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Un généticien gai claque la porte d’une étude pour prédire l’homosexualité

Collaboration Spéciale
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Un jeune chercheur américain a annoncé son retrait d'un programme qui envisage un test capable de déterminer l'orientation sexuelle à partir d'un échantillon de salive.

Des chercheurs du University College de Los Angeles affirment avoir développé un test génétique susceptible de prédire l’orientation sexuelle à partir de la salive. Il a été utilisé avec succès sur des jumeaux de sexe masculin dans 67 % des 47 cas étudiés, selon l’équipe.

Un des chercheurs, inquiets des implications éthiques de cette recherche, a décidé de se retirer du projet. Lui-même gai, Tuck C. Ngun s’est déclaré très mal à l’aise: « Je me suis toujours demandé pourquoi je suis comme je suis. Mais une fois que l’on a cette information, on ne contrôle plus comment elle est utilisée ou propagée. » Le jeune postdoctorant estime que ces découvertes pourraient mener, à terme, à des tests eugénistes sur le foetus. Toutefois, il a aussi exprimé des doutes scientifiques sur les résultats de l’étude, basée sur le processus de méthylation de l’ADN, périlleux à interpréter.

L’étude californienne s’inscrit dans les recherches actuelles sur une séquence de marqueurs génétiques découverts chez des frères qui développent une orientation homosexuelle, note le site britannique Gay Star News, citant « The New Scientist ».