vit désormais à Montréal, soit tombée amoureuse d’une femme et ait délaissé ses études en médecine pour apprendre la photographie. Odile, son amante, espère que la courte visite de Sacha en Belgique sera l’occasion de faire sa sortie du placard.

Quand les hommes vivront d’amour...

Traditionnellement, les films sélectionnés traitent, les uns de thématiques gaies, les autres de thématiques lesbiennes. Si cette séparation n’est plus aussi claire qu’avant dans le festival — les thématiques s’entremêlant entre elles et avec celles de la bisexualité et du transgendrisme —, il reste tout de même plusieurs films qui plairont d’abord et avant tout à un public d’hommes gais. En voici quelques titres.

AKA est le portrait, selon trois points de vue bien différents, d’un jeune homme issu d’un milieu ouvrier qui se fait passer avec succès pour un jeune aristocrate évoluant dans le jet set londonien et qui devient la coqueluche de tous. Une étude très adroite et pleine de nuances sur les rapports de classes, sur le pouvoir et la rédemption.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets britanniques décident d’envoyer des agents travestis en femmes de l’autre côté des lignes ennemies. All the Queen’s Men est évidemment une comédie, à mi-chemin entre Les Canons de Navaronne et Certains l’aiment chaud (oui, vous avez bien lu!) mettant en vedette Matt LeBlanc de Friends.
Sous-titré "Histoire d’hommes à Pékin", le film de clôture de l’édition 2002 du festival, Lan Yu de Stanley Kwan, est l’adaptation d’un roman gai chinois publié de façon illicite sur le Net en 1996. Lan Yu est un jeune étudiant en architecture qui se prostitue pour arrondir ses fins de mois. Un soir, un ami lui présente Chen Handong, un homme d'affaires issu de la grande bourgeoisie pékinoise qui le paie pour passer la nuit avec lui. Ce qui n'était au départ qu'une histoire sans lendemain se transforme en histoire d'amour maintes fois entravée par la peur de Chen Handong de s'engager. "Le cinéaste filme ces hommes avec pudeur, tendresse et talent, avec une certaine esthétique, dans la représentation des corps et des scènes d'amour en particulier", explique Charline Boudreau, qui rappelle que le cinéaste Stanley Kwan fut l’un des premiers cinéastes taïwanais à faire son coming out..

La thématique de l’homme marié qui a une double vie traverse quelques films de la sélection cette année, dont Second Skin (Segunda Piel) qui met en vedette Javier Bardem, et Ignorant Fairies (Le fate Ignoranti), en provenance respectivement de l’Espagne et de l’Italie. L’amour est un jeu dangereux avec Second Skin de l’Espagnol Gerardo Vera. Elana se rend bien compte que l’ennui qui se glisse dans son mariage avec Alberto n’est pas temporaire, mais elle ignore que c’est parce que son mari a une liaison avec Diego, un chirurgien ouvertement gai. Quand elle l’apprend, elle décide de tenter de reconquérir son mari, qui se retrouve coincé entre deux êtres qu’il aime.
Le troisième film de Ferzan Ozpetek — dont on avait beaucoup aimé Hamman — raconte l’histoire d’une femme qui découvre, à la mort de son mari, que celui-ci avait une liaison. Elle tente de trouver la maîtresse et tombe sur l’amant de son époux… Ignorant Fairies est un tableau de famille, la famille recomposée. Celle du mort comprend certes sa femme et la vie bourgeoise, confortable et un peu ennuyeuse qu’elle lui offrait; mais c’est aussi son amant, le charmant Michele, et sa tribu composée de gais, de travelos, de lesbiennes, de fag hag, tout un petit monde chaleureux et solidaire. Entre ces deux familles, traditionnelle et de substitution, le mort n’a pas voulu choisir. De la même manière, le film ne penche ni d’un côté ni de l’autre, ne milite ni pour un amour ni pour l’autre. Au contraire. Il tisse des fils entre les deux, établit des liens, rapproche les extrêmes et les anciens rivaux. Une comédie délicieuse et empathique.

Avec Lawless Heart, le réalisateur de Boyfriends nous revient avec une histoire d’amour lyrique et émouvante qui se déroule dans une petite ville d’Angleterre. Les amis et la famille de Stuart, le propriétaire du bistro du coin, réagissent fort différemment à l’annonce de sa mort par noyade. Son amant, Nick, mis de côté par la famille biologique, trouve réconfort auprès d’une nouvelle amie. Son beau-frère, Dan, fait circuler des rumeurs d’infidélité au sujet de Stuart et de Nick, sans imaginer l’existence d’une relation extramaritale surprenante. Son cousin bohème, Tim, qui ignore son décès, arrive sur ces entrefaites, espérant réconfort, mais ne trouvant là que ceux qu’il a l’habitude de fuir. Possédant d’indéniables qualités dramatiques et poétiques, Lawless Heart est l’illustration que les passions et les émotions survivent par-delà la mort d’un être cher.
Rappelant le style des films indépendants du Queer Cinema des années 90, Luster vibre au rythme de la génération X. Sam est le propriétaire d’une boutique de disques où Derek se procure ses vinyles. Tous deux sont amoureux de Jackson, le poète aux cheveux bleus qui travaillent occasionnellement à la boutique, mais dont le cœur ne vibre que pour Billy, un gars superbe qu’il a rencontré lors d’une orgie. Mais alors que Billy se montre plus intéressé par Sonny, une vedette rock dans le placard, l’arrivée du séduisant Jed, le cousin de Jackson, vient mêler les cartes... Un portrait assez pervers d’une certain scène queer de Los Angeles, réalisé par l’auteur de Natural History of Parking Lots.

Food of Love de l’Espagnol Ventura Pons est l’adaptation de The Page Turner, un roman de David Leavitt (The Lost Language of Cranes). Dans cette subtile comédie de mœurs, Paul, un jeune musicien secrètement amoureux d’un pianiste de renommée mondiale, réussit à attirer l’attention de l’objet de son désir, de même que celle du gérant et amant de ce dernier, lors d’un concert où il tourne les pages de la partition. Les choses évidemment se compliquent quand on a une mère aussi persistante que celle de Paul...

La cinéaste italienne Laura Muscardin propose, avec l’excellent Giorni, une réflexion post-sida sur le véritable sens de l’amour et de l’engagement. Claudio, un gérant de banque de 35 ans séropositif, a une vie rangée, calme et sans surprises avec son conjoint Dario, mais un soir, il rencontre un jeune homme avec qui il s’abandonne complètement et qui le force à se remettre en question à plusieurs niveaux.

Ibiza Dreams est le premier long métrage d’un jeune cinéaste espagnol de 32 ans, qui trace le portrait de la réunion de deux jeunes hommes et d’une femme, amis depuis l’enfance, qui veulent vivre à fond, à tout prix... même au péril de leur vie.

Les nostalgiques des années quatre-vingt se délecteront de Gypsy 83, un road movie mettant en vedette un jeune gai designer de vêtements et sa copine, une chanteuse débutante, qui quittent leur petit patelin pour assister à La nuit des 1 000 Stevies, une soirée spéciale organisée à New York en l’honneur de leur idole, Stevie Nicks.

Un activiste pour les droits des gais et un républicain dans le placard peuvent-ils trouver ensemble l’amour? C’est à cette question que The Trip, une délicieuse comédie dramatique, tente de répondre en suivant le parcours sinueux, sur près de vingt ans, d’un couple gai dépareillé, du début des années 70, marquées par Richard Nixon et Anita Bryant, jusqu’à la fin des années Reagan.
Tout contre Léo raconte l'histoire d'une famille qui doit se préparer à l'inacceptable : la mort d'un de ses enfants. D'un côté, il y a les parents, la quarantaine, totalement anéantis et démunis. Ils n'ont trouvé comme solution que le silence, les mensonges. De l'autre côté, quatre fils : 21, 19, 17 et, le petit dernier, 10 ans. Une fratrie, des garçons pas encore devenus des hommes, des garçons emmêlés dans la pudeur de leurs sentiments, incapables de tout se dire, incapables de se séparer les uns des autres et sachant pourtant que l'un d'entre eux est menacé et que cette menace n'est pas illusoire.

Lesbomonde
Parmi les films lesbiens, on retiendra, par exemple, la première nord-américaine de Gasoline (Benzina), un road-movie qui nous fait vivre, en quatrième vitesse, l’histoire de deux gouines qui prennent de bien mauvaises décisions sur les routes d’Italie... ou le rafraîchissant Sugar Sweet, de la Japonaise Desiree Lim, qui est l’exemple type de la liberté qui s’offre maintenant aux jeunes réalisatrices lesbiennes. Film sans complexe, produit par et pour une chaîne pour adultes japonaise, Suger Sweet est une vision tendre, sexy et sans embarras de la vie de jeunes lesbiennes des villes, qui draguent, baisent ensemble et s’amusent. Un brin autobiographique, il met en scène Naomi, une jeune réalisatrice engagée qui survit dans le monde du cinéma en tournant des pornos lesbiens pour une maison de production hétéro.

The Journey to Karifistan de Fosco et Donatello Dubini raconte, quant à lui, l’histoire vraie du voyage aventurier qu’entreprennent, en 1939, l’écrivaine Anne-Marie Schwarsenbach et la photographe Ella Maillart, en Orient. De Genève à Kaboul, le voyage des deux femmes en sera un à la fois géographique et intérieur.

Avec Karmen, le cinéaste sénégalais Joseph Gaï Ramaka propose une vision assez fidèle de l'univers dramatique de la célèbre tragédie musicale, quoique un peu plus éclatée. La sculpturale Karmen, dont la beauté ravageuse séduit autant les hommes que les femmes , évolue ainsi dans une débauche de rythmes et de couleurs, distillant une énergie sexuelle dont l'effet soufflera tout sur son passage, y compris l'émoi de tous ceux et toutes celles qui auront vibré pour elle. Au beau milieu de ce qui semble être une arène de corrida, mais qui, en réalité, se révèle être la cour arrière d'une prison, Karmen impose d'emblée son insolente méthode de séduction en entraînant dans sa danse effrénée celle qu'on appelle la "directrice", laquelle ne pourra évidemment faire autrement que de succomber aux charmes de la frondeuse. Elle les veut tous et toutes, Karmen. Et tous et toutes veulent à leur tour cette femme trop libre qui n'appartient à personne.

Fish and Elephant, le premier film chinois lesbien, raconte l’histoire d’un premier amour et des quiproquos qu’il provoque dans l’entourage de deux jeunes filles.

Ileana Pietrobruno, qui nous avait donné il y a deux ans Cat Swallows Parakeet and Speaks, présente cette fois GirlKing, un film de pirate entièrement composé de drag kings à la fois amusant et sexy.

Guardian at the Frontier est le premier film slovène à être réalisé par une femme. Il s’agit d’une métaphore sur l’amitié, la liberté et l’éveil à la sexualité de trois collégiennes qui décident de partir en canot, un été, sur la rivière qui sépare la Slovénie de la Croatie.

Nous pourrons voir également Daughter of the Sun, un film de l’Iranienne Mariam Shahriar sur une jeune femme qui se fait passer pour un homme pour pouvoir travailler et qui entretient une relation particulière avec une autre jeune femme.

Côté documentaire, mentionnons, entre autres, The Execution of Wanda Jean, qui aborde le débat politique et éthique à la suite de l’éxécution de Wanda Jean, une lesbienne ayant abattu sa compagne en 1988, dans le stationnement d’un poste de police, à Oklahoma City; et American Mullet, un film amusant qui aborde l’origine de cette incroyable coupe de cheveux que l’on nomme, ici, la coupe Longueuil, et qu’arborent bien des lesbiennes. Un must pour ceux et celles qui ont le sens de l’humour.

Trans...

Depuis quelques années, les thématiques du transsexualisme, du transgendrisme et du travestisme inspirent nombre de cinéastes qui signent des films d’une grande justesse. Le nombre et la qualité des films abordant ces thématiques étant à ce point importants cette année, les programmatrices ont cru bon créer une section "trans" où seront présentés, autant des fictions que des documentaires, des courts que des longs métrages, "d’excellents films, tient à préciser Katharine Setzer. Un volet historique qui comprend un diaporama de Vivianne Naste relatant l’histoire des transsexuels à Montréal et la projection des films phares comme Crying Game, dont c’est cette année le dixième anniversaire de la sortie, et M. Butterfly, viendra contextualiser cette section".

Pêle-mêle, voici quelques aperçus prometteurs de cette section qui accrochent au premier regard.
Film aller-retour entre le documentaire et la fiction, Thelma réussit le pari d’insérer un sujet difficile, la transsexualité, dans un scénario de comédie sentimentale. Vincent, chauffeur de taxi désabusé, croise une nuit, au coin d’un bois sordide, le chemin de la belle Thelma en pleine dispute avec un homme. Elle monte dans son taxi et lui propose, moyennant une certaine somme, d’aller régler ses comptes avec cet homme mystérieux, chez elle, en Crète. Mais Vincent ne sait pas que Thelma était autre fois un homme nommé Louis... Sans le savoir, Vincent va à la rencontre de son histoire...

Avec son titre en forme d’hommage appuyé à Almodovar, All about My Father est impressionnant. Un fils filme son père, travesti à ses heures, et essaye de comprendre son univers, avec l’aide de sa sœur, de sa mère et de la nouvelle compagne de son père. Réalisé par Even Benestad, un cinéaste de l’entourage de Lars von Trier dont il a adopté le fameux dogme, ce film norvégien a remporté le prestigieux Teddy du meilleur documentaire gai au dernier festival de Berlin.
À travers les portraits de quatre drag kings, le documentaire Venus Boyz milite en faveur d’une joyeuse destruction des identités sexuelles. Le film de Gabriel Baur est une épopée transgenre fascinante, tournée entre New York, Londres et Berlin. Les femmes deviennent des hommes, certaines pour une nuit, d’autres pour la vie. Les unes parodient l’érotisme mâle, les autres prennent des hormones pour s’inventer une autre virilité. Venus Boyz est à la fois un miroir et un manifeste. Del La Grace Volcano, qui apparaît dans ce film, sera présent lors de la projection.

Fassbinder

Soulignant le vingtième anniversaire de la mort de Fassbinder, image+nation présentera le documentaire Fassbinder’s Women : The Willing Victims of Rainer Werner Fassbinder de Rosa von Prauheim, qui s’intéresse aux femmes qui ont joué un rôle important dans la vie et la carrière du cinéste allemand. Par ailleurs, en collaboration avec le Goethe Institut, le festival présentera également quatre films marquants tirés de la longue filmographie du cinéaste : Veronika Voss, Le Mariage de Maria Braun, L’Année des 13 lunes et Les Larmes amères de Petra von Kant.
Évidemment, on nous concocte plusieurs programmes de courts métrages regroupés autour de thématiques : les lesbiennes à Hollywood (Hollywood Girlz), les prostitués masculins (Hustlers), etc.

Téléséries

Comme c’est le cas à chaque année, le festival présentera, en après-midi les week-ends, deux téléséries à thématique gaie qui risquent fort de plaire aux festivaliers. Le 22 septembre, c’est la série britannique Bob & Rose produite par l’équipe responsable de Queer as Folk, qui met en vedette un gai dans la trentaine et sa colocataire et amie hétérosexuelle. Le 29 septembre ce sera le tour de Armistead Maupin's Further Tales of the City, l’adaptation du quatrième tome de cette populaire saga d’Armistead Maupin se déroulant à San Francisco.

À voir ou à revoir...

Le festival donnera également l’occasion de voir ou de revoir une série de films de genres très différents.

Notorious C.H.O., présenté lors de Comédia, au début de l’été, est l’intégrale du spectacle solo du même nom de l’humoriste Margaret Cho connue pour son humour iconoclaste et lubrique. Son monologue du vagin vaut à lui seul le détour...

Avec L.I.E., le réalisateur Michael Cuesta peint le portrait d’une adolescence désœuvrée aux perversions innocentes et aux charmes criminels. Howie habite la banlieue de Long Island et, en compagnie d’un groupe d’adolescents, dévalise des maisons de son quartier. Abordant de front l’un des plus grands tabous de notre société, la pédophilie, le cinéaste montre, sans juger ses personnages, que les rapports humains sont d’une grande complexité.

Prévente des billets

La 15e édition du festival Image + Nation gaie et lesbienne se déroulera du 19 au 29 septembre, au Cinéma Parisien, au cinéma du Centre Eaton et, pour deux séances, au Théâtre National. Le programme officiel sera disponible à Montréal dans la plupart des établissements fréquentés par les gais et lesbiennes, à partir du 10 septembre. La prévente des billets devrait se tenir du 12 au 16 septembre au Cabaret à Mado (1115, rue Sainte-Catherine Est). Dès le début septembre, la programmation sera accessibles via le site web du festival à l’adresse suivante : www.image-nation.org. Il sera également possible d’y acheter, avant le festival, les billets pour chacune des séances.

Info festival : (514) 285-4467