4 couples de gars dévoilent le secret du succès le leur relation

Des «unions» pour un maximum de plaisir...

Denis-Daniel Boullé
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Quatre couples parlent de leurs expériences. Ils ont tous une longévité qui permet d'avoir un certain recul. Pierre-Paul et Louis, tout comme Ian et Steve, comptabilisent 5 ans ensemble. Don et Richard, ainsi que Michael et René, totalisent un plus grand nombre d'heures de vol; environ 25 ans. Pas de recettes miracles, ni de solutions magiques, mais une expérimentation au jour le jour où s'entremêlent des avancées et des remises en question. La confiance, le respect, la discussion sont des outils de base; encore faut-il savoir s'en servir. Le couple n'est jamais figé pour l'éternité. Il n'y a ni filet, ni garde-fou, ni balise, sinon ceux que deux personnes décident de se fixer pour construire ensemble et tirer de leur «union» un maximum de plaisir... réciproque. Pierre-Paul & Louis
Pierre-Paul a 33 ans et Louis, 37. Tous deux se sont rencontrés dans un sauna, il y a 6 ans, à une époque où chacun vivait une relation finissante. Pierre-Paul est architecte et Louis, ingénieur chimiste. Il y a un peu plus d'un an, ils ont franchi le pas et acheté une maison dans Hochelaga-Maisonneuve. Nouvelle étape dans leur vie de couple. Si leur relation peut apparaître comme un modèle du genre, elle a connu ses heures de gloire, tout comme ses petites défaites, que seule la franchise de l'un et de l'autre a pu permettre de surmonter, pour leur donner le goût de continuer.

Bien avant de se rencontrer, l'idée d'une relation stable les avaient séduits. «À la fin de l'adolescence, je rêvais d'un gars avec qui je puisse bâtir une relation à long terme, mais ça a été une progression: d'abord de m'accepter comme gai, puis d'avoir beaucoup d'aventures, puis, dans une troisième étape, la nécessité d'avoir un chum», explique Pierre-Paul. «Je ne pensais pas à une vie de couple parce que plus jeune, je ne connaissais pas de couples gais. Mais je cherchais à vivre une histoire d'amour, à avoir un amant», avance Louis.
Distinction importante, puisque quand, au bout de quelques mois, la question de l'appartement arrive, ils n'ont pas le même point de vue. «Je me suis vu en couple avec lui dès la première fois que l'on s'est rencontré», précise Pierre-Paul. Alors que Louis, suite à la rupture avec son précédent chum, envisageait que chacun ait son appartement. «Je cherchais quelqu'un d'indépendant, parce que je devais toujours, dans mes autres relations, prendre les commandes lorsqu'il y avait des problèmes et je n'aimais pas cela. Je ne voulais pas recommencer une telle expérience et donc, je souhaitais que l'on soit chacun chez soi. Heureusement, Pierre-Paul est très responsable et a eu une très bonne influence sur moi, comme moi sur lui, du moins, je l'espère.»
S'ils partagent des intérêts communs, ce n'est pas la seule recette de leur réussite. Le point majeur est une parfaite entente sexuelle. «Nous avons, évidemment, des affinités intellectuelles et culturelles, mais au départ, la base, c'est le cul. Ensuite, nous avons beaucoup parlé des relations en dehors du couple, parce que je ne croyais pas à la fidélité sexuelle, ayant vécu plusieurs années dans un couple», confie Louis.
«Je voulais cette fidélité sexuelle, quand il a été sûr que nous étions en couple — même si avec mon ancien chum, nous baisions avec d'autres gars sans se le dire. Avec Louis, il est arrivé la même chose, et c'est lui qui a décidé un jour d'en parler quand il a été évident que nous avions des aventures chacun de notre côté», confesse Pierre-Paul.
«Il fallait cesser cette hypocrisie entre nous. Mais cet aspect-là de notre vie est toujours en perpétuelle renégociation, des retours en arrière, des remises en question, et c'est encore parfois difficile à gérer», admet Louis.
Les différentes configurations des jeux sexuels ont été explorés par eux, chacun de leur côté, ensemble avec un troisième partenaire ou à plusieurs. Ils n'y voient qu'un piquant qui les sauve d'une routine à laquelle ils sont aussi pourtant attachés. Par exemple, le rituel du petit déjeuner, dont l'un est responsable les jours de la semaine et l'autre les fins de semaine, en est un dont ils savent apprécier toute la saveur surtout quand, pour une raison ou une autre, il a été interrompu.
Comme tous les couples, ils ont traversé des crises, et parfois envisagé la rupture. Même s'ils sont confiants dans l'avenir, ils connaissent parfaitement la fragilité de cet équilibre amoureux. Est-ce pour cela qu'ils considèrent que chacun doit faire aussi des efforts de séduction?
«Il ne faut jamais prendre l'autre pour acquis. La personne que tu aimes pourrait être aimée par quelqu'un d'autre ou aimer quelqu'un d'autre. Pour ces raisons, il faut sortir le meilleur de soi-même pour être mesure de la conquérir tout le temps. Il faut aussi ne pas avoir peur de l'évolution de la relation et aussi savoir se remettre en question», de conclure Louis.

Ian & Steve
Ian et Steve se connaissent depuis 5 ans. Ils sont devenus un couple, petit à petit. La relation s'est construite sous deux signes : la prudence et le respect. Ian, 35 ans, est bibliothécaire. Il n'avait jamais connu de relation à long terme. «J'avais l'idée de rencontrer quelqu'un, mais en même temps, je n'aurais pas été malheureux de rester seul. J'ai toujours eu beaucoup d'amis. De vivre seul ne m'aurait pas empêché d'avoir une vie sociale remplie», explique Ian.
Steve, 28 ans, serveur, rêvait aussi de rencontrer quelqu'un. «Je n'étais pas pressé, mais je me voyais vivre en couple.»
Ils commencent par se fréquenter longtemps et passent de plus en plus de temps ensemble chez Iain. «Steve a commencé à venir passer les fins de semaines chez moi, car je voulais conserver quelques soirées pour moi tout seul, puis il est venu dès le vendredi, puis dès le jeudi, puis...» se souvient, amusé, Ian. «Mais on a quand même attendu un an avant d'être sûr de vouloir vivre ensemble», tient à rappeler Steve.
«J'avais un peu peur, parce qu'on connaît tous des gars qui ont décidé trop vite de s'installer ensemble et ça n'a pas marché», continue Ian. Après leur installation, ils gèrent, au jour le jour, les problèmes qui peuvent se poser. «Dans l'ensemble, on ne se chicane pas beaucoup. Steve a un tempérament plus latin, donc il s'emporte plus facilement. Moi, j'ai tendance à tout garder, et parfois, ça explose. Je sais maintenant qu'au lieu d'exploser, il vaut mieux que je respire un bon coup, sachant que ça va passer. Je préfère m'isoler et attendre», confie Ian. Si les chicanes sont rares, c'est aussi parce que chacun tient à préserver son indépendance et à respecter celle de l'autre. «Steve et moi, nous ne sommes pas des personnes contrôlantes. J'ai ma vie, il a la sienne. Nous ne passons pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre ensemble. Nous n'avons pas besoin de savoir exactement où l'autre se trouve et ce qu'il fait toutes les cinq minutes», continue Ian. «Nous avons
aussi des intérêts différents et des amis différents. Je ne force pas Ian à sortir avec mes amis lorsque je sais qu'il va peut-être s'emmerder, et je suis content qu'il fasse la même chose pour moi», indique Steve.
«Nous sommes peut-être dans une situation particulière à cause de notre travail. Steve travaille les fins de semaine et le soir. Je ne vais pas rester tous les soirs à l'attendre. Si nous avions les mêmes horaires, la dynamique serait différente», reconnaît Ian.
Chacun se réserve des plages d'indépendance. Chacun essaie de ne pas trop demander à l'autre. Il en va de même pour ce qui touche à l'exclusivité sexuelle. Pas de position tranchée à priori. Le terrain est miné. «Sans trop aller dans les détails, il y a une différence entre le désir et le passage à l'acte. Si ce n'est aussi qu'une question d'aventure, je ne serai pas plus choqué que cela; il faut être réaliste. Mais je sais aussi que l'histoire nous enseigne que ça peut être source de problèmes. Mais ce n'est pas une chose qui nous préoccupe vraiment actuellement», avoue Ian. «On sait que ce sont des choses qui peuvent arriver. On n'en a pas discuté parce que ces situations ne sont pas arrivées, mais nous serions capables d'en discuter. Nous avons une grande confiance l'un dans l'autre», ajoute Steve.
Comme le résume Steve, la relation se construit sur la patience. Il ne faut pas avoir d'attentes démesurées. Tous les deux souhaitent actuellement que cela dure longtemps, mais ils n'ont pas signé de contrat à vie et ne savent pas lire dans les boules de cristal. Ian résume ainsi leur aventure: «Il faut laisser aller les choses tranquillement. Il est toujours difficile de dire ce qui sous-tend une relation. Il y a une réaction chimique très personnelle entre deux personnes. Il y a des liens qui s'établissent et qui sont plus forts que les petits conflits de la vie quotidienne.»


Don & Richard
Ils vont fêter l'année prochaine le 25e anniversaire de leur rencontre. En 1975, Don rencontre Richard à Edmonton dans le cadre de rencontres organisées par un des tous premiers groupes gais de l'Ouest. Pour tous deux, la vie de couple était subordonnée au désir de développer une relation forte fondée sur un partage sensuel, érotique, émotif, mais elle devait ne pas ressembler au modèle hétérosexuel.
«Pendant les dix premières années, nous n'avons vécu que deux ans ensemble. Nous avons vécu séparément, parce que professionnellement, nous n'étions ni dans la même ville ni, parfois, dans le même pays, mais nous étions comme un couple», raconte Richard, avocat de profession. «De toute façon, il n'y avait pas de modèles de couples gais à l'époque, nous venions de petites villes et y avons vécu en étant assez isolés», continue Don, professeur d'anglais langue seconde à l'université.
S'ils adhèrent à la notion de couple, ils tiennent à se dégager de toute ressemblance possible avec le mariage hétérosexuel. «Les hétéros ont toute une série de règles qu'il faut suivre avec énormément de restricitions, dont l'interdiction d'avoir du sexe en dehors du mariage», insiste Richard. Même son de cloche de la part de Don. «Il y a trop d'hypocrisie dans les relations hétéros, avec des rites et des attentes qui n'ont rien à voir avec la réalité. Par exemple, je rejette le concept d'exclusivité sexuelle, trop souvent associé à la fidélité. La fidélité est pour moi avant tout un engagement émotif et affectif qui permette de bâtir une relation à deux». Sauf qu'il n'y a pas que le sexe qui permet au
couple de résister à l'usure du temps.
«Le quotidien est pour moi une contrainte parce qu'il faut bien gagner sa vie, explique Richard, et que cela induit un rythme ennuyeux. J'ai toujours essayé de sortir de la répétition du quotidien. C'est pour cela que nous avons fait de longs séjours au Maroc et en Espagne. Le plus dur, ce n'est pas la vie de couple, mais les contraintes professionnelles». En ce qui a trait aux contraintes, Don est plus nuancé. «De toute façon, on retrouve des contraintes aussi bien dans le couple que dans l'amitié, dans le travail. L'important, c'est d'avoir des moments et des espaces pour se retrouver. Il faut pouvoir garder son indépendance.»
Bien sûr, leur couple a connu des hauts et des bas, mais c'est de la discussion que sont nées les solutions. «Il y a un équilibre à trouver entre le négatif et le positif. Il faut aussi accepter soi-même de changer et c'est toujours un défi», ajoute Don. «Il ne faut pas escamoter les problèmes ou les sentiments que nous avons. Il faut en parler et il est plus honnête de le faire au quotidien». Il n'est pas toujours évident, non plus, d'avoir des relations sexuelles avec d'autres gars tout en maintenant une relation privilégiée. «Même si la décision est prise au départ de la relation, cela ne prévient pas tous les risques. Ma grande peur, c'était que la relation sexuelle extérieure vienne mettre en danger notre relation. Il y a toujours des dangers, même si nous avons toujours voulu que notre relation ne soit pas fermée», avoue Richard. «Dans mon cas, lorsque nous étions séparés, j'ai eu plusieurs relations sexuelles, mais en faisant la part des choses, pour ne pas substituer une autre relation à la
nôtre. Nous avons eu de grosses discussions, il y a eu des cris, mais nous avons toujours réussi à passer au travers», de préciser Don.
En somme, la gestion du désir pour d'autres gars, et surtout son actualisation, ne se négocie pas aussi facilement que le choix du papier peint pour la salle de séjour. Cependant, quand on a passé 25 ans ensemble, on a exploré à peu près toutes les facettes de ce que le couple peut offrir de bien. Mais surtout, on est sorti de tous les écueils sur lesquels beaucoup d'autres ont échoué.
«Maintenant que nous approchons de la cinquantaine, nous pouvons voir les changements. Il y a une sécurité affective, mais qui ne signifie en aucun cas la dépendance ou la morosité. Notre relation est composée d'éléments sensuels, affectifs, dont la dimension a augmenté avec le temps. Nous menons une vie beaucoup plus stable depuis quelques années. Avec le chalet et l'appartement à Montréal, nous pouvons trouver des endroits où se retrouver seul, lorsque le besoin peut se faire sentir», note Don.
«Je pense qu'il ne faut pas s'embarquer dans une relation en pensant signer un contrat auquel la réalité va s'adapter. La relation évolue en fonction de la nature de chacun des partenaires et donc, des changements sont à apporter», précise Richard. Quant à la question de revendiquer le mariage gai, ils hésitent. «Je réfléchirais avant de remplir un formulaire. Bien sûr, il y aurait des avantages légaux, mais je n'ai pas besoin de l'approbation de l'État pour vivre avec la personne que j'aime», de conclure Richard.
«Ni l'église, ni l'État, ni personne, en fait, ne peut donner raison à la relation que j'ai. Je n'ai pas besoin de respect extérieur. Le symbole que peut représenter le mariage ne me dit rien du tout. En revanche, l'égalité en droit pour régler des choses pratiques m'intéresse beaucoup plus», ajoute Don.

Michael & René
Tout le monde les connaît. Michael Hendriks et René LeBoeuf portent le lourd fardeau de la reconnaissance du mariage pour les gais. Ils ont fait la une des journaux, l'automne dernier, quand ils se sont présentés au Palais de justice pour se marier. Ils ont été de toutes les émissions de télé, dont le Point J, avec Julie Snyder. L’an dernier, ils ont déposé une plainte à la Commission des droits de la personne, arguant à l'effet que le refus d'accorder le mariage aux gais était discriminatoire au regard de la Charte.
Michael et René sont ensemble depuis 25 ans et partagent un duplex depuis 22 ans. Et tout ce temps, ils ont été perçus dans leur entourage comme un couple. Normal qu'après d'aussi longues fiançailles obligées, ils aspirent à une pleine reconnaissance légale de leur union... de fait. Mais ce désir est venu avec le temps.
«Dans les années 60, j'ai eu des chums et j'avais le désir de vivre en couple. Mais c'était des relations de courte durée. Quand j'ai rencontré René en 1973, je ne pensais pas non plus au mariage, parce que nous n'avons jamais pensé que nous serions ensemble aussi longtemps. On vivait cette relation un peu au jour le jour», se souvient Michael. «Nous étions très occupés par notre travail et par nos études à cette époque», ajoute René. «Une relation domestique s'est établie. Si les premières années peuvent sembler difficiles, avec le temps, on apprend à mieux connaître l'autre et ses limites. On développe ainsi une grande complicité fraternelle et amicale».
Cette image de couple gai presque modèle leur a réservé des surprises de la part de leurs amis. «Au cours d'un réveillon du Jour de l'an, un de nos amis nous a confié qu'il était atteint du sida, comme beaucoup d'autres de nos relations. Comme nous nous étonnions de ne pas être au courant, il nous a simplement dit qu'en tant que couple installé, nous porterions sûrement un jugement moral sur leur conduite», se rappelle Michael. «C'était très bouleversant, pour nous, de voir que nous donnions cette image de couple très étroit d'esprit. C'est pour cela que nous avons rejoint Act-Up et avons été en première ligne pour montrer que nous n'avions pas de barrières morales en tant que couple».
Michael et René se défendent d'avoir eu pour autant une vie straight. «Nous avons su créer des situations dans lesquelles nous nous sommes impliqués, tous les deux, politiquement et personnellement. Ce qui n'était pas si difficile, puisque nous partagions les mêmes idées sur à peu près tout», constate René. Une vie privée qui ne ferait pas l'objet d'un roman ou d'un film. Les deux ne sont pas des obsédés de la chicane: bien au contraire, ils ne se souviennent pas d'avoir traversé de grosses crises et ont su gommer très rapidement les irritants du quotidien en privilégiant les discussions. Et puis, ils ont assez d'espace pour s'isoler de l'autre quand le moment s'en fait sentir. En fait, ce qui les étonne le plus, c'est d'avoir à parler de la fidélité... sexuelle, bien entendu.
«Peu importe que ce soit une relation ouverte ou fermée, le plus important, c'est d'être capable de s'endurer (rires), de vivre ensemble. Je ne vois pas pourquoi ces questions-là peuvent intéresser les lecteurs», s'indigne René. «Les couples gais sont comme les couples hétérosexuels: il y a une énorme différence entre ce qui se dit et ce qui se pratique. C'est un sujet délicat qui soulève beaucoup d'émotions. La question, qui vise les relations ouvertes, est intellectuelle parce que la réalité n'est pas discutée. Il y a aussi une grande différence entre l'idéal et la réalité, c'est la nuit et le jour. Il y a des couples qui sont naturellement fidèles et d'autres qui ne le sont pas. Il y a des gars qui sont fidèles et d'autres qui sont des «incontinents sexuels». Chaque couple s'organise avec
cela», insiste Michael.
«Les premières années ont été difficiles pour nous parce que nous nous mentions. Mais avec le temps, nous avons appris la franchise, ce qui est très important. Maintenant, à notre âge, ce n'est plus une question. J'ai beaucoup de sympathie pour les jeunes couples gais, parce qu'ils y sont confrontés, comme nous l'avons été. Mais je n'ai pas de réponse. Bien sûr, il y a une connotation morale au mot «fidélité», mais les couples gais adaptent le mot en fonction de leur propre morale.
Après tout, est-ce que celui qui demande à son chum d'être là le matin, en se fichant de ce que ce dernier a fait veille, considère qu'il est fidèle parce qu'il rentre dormir à la maison? Est-ce une bonne chose de dire à son chum: "Tu sais, hier, j'ai rencontré deux beaux gars au gymnase et j'ai baisé avec eux dans les toilettes?" Je ne suis pas sûr. En fait, tout le monde ment, et très peu sont honnêtes sur leurs relations sexuelles», continue Michael.
Conséquemment, ce qui les passionne bien plus pour le moment, c'est leur croisade pour le mariage. «Ce que nous demandons par le mariage n'a rien à voir avec notre passé, mais tout à faire avec notre avenir», rappelle Michael. «Nous ne voulons pas que ni sa famille, ni la mienne, ne vienne se mêler de nos affaires».
Même détermination chez René. «Nous ne voulons pas avoir d'inquiétude pour l'avenir. Avec le mariage, nous sommes automatiquement assurés d'avoir une protection que nous devons négocier présentement par des contrats privés, ou encore en passant devant les tribunaux.»