Communauté lesbienne

5 ans d’existence pour PINK28!

Julie Vaillancourt
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pink28

Depuis sa création, il  y a de cela 5 ans, PINK28 a le vent dans les voiles et voit la vie en rose. À l’occasion du 5e anniversaire, qui sera célébré le 5 février au Philips Lounge, je me suis entretenue avec sa fondatrice, Dina Habib.

 
À n’en point douter, de par ses 5 ans d’existence, PINK28 a su répondre à un besoin de la communauté lesbienne, celui de se rassembler dans un lieu propice aux rencontres et discussions, explique fièrement Dina : «Déjà 5 ans, c’est fou comme ça passe vite, c’est incroyable! Je ne m’attendais jamais à ce qu’on arrive à 5 ans!» Ainsi, les soirées mensuelles de PINK28 sont rapidement passées de 40 personnes à leurs débuts, alors qu’aujourd’hui près de 100 personnes se présentent mensuellement au Philips Lounge : «Nous avons changé plusieurs fois d’endroit, mais nos soirées se déroulent au Philips Lounge depuis 3 ans et c’est vraiment un bel endroit avec une belle vibe». Et cette vibe sera nécessairement présente lors de la célébration du 5 février, puisque les deux espaces du Philips Lounge ont été réservés pour l’occasion, avec DJ et tirages-surprises. S’il n’est pas toujours facile de rassembler les lesbiennes et de les faire sortir, PINK28 rassemble les femmes professionnelles, dans un contexte d’échange et de réseautage. Lorsqu’on demande à Dina son secret pour rassembler les filles, elle y va d’emblée en remerciant sa mère : «Ma mère et mes parents sont des gens qui reçoivent beaucoup et qui aiment les gens», souligne celle qui a hérité du côté hôte et accueillant, nécessaire pour chapeauter ses événements: «PINK28, c’est chez moi dans un certain sens,  j’ai rencontré beaucoup de gens par le biais de ces soirées, de par mon approche personnalisée; lorsque j’accueille des gens pour la première fois, je m’intéresse à eux. D’ailleurs, plusieurs sont devenus des amies!», explique celle qui n’avait aucune expérience en événementiel lors de la fondation de PINK28 et qui a fièrement tout appris sur le terrain : «J’ai aussi eu beaucoup d’aide de la communauté». Depuis avril dernier, Édith Murray est celle qui tire désormais les rênes de PINK28, explique Dina : «Elle travaille présentement sur la structure de PINK28, afin d’intégrer davantage les gens de la communauté. On veut aussi continuer à faire des événements en accentuant le côté professionnel pour lesbiennes à Montréal, en ajoutant par exemple des conférences, suivies d’un 5 à 7 ou en s’associant encore à des événements tels que Fierté Montréal». Si la moyenne d’âge est très variée, Dina confirme que les femmes présentes se situent en général entre 25 et 45 ans, bien que toutes soit les bienvenues : «Au début j’avais beaucoup de jeunes femmes qui venaient de sortir du placard, alors qu’aujourd’hui j’ai beaucoup de femmes qui viennent pour explorer les options et discuter. Finalement, les filles retrouvent au PINK des gens comme elles, qu’elles soient plus jeunes ou plus âgées.» D’ailleurs, en côtoyant avec PINK28 les filles de la communauté depuis 5 ans, Dina a eu l’occasion d’observer certains changements dans la façon dont les lesbiennes se redéfinissent et redéfinissent leur visibilité : «Lorsque j’ai commencé PINK28 c’était en réaction à ce qui existait [ou n’existait pas] déjà dans la communauté, car je recherchais quelque chose comme PINK et c’est pourquoi je l’ai créé… mais depuis il y a beaucoup de choses qui se sont mises en place dans la communauté, avec une prolifération d’événements et d’endroits où l’on peut se regrouper. On a vu  plusieurs lesbiennes sortir du bois, bref on ne savait pas trop d’où elles sortaient, et cette visibilité est présente à l’interne et à l’externe. C’est important d’être vues à l’extérieur de notre communauté aussi. Je crois que cela est arrivé, car nous avons réussi à nous structurer et nous organiser à l’intérieure même de la communauté lesbienne. Nous sommes plus fortes et ça nous rend fières!» En ce sens, PINK28 est exemplaire des changements observés dans la communauté lesbienne : un événement organisé et couru, qui  célèbre désormais sa longévité en rassemblant mensuellement les lesbiennes, conclue Dina : «Je vois PINK28 comme un centre, un endroit où les femmes peuvent se retrouver et rencontrer des personnes comme elles, mais aussi comme un moyen de s’aider entre nous!» 
 

Les rencontres mensuelles de PINK28 ont lieu chaque premier mercredi du mois. Prochain rendez-vous, le 5 février dès 18h au Phillips Lounge, 1184 Place Phillips, Montréal.

http://www.pink28.ca