Assemblée générale annuelle de la CCGQ

Une nouvelle équipe au conseil d'administration de la Chambre

Étienne Dutil
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CCGQ

Le 19 juin dernier, près de 70 personnes ont participé à l'Assemblée générale annuelle (AGA) de la Chambre, soit une foule record. De ce nombre, 10 d'entre elles ont été élues pour siéger dans un conseil d'administration qui, en raison de récents « aménagements » se verra presque complètement renouvelé.

Dix postes étaient à pourvoir sur les 15 que compte le Conseil d’administration de la Chambre de commerce gaie du Québec (CCGQ). Huit candidats de la liste menée par Guillaume Bleau ont été élus, ainsi que Thierry Arnaud, président du CA réélu et Josianne Massé. Mais depuis cette élection, divers événements ont transformé le paysage. Josianne Massé, tout d’abord, a dû renoncer à exercer son mandat pour des raisons professionnelles. Pour les mêmes raisons, Olivier Pouliot a décidé d’interrompre son mandat en cours. Jeunes entrepreneurs, leurs projets exigent de leur part une plus grande disponibilité. Leurs postes seront donc à pourvoir.
 
Mais ce ne seront pas les seuls puisque deux autres administrateurs, Yves Guérin et Édith-Ann Murray, dont le mandat était encore en cours jusqu’à l’année prochaine ont préféré jeter l’éponge. Coup de tête, coup de sang ou coup de cœur ? « Sans doute ne trouvaient-ils plus de motivation à continuer avec une nouvelle équipe ? », tente d’expliquer Guillaume Bleau, le nouveau président de la CCGQ qui succède ainsi à Marc-Antoine Saumier.
« La bonne gestion d’Yves Guérin, le trésorier de la CCGQ, a été maladroitement mise en cause à propos d’un crash informatique effaçant les états financiers qui devaient être remis lors de l’AGA », avance Thierry Arnaud, président du C.A. « Il s’agit d’un incident hors de sa responsabilité, mais des amalgames ont été faits lors d’une campagne où l’on a mêlé démocratie et partisanerie, alors que nous ne sommes, tous, que des bénévoles, ne l’oublions pas ! »
 
« Il faut par ailleurs remarquer le travail exemplaire de l’équipe sortante qui a su finaliser le rattrapage du déficit de la CCGQ. Un rattrapage entamé depuis plusieurs années et plusieurs C.A., et qui permet à la Chambre d’afficher aujourd’hui un budget sain et positif. » Édith-Ann Murray, quant à elle, n’obtenant pas les réponses qu’elle souhaitait a préféré renoncer.
 
Le Conseil d’administration est donc actuellement composé de :
•  Guillaume Bleau, président de la CCGQ
•  Thierry Arnaud, président du C.A.
•  Karine Poulin, vice-présidente
•  Paul Charoy, vice-président
•  Jean-François Aumont, trésorier
•  Vincent Thibeault-Côté, secrétaire
 
Daniel Pereira, Charlie Boudreau et Constantino Soulière, mais aussi Jérémy Lemieux-Vallée et Luc Plamondon qui ont fait le choix de poursuivre leur mandat encore en cours, siègeront comme administrateurs.
 
À propos de cette campagne électorale — une première au sein de la Chambre qui a irrité quelques-uns et enthousiasmé quelques autres — Guillaume Bleau répond : « Nous avons proposé une liste pour définir un projet de développement et nourrir un processus démocratique. Cette approche a aussi permis de faire une campagne de communication au sein des membres distants de la CCGQ. Leur forte présence lors de l’AGA et le résultat des votes démontrent, je pense, la pertinence de notre approche. »
 
Nouvelle équipe, nouvelle vision
« Notre Chambre répond avec brio aux besoins en réseautage et visibilité », avance Guillaume Bleau, le jeune président récemment élu. « Mais elle pourrait remplir un rôle plus proche de ce qu’on attend des autres chambres par exemple, comme le soutien à l’entreprenariat ou la formation. Parmi les axes de notre mandat, il sera question de valoriser l’offre des services aux membres; la diversification de notre effectif sur le territoire québécois; plus de rigueur administrative en termes d’archivage, de rapports, d’échéances, de budget prévisionnel par opérations; etc. ».
 
« Nous devrons chercher plus de financement pour offrir plus d’activités à prix réduit à nos membres, penser à toutes les catégories d’entreprises. Et nous devons développer le statut panquébécois de la Chambre en organisant, par exemple, d’autres activités hors de Montréal, des déjeu-ners-conférences, un comité consultatif aux jeunes entreprises, etc. ».
 
« En nous rapprochant avec d’autres structures professionnelles comme Fierté agricole, ou l’AGHAP (Amicale gaie des hommes d’affaires et professionnels) à Québec. De plus, des outils comme l’infolettre et le site web pourront aider à ces rapprochements. Notre équipe tentera de relever un grand défi : une permanence financée à Québec ! »
 
Sommets mobiles
« Les Sommets de Québec et des Deux-Rives sont des formules à étudier et évaluer » poursuit Guillaume Bleau. « Ce sont des moments forts et nécessaires, mais la mission politique ne devrait pas prendre toute la place. Pourquoi ne pas la faire en deux temps ? La réflexion est en cours. De plus, Québec doit-elle être la seule ville à visiter ? Peut-on imaginer un sommet mobile dans d’autres villes ?
 
« La CCGQ est un pôle professionnel important. Elle pourrait devenir un interlocuteur économique et, pourquoi pas, politique en développant ses points d’attache. Mais cette vision et ses orientations qui se mettent en place feront bien sûr appel aux bonnes volontés… »