NATHALIE MERCHANT

Motherland

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Du temps où elle était la tête d’affiche des 10 000 Maniacs, un groupe qui n’a jamais connu la gloire malgré ses nombreuses tentatives, personne ne connaissait le nom de cette Américaine. Puis, elle a débuté sa carrière solo, avec Ophelia en 1998, et elle s’est positionnée parmi les nombreuses artistes qui connaissaient le succès à ce moment-là dans le folk-rock, ou le " adult contemporary ", comme le disent si niaiseusement nos voisins du sud. C’est toutefois avec Motherland que Merchant se manifeste enfin au monde, ayant atteint d’excellentes positions sur les palmarès, après quelques semaines seulement, partout dans le monde (même en Allemagne!). Sa voix magnifique, dont le vibrato est si caractéristique pour l’intensité qu’il confère à l’interprétation, rend avec subtilité des ballades fortes qui font penser tantôt à du Nathalie Imbruglia, tantôt à Sinéad O’Connor ou encore aux Cranberries. Mais, vraiment, elle n’a rien à envier à personne, démontrant une maîtrise enfin parfaite de son art, effleurant le country pour verser ensuite dans le blues, avant de s’encrer dans une folk-pop qui fait mouche à tout coup, malgré une nostalgie et un regard parfois assez mordant sur les gens. À noter, une très, très belle pièce où elle parle de l’adolescence, Tell Yourself, que vous pourriez bien vous surprendre à fredonner pour un bout. Bref, un compact que je trouve absolument prenant. Et à en croire les usagers d’Amazon.Com, qui lui donne 4 étoiles, en moyenne, je ne suis pas seul!
Jean-François Tremblay
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