Belgique

Des actes de torture à caractère homophobe

Isaac Daniel
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Trois individus ont torturé un jeune homme de 20 ans derrière une gare de Belgique. Ils lui ont infligé des brulures de mégots de cigarettes.

C’est une agression particulièrement cruelle qu’a subie un jeune de 20 ans, derrière la gare de Charleroi-Sud. Le jeune homme déambulait tranquillement lorsque trois individus ont fait leur apparition. L’un d’eux a aussitôt exhibé un couteau et contraint la victime à monter avec eux dans une vieille Golf noire.

«Les auteurs l’ont emmené dans un bosquet, à l’abri des regards, afin de le dépouiller», explique l’inspecteur principal David Quinaux, officier référent pour les actes de discrimination et les délits de haine à la police locale de Charleroi.

«C’était manifestement leur intention première puisqu’ils lui ont dérobé son GSM après l’avoir fouillé. Mais ils ont changé d’attitude en remarquant la photo du petit ami de la victime en fond d’écran. Les trois agresseurs ont alors insulté le jeune homme en proférant des propos homophobes. Puis, ils ont fumé plusieurs cigarettes de son paquet et l’ont brulé à une quinzaine de reprises à l’avant-bras gauche. Ils lui ont aussi griffé l’autre bras à l’aide d’un morceau de métal avant de lui porter des coups aux jambes avec un morceau de bois. Les agresseurs ont finalement laissé partir le préjudicié qui s’est présenté devant nos services avant même de se rendre à l’hôpital».

L’affaire a bien évidemment été prise au sérieux par la police locale de qui recherche activement les auteurs. Il s’agit de deux ressortissants de pays de l'Union européenne et d’un troisième, âgés de 25 à 30 ans. Un dossier de «discrimination et de délit de haine», qui regroupe les actes racistes, xénophobes et homophobes, a été ouvert.

«Il s’agit du huitième délit de haine cette année, poursuit David Quinaux. Entre 2008 et 2013, 40 faits d’homophobie avaient été signalés, dont 15 pour des propos déplacés et 8 pour des coups. En matière de racisme et de xénophobie, 122 plaintes ont été déposées durant la même période».

Pour cette agression homophobe, les auteurs risquent de 15 à 20 ans de prison ferme.