« Se faire dépister »?

De la prévention à l’intention des communautés ethnoculturelles

Logan Cartier
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La COCQ-SIDA lançait récemment une campagne de prévention qui s’adresse aux personnes issues des communautés africaines, caribéennes et hispanophones. « Se faire dépister » veut sensibiliser toutes personnes issues de ces communautés à l’importance d’intégrer le test de dépistage du VIH et des autres ITSS à leur routine santé.

« Cela fait des années qu’il n’y a pas eu de campagne de prévention s’adressant aux communautés africaines, caribéennes et hispanophones au Québec, rapporte Geneviève Némouthé, coordonnatrice de projet à la COCQ-SIDA. À l’instar d’autres populations, ces communautés doivent être informées sur les risques de transmission du VIH et des autres ITSS ainsi que sur les meilleurs moyens de prévenir ces infections.»En collaboration avec Locomotive, les membres du comité communautés ethnoculturelles de la COCQ-SIDA ont décidé d’aborder le sujet d’un angle positif où l’on démontre à travers des qualificatifs tels «fier»» et «courageux» l’apport individuel et collectif de l’ajout du test de dépistage à sa routine santé.
 
Déployée à travers le réseau de la Société de transport de Montréal, ainsi qu’à travers différentes émissions radiophoniques et activités réalisées par les partenaires du projet, la campagne renvoie à un site web traduit en anglais et en espagnol : sefairedépiser.ca. Le site offre des réponses à plusieurs questions liées au dépistage et à la prévention du VIH et des autres ITSS, incluant de l’information à l’intention de personnes n’ayant pas encore leur carte d’assurance-maladie ainsi qu’un outil de recherche permettant de trouver le centre de dépistage le plus proche ou le mieux adapté à la situation de l’individu.
 
«Nous pouvons être fiers du travail réalisé et nous croyons fermement que cette campagne sera le début d’une nouvelle ère où les communautés africaines et caribéennes auront facilement accès à de l’information sur le VIH et les autres ITSS et sur le dépistage», affirme Luc-Edgard Douyon, intervenant au GAP-VIES et membre du comité communautés ethnoculturelles.