Santé - Sida

L'Association canadienne pour les Nations Unies vient de publier un rapport sur les jeunes et le sida

Yves Lafontaine
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Suite à la Déclaration d'engagement sur le Vih/Sida de l'ONU en juillet 2001, l' Association canadienne pour les Nations Unies (Acnu) a mené un travail de recherche au niveau local dont les résultats viennent d'être rendus publics. Steve Mason, directeur général de l'Acnu souligne que "les jeunes figurent parmi les groupes les plus vulnérables quand on parle de sida". Une série d'entrevues a donc été menée durant plusieurs mois auprès des jeunes, par des chercheurs de l'Université Carleton d'Ottawa, afin de définir l'attitude de la jeunesse canadienne face au Vih/Sida. Selon ces jeunes, la question est généralement traitée à l'école une seule fois dans l'année, par des professeurs mal renseignés et qui prônent le plus souvent l'abstinence. Les jeunes ont remarqué que les discours sont souvent stéréotypés et montrent le sida comme une maladie qui ne concernerait que l'Afrique et certains groupes (gays, toxicomanes…). Dans leurs recommandations, les jeunes proposent d'offrir une formation à ceux qui interviennent sur ces sujets, d'organiser des rencontres avec d'autres jeunes concernés par le virus. S'ils s'intéressent à la portée mondiale de la maladie, certaines de leurs propositions sont aussi nettement plus locales. La jeunesse canadienne est généralement influencée par la radio, la musique rock et les humoristes, qui constituent donc des porte-paroles de choix pour traiter de ce sujet. Face à ce rapport, il reste à espérer que des mesures toutes aussi concrètes et rapides seront prises.