Québec

Une politique contre l’itinérance en cinq axes

Karl Mayer
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La première politique nationale de lutte à l’itinérance, dévoilée jeudi par le gouvernement du Québec, guidera les actions futures pour prévenir et contrer ce problème dans l’ensemble du Québec.

«Cette politique est essentielle pour savoir où on s’en va et pour former un point de ralliement de toutes les forces de luttes contre l’itinérance», a fait valoir Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse.

La politique s’articule autour de cinq axes d’actions prioritaires, soit le logement, les services de santé et les services sociaux, le revenu, l’éducation et la cohabitation sociale. Le logement est la clé centrale de cette lutte, selon Mme Hivon. «Ça veut dire augmenter le nombre de logements abordables, sécuritaires, salubres, a affirmé la ministre. Ça veut dire faire le maximum pour amener la personne vers le logement en s’occupant des éléments de sa vie qui font en sorte qu’elle peut s’y refuser et en l’accompagnant une fois qu’elle a intégré son nouvel espace de vie.»

La politique établit également qu’il est nécessaire de prévenir les situations d’itinérance en intensifiant les différents programmes de détection précoce en matière de santé mentale et d’amener les services de santé vers les itinérants, dans leur milieu, comme dans les métros et les refuges.

Bien que les actions concrètes et les investissements soient absents, cette politique sera la base d’un plan d’action sur cinq ans que le gouvernement prévoit rendre public dans les prochains mois. Mme Hivon a aussi rappelé que le dernier budget prévoyait 46M$ pour la construction de 500 logements réservés aux sans-abris, de même qu’une enveloppe de 6M$ pour des services en santé et services sociaux les ciblant.

La politique nationale en itinérance a suscité beaucoup de réactions positives de la part d’acteurs du milieu, qui ont toutefois bien hâte que des mesures concrètes soient annoncées.