Découverte

CONFESSIONS… SANS FILTRE

Étienne Dutil
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julie curly

À l’image de ses cheveux, l’univers musical de Julie Curly est unique, généreux et passionné : des sons pop/rock aux accents jazzés, une voix soul qui confère de l’âme à ses textes; bref, un univers à découvrir dès le 27 septembre lors d’un concert de lancement au Petit Medley.

Chanteuse, Julie Curly est aussi auteure et compositrice. « Je chante depuis plusieurs années dans des groupes de covers », explique Julie. « Mais je cherchais à créer un répertoire de chansons originales depuis plusieurs années, afin de proposer mon univers musical », explique-t-elle. Autoproduit, avec un son authentique, l’album possède des influences variées.
 
« Certains textes et sonorités plus rock, comme La belle époque rendent hommage aux années 60-70. Bien que je n’ai pas connu ces époques, tout me plaît, que ce soit la musique de Janis Joplin, Bob Dylan, John Lennon, la Beatlemania, Warhol, les idéaux hippies, la nouvelle vague au cinéma, la libération sexuelle, les mouvements gais et lesbiens, les revendications féministes, la Révolution tranquille au Québec… »
 
« Alors que John Lennon meurt tragi-quement assassiné à New York, Julie nait à Montréal », raconte son site web. Préma-turée de 2lbs, elle se retrouve entre la vie et la mort. Une mère perd son idole de jeunesse — « Ma mère adorait les Beatles » — en même temps que sa fille unique ? Combattive avant l’heure, la petite Julie retrouve son souffle et ne cesse de courir depuis…
 
Des mots en images
Passionnée d’at-hlétisme à l’adolescence, elle cède le pas au cinéma et à la musique. « J’ai commencé à jouer du Nirvana à la guitare, alors que je chantais les succès de Céline Dion et d’Alanis Morissette dans ma chambre», confie-t-elle. Née à Ahuntsic, Julie travaille comme prof de cinéma au collégial. «Le cinéma me propose une vision anthropologique du monde que j’observe pour écrire. L’influence du médium se transpose dans mes chansons, comme Mauvais film de série B et Technicolor qui propose un parallèle entre la couleur qui apparaît au cinéma dans les années 30, pour contrer la Grande Dépression, et les couleurs qu’affiche le drapeau arc-en-ciel, créé par Gilbert Baker, et devenu symbole de la communauté gaie.»
 
Écrivaine convaincue et talentueuse, Julie partage son univers 
d’images et de mots par le biais de la musique. « Je cherche à mettre des mots en images. Très réaliste, mon inspiration se nourrit du vécu, du concret. Cela vient un peu tout seul, mais c’est aussi un peu militant de témoigner ainsi par la chanson. Sans verser dans la chanson politique, certaines pièces sont plus revendicatrices que d’autres, dont Je préfère les oranges (le fruit défendu), une relecture de la genèse catholique à la sauce homosexuelle. L’idée n’est pas d’offusquer quiconque, mais plutôt d’affirmer avec humour mon point de vue. La chanson permet de le faire de façon ludique, tout en divertissant le public », affirme Julie.
 
Celle qui cite Aretha Franklin parmi ses idoles et qui adore performer les chansons de la diva, avoue privilégier avec Confessions, la chanson à texte, plutôt que les grandes envolées vocales : «Selon moi, l’importance accordée aux textes transparait dans la réflexion de Vivre sa vie à l’envers et dans la célébration de la différence de Comme un zèbre dans le désert». Julie a d’ailleurs prêté sa voix à la chanson Humanity, hymne officiel de la Fierté gaie 2008, présentée lors d’une prestation au Parc Émilie-Gamelin : «Je n’ai jamais caché mes couleurs et avoir plus de modèles LGBT en musique ne peut qu’être bénéfique». Côté cœur, Julie vit avec Jenny depuis 12 ans.
 
Des sonorités variées
Entre les concours de chant (Gala Révélations en 2005, Trois-Pistoles en 2010, Chante en français à Montréal  en 2010), les chorales et divers groupes rock, Julie Curly a suivi sa voie  — et sa voix — en tant qu’auteure-compositrice-interprète. Elle présentera fin septembre son premier album autoproduit, en collaboration avec le compositeur Gilbert Cantin, bassiste et guitariste. Début 2013, ces deux-là mettent leurs influences musicales et leurs idées en commun. « Nous jouons dans le même groupe de cover rock et une chimie dans la création s’est naturellement développée », explique Julie. Si Gilbert accompagne des artistes et performe depuis de nombreuses années, Confessions est pour lui une première expérience en tant que compositeur. 
 
« Il a signé toutes les musiques, à l’exception de deux que j’avais composées, il y a longtemps... On fait les arrangements ensemble et j’écris les textes », conclue Julie. «Nous en avons composé plusieurs, mais il a fallu en choisir 12. C’est alors qu’est apparu comme un thème récurrent autour des Confessions. » Des confessions très inspirées par les relations amoureuses et les réflexions sur la vie où se mêlent les sonorités aussi variées que la mandoline, l’harmonica, la guitare et le piano…
 
Accompagnée de 6 musiciens, l’auteure-compositrice-interprète Julie Curly présentera en chansons ses « Confessions », un album à saveur pop/rock/jazz, lors d’un spectacle de lancement le samedi 27 septembre à 20h au Petit Medley (6206, St Hubert, à Montréal). Ouverture des portes à 19h15, spectacle à 20h (10$ en prévente, 15$ à la porte). 
 
Les billets sont disponibles au Petit Medley et sur www.juliecurly.com. Le CD est aussi disponible en prévente sur le site web avec l'achat d'un billet (billet + CD : 20$)