Colorado

Un homme transformait des mineurs rencontrés sur Grindr en esclaves sexuels

L'agence AFP
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Un Américain de 48 ans a été mis en examen pour avoir abusé de jeunes hommes vulnérables rencontrés sur Grindr. Il asservissait sexuellement ses victimes dans sa maison d'Aurora, dans le Colorado.

Un ingénieur du Colorado est accusé d'avoir réduit en esclaves sexuels et contaminé des garçons et de jeunes hommes rencontrés sur le site de rencontres Grindr.

Sean Crumpler, 48 ans, fait face à une douzaine de chefs d'accusation liés à la traite sexuelle et à la transmission volontaire du VIH.

Cet ingénieur reconnu draguait de jeunes hommes en difficultés, souvent des fugueurs, via l'application de rencontres. Il les gardait à son domicile comme esclaves sexuels en contrepartie de l'hébergement qu'il leur offrait.

Pour mieux parvenir à ses fins, le prédateur droguait ses victimes et les marquait avec un tatouage spécial indiquant qu'elles étaient sa propriété personnelle.

Elles vivaient dans une atmosphère en permanence sexualisée par la diffusion de films pornographiques. 

« Ces jeunes ne se rendaient pas compte qu'ils étaient victimes. Ils pensaient que leur agresseur était là pour les aider. Ils obtenaient ce qu'ils voulaient et n'avaient pas à travailler ou trouver un emploi ou de participer à la société normale », a témoigné un proche de l'enquête.

Les services de police de la ville d'Aurora et le FBI ont indiqué que jusqu'à une douzaine hommes âgés de 16 à 21 vivaient au domicile de Sean Crumpler en échange de relations sexuelles.

Circonstance aggravante, Crumpler était séropositif et ne se protégeait volontairement pas lors des relations sexuelles qu'il avait avec ses victimes.

C'est un signalement du NCMEC, un centre chargé d'enquêter sur les disparitions d'enfants, qui a permis de découvrir cette affaire.

C'est grâce à un mineur qui postait sur Instagram des photos de lui dans un état second que le FBI est parvenu à trouver la trace de Sean Crumpler. 

En attendant son procès, qui se tiendra le 2 novembre, il a été libéré après avoir versé une caution de 100 000 dollars.