Du 6 février au 5 septembre

L'expo événement «Pompeii»

André-Constantin Passiour
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Pompeii

Pompéi et Herculanum sont maintenant synonyme de beauté, d’extase et de grandeur artistique préservée par le temps. Mais elles signifient, également, un terrible drame humain lorsque des milliers de personnes sont décédées suite à l’éruption du volcan Vésuve qui a détruit complètement ces villes, en l’an 79 après J.-C., et les a ensevelies sous des tonnes de cendre et de roc.

Pour la première fois à Montréal, une exposition sera consacrée à Pompéi et Herculanum. Après ce désastre, elles vont tomber totalement dans l’oubli durant plus de quinze siècles. «Leur découverte au 18e siècle, dans un état de conservation remarquable, influença profondément les arts de l’Europe entière, du néoclassicisme au romantisme», peut-on lire dans le communiqué du Musée des beaux-arts de Montréal. Statues de bronze et de marbre, mosaï-ques, fresques, arts décoratifs et objets de la vie quotidienne, en tout, on pourra y voir plus de 200 artéfacts archéologiques.
 
«Cette exposition offre un aperçu extraordinaire de la vie de cette ville de l’Empire romain, jadis prospère, faisant la lumière sur les coutumes locales et religieuses ainsi que sur la vie quotidienne de ses habitants, leur alimentation, leurs sports, leurs maisons. L’exposition explore trois thèmes principaux : la vie publique, la vie privée et l’aspect scientifique et humain de l’éruption volcanique, avec les émouvants moulage de victimes figées pour l’éternité.» 
 
Mais ce n’est pas tout, en complément à l’exposition Pompeii, le musée nous propose aussi, du 12 janvier au 26 juin, Le retour à l’antique : de la Renaissance au néoclassicisme, en France et en Italie. Il s’agit d’une sélection d’œuvres graphiques tirées de la collection du Musée et acquise au cours de la dernière année. Cette exposition inclut «des œuvres de maîtres français tels que Francis Boucher, Jean-Baptiste Greuze et Anne-Louis Girodet ainsi que de plusieurs artistes italiens ; certains sont exposés pour la première fois», poursuit-on dans le programme du Musée. La découverte des villes de Pompéi et Herculanum vont ainsi inspirer des artistes du 16e siècle au 19e siècle : les gravures de Marcantonio Raimondi d’après les dessins de Raphaël jusqu’aux spectaculaires eaux-fortes réalisées aux 18e siècle par Giovanni Battista Pinanesi qui exaltent les vestiges toujours visibles de la Rome antique, en passant par les illustrations produites au début du 19e siècle d’après des dessins d’Anne-Louis Girodet… 
 
Au Musée des beaux-arts de Montréal, 1379, rue Sherbrooke Ouest.