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300 : la naissance d’un Empire

Charles Gagné
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300 : la naissance d'un empire est sorti récemment dans les salles obscures. Reprenant les bases complètes du premier, il n’est pour autant pas réalisé par Zack Snyder. Que vaut-il alors ??? 300 : la naissance d'un empire n’est pas vraiment une suite ni un prequel. Le film se déroule plus ou moins en même temps que 300, premier du nom.

Ici, pendant que Xerxès est en pleine invasion de la Grèce et se heurte à la résistance des 300 Spartiates, une autre guerre se joue, mais cette fois sur la mer. La flotte de l’Empire Perse est menée par Artemisia (Eva Green), une Grecque qui ne pense qu’à détruire son pays d’origine après que sa famille fut assassinée par ses compatriotes.

Avec une haine et une rage sans pareil, elle se lance à l’attaque de la faible flotte grecque, menée par Themistocles (Sullivan Stapleton), le héros de la guerre de Marathon. Plus réduite en nombre, elle n’en est pas moins dangereuse par ses stratégies de guerre.

Globalement, l’histoire de 300 : la naissance d'un empires’arrête là. Le film n’est au final qu’une succession de scènes de guerre entrecoupées de dialogues qui ne sont pas les aspects les plus forts du film. Mais si les dialogues tombent à plat, les scènes d’actions rendent le film appréciable si tant est qu’on ait aimé le tout premier 300. Car ici, pas d’innovation, pas de personnalité dans la réalisation : on reprend exactement ce que Zack Snyder a fait dans le premier, si bien qu’on jurerait que c’est lui qui est aux commandes de cet épisode. L’esthétisme qui a rendu célèbre le premier film est reproduit à la perfection ainsi que l’atmosphère. Les 2 films pourraient être montés de façon à ne faire qu’un film fleuve de 3h30 qu’on n’y verrait que du feu. D’ailleurs les deux films se complètent à la perfection, l’action de 300 : la naissance d'un empire s’emboitant parfaitement dans celle du premier.

Le tout est porté à l’écran par deux acteurs : Eva Green, et Sullivan Stapleton. Ce dernier fait le travail qui lui est demandé, ne servant au final qu’à montrer sa musculature voulue parfaite. On reste dans la continué du premier, assez kitch tout en restant très homo-érotique.

On retiendra surtout Eva Green, la grande méchante du film. Et ce rôle lui va à merveille ! Redoutable, elle excelle dans le regard de braise et devient la méchante qu’on aimerait avoir plus souvent au cinéma.

Le tout est saupoudré d’une quantité phénoménale de ralentis propre à l’univers de 300, mais qui se retrouvent ici sublimés par la 3D mettant bien en profondeur les détails des scènes et le sang qui gicle à profusion, les corps hyper musclés, ruisselant de sueur dans les scènes de combat, sur fond de musique épique qui sait très bien mêler les percussions à certaines sonorités orientales.

Au final, 300 : la naissance d'un empire reste un 300, ni plus ni moins. Et si ce dernier vous rebute alors celui-là en fera tout autant. Sans véritablement être au niveau du premier film, cette suite-qui-n’en-est-pas-une-car-elle-se-déroule-en-même-temps-que-le-premier-du-nom saura vous divertir comme il le faut et se révèle être meilleur qu’on aurait pu le penser.