Istanbul

Une semaine dans la ville des contrastes

Francois Gagnon
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Istanbul

Destination européenne encore méconnue chez nous, la métropole turque a énormément à offrir aux touristes. Centre économique et culturel de la Turquie, Istanbul est une ville aux contrastes évidents et aux charmes fous.

ituée à la fois en Europe et en Asie, Istanbul déploie ses charmes sur les rives du Bosphore, ce détroit qui relie la mer Noire à la mer de Mamara. Séparées par l’eau, les trois rives ont chacune leur personnalité et leur style de vie; c’est sans doute ce qui donne à Istanbul son caractère si unique, si charmant. La ville est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985.
 
L’ancienne Istanbul
Une fois après s’être familiarisé avec le métro d’Istanbul à sa sortie de l’aéroport Atatürk, le touriste est prêt à visiter ce qui reste de son ancien nom, Constantinople, fondée en l’an 330. Le très couru quartier de Sultanahmet est celui dans lequel et autour duquel sont regroupés les principaux monuments historiques de la ville. Les incontournables sont voisins l’un de l’autre et peuvent se visiter à raison de deux par jour, question de ne pas tout faire dans la même journée! La Mosquée Aya Sofya (ou, plus simple, Sainte-Sophie), qui a été pendant de nombreux siècles la plus grande au monde, est dorénavant un musée qui se démarque par la présence de mosaïques construites à partir de feuilles d’or. Superbe! À quelques pas se trouve un autre lieu de culte construit dans les années 1500, cette fois-ci toujours en service, la Mosquée Bleue, qui se distingue de sa voisine grâce à de nombreuses fenêtres qui illuminent l’intérieur et aussi grâce à ses nombreux ornements colorés. Les visiteurs doivent par ailleurs se conformer aux horaires de visite extérieurs aux moments de prière.
 
 Un étal dans le Grand BazarDans un tout autre genre, le palais de Topkapi, centre administratif de l’empire ottoman, est également un arrêt obligatoire dans la vieille ville. Transformé en musée dans les années 1920, ses principaux espaces sont encore accessibles au public. Le secteur du Harem est particulièrement intéressant et vaste: il constituait la section privée qu’occupaient le sultan et ses femmes, sa famille et ses serviteurs. Sachez qu’avant, pendant et après la visite du palais, il est toujours recommandé de prendre un peu d’air et d’admirer les superbes cours intérieures. Il faut compter au minimum une demi-journée pour 
visiter l’endroit.
 
Puisqu’ils sont situés sur la même rive que les principales mosquées et le palais, les bazars sont également des endroits à voir. Le Grand Bazar, comme son nom l’indique, est un marché couvert possédant plusieurs milliers de boutiques qui sont reparties le long d’une soixante de rues intérieures. Il y a de quoi s’y perdre pendant de très longues heures! Puisqu’il est l’un des plus grands au monde, le bazar est divisé en quartiers. Dans un, on y achète des textiles, tandis que dans l’autre, on y achète des bijoux et ainsi de suite. Si vous êtes un minimum insécure, remarquez l’entrée par laquelle vous y avez accédé en la prenant en photo! Le Bazar aux épices, lui, offre à ses visiteurs de nombreux produits alimentaires frais ou séchés. Ses vendeurs n’hésiteront pas à vous faire sentir et goûter leurs produits. Laissez-vous entraîner par ses odeurs… 
 
L’Istanbul moderne et asiatique
Le secteur prisé par les jeunes Stambouliotes est le quartier de Beyoglü, situé sur l’autre rive européenne du Bosphore. Plus loin des mosquées et musées, ce quartier regroupe de nombreux cafés, bars, restaurants et boutiques plus à la mode et s’adressant à une clientèle jeune et locale. Les principaux attraits de Beyoglü sont la place Taksim, régulièrement envahie par la population lors de manifestations énergiques contre les politiques archaïques du gouvernement actuellement au pouvoir et la longue rue piétonne Istiklal qui s’étend de Taksim au pont de Galata, qui relie la rive moderne à la rive historique. Le soir, c’est définitivement du côté moderne qu’il faut festoyer! Quelques établissements gais s’y trouvent, bien qu’ils soient souvent un peu en retrait. Il faut fouiller!
Palais Toptaki 
La rive asiatique d’Istanbul, accessible rapidement par les traversiers publics, est moins agitée que celle européenne. On y retrouve de nombreuses rues piétonnes, cafés, restaurants, marchés et poissonneries. La traversée vers celle-ci permet également d’avoir une vue magnifique sur les autres rives de la mégapole. Pendant la saison estivale, il est également conseillé de se rendre sur une des iles du Prince, situées un peu plus loin dans la mer de Marmara. Accessibles en traversier, elles sont très calmes, ensoleillées et bien pourvues de belles plages.
 
En une semaine, il est possible de visiter l’essentiel d’Istanbul, majoritairement à pied et en tramway. Le coût de la vie y est relativement bas, d’autant plus qu’il faut diviser les prix affichés par deux pour connaître l’équivalent en dollars canadiens. Pendant l’été, Air Transat et Turkish Airlines s’y rendent directement depuis Montréal. Les autres transporteurs vous y mènent également via un autre aéroport. Une destination parfaite pour découvrir autre chose!