du 17 février au 16 mars

Perry Sénécal Espaces urbains

André-Constantin Passiour
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photo perry
Photo prise par © Perry Senecal

Tantôt, le ciel bleu irradie un édifice laissé à l'abandon et semble lui donner une seconde vie. À un autre moment, des nuages menaçants enve- loppent un immeuble du centre-ville... Sur ces superbes photographies, on ne voit pas un seul modèle masculin, le sujet de prédilection de Perry Sénécal ! Une première, pour ce photographe, qui a plus de 18 ans d'expérience... On retrouvera les photographies d’Espaces urbains au Piazzetta St-Denis, dès le 17 février.

« Ce sont essentiellement des photos du centre-ville, soit l'environnement dans lequel je travaille, ainsi que du Sud-Ouest comme le tunnel Saint-Rémy, etc. », explique Perry Sénécal, dont le professionnalisme et la qualité des photos, ne sont plus à discuter. « Je fait souvent des photos avec des modèles masculins dans des lieux délabrés, avec en toile de fond des bâtisses délaissées, etc. D’habitude, c’est la personne que je photographie, le modèle, qui est le focus de la photo et les lieux servent avant tout à mettre de l’ambiance au même niveau que la lumière naturel-le et les éclairages. Tout est planifié. Mais, lorsque je suis en auto et que je vois un édifice, que la luminosité est belle ou qu'il y a un aspect parti-culier qui attire mon attention, je m’arrête, je prends ma caméra et je le photographie. Au fil des ans, j’ai accumulé plusieurs photos de ce type que je n’ai jamais exposé, pour mon plaisir personnel. J’ai eu le goût d'explorer un peu plus le bâti urbain de Montréal, que j'aime beaucoup», 
rajoute Perry Sénécal. 
 
Tous les clichés d’Espaces urbains ont été croqués au cours de l'été dernier. On y voit l'ancienne bâtisse de Simpson's et d'autres encore. En tout, on compte 16 photos de divers formats. 
 
« J'ai donné les mêmes tonalités et le même feeling à ces photos de la ville qu’aux photos que je prends avec des modèles humains. C’est en quelque sort un peu mon style, j’imagine », poursuit en souriant le sympathique photographe, coiffeur de métier (il est copropriétaire du salon de coiffure l'Opium). «Je trouve intéressant de jouer là aussi avec les formes, les couleurs, les lignes. C’est très graphique et il y a autant de noir et blanc que de la couleur. Le fait de prendre quelques photos de bâtiments à 45 degrés, en contre-plongée, cela donne une tout autre perspective. Avec un modèle humain, il faut tout contrôler, tandis qu'ici, je me suis senti plus libre, sans autre contrainte que de capter ce qui me plaît. C'est une belle liber-té... », avoue-t-il.
 
C'est la première fois, donc, que Perry Sénécal expose son regard sur l’architecture urbaine de Montréal et chaque photo ne sera tirée qu’une seule fois. Il s’agit donc de pièces uniques. « Je partage ce que j'ai découvert, en fin de compte.» Perry Sénécal est assez excité. «J'ai bien hâte de voir la réaction des gens à cette première exposition d'architecture urbaine. »
 
Au fil de la conversation, Perry Sénécal dévoile que sa prochaine exposition explorera le nu masculin. «C'est ce que j'aime le plus faire… et les gens qui me suivent seront heureux quand j’aborde cette thématique. Il y aura donc, dans cette future expo de bien beaux hommes, dans de belles pauses, mais toujours avec le souci d'esthétisme que l'on me connaît ». 
 
D’ici là, on pourra admirer Espaces urbains, du 17 février au 16 mars, à la Piazzetta St-Denis. Vernissage : 16 février de 18 h à 20 h.
 

Piazzetta St-Denis, 4097, rue Saint-Denis, Montréal. 514-874-0184. www.perrysenecal.com